UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
Le gouvernement ne cache pas sa volonté de privatiser La Poste. Comme pour les précédentes privatisations, ils
nous parlent « d’ouverture du capital », espérant sans doute nous endormir : mais les trop nombreux exemples
passés (France Télécom, Air France, Autoroutes, ...) montrent que tout cela c’est la même chose.
Une transformation de l’Etablissement Public Industriel et Commercial en société anonyme, quelle que soit la
part du capital détenue par l’Etat, accentuerait une logique exclusivement financière, incompatible avec le
service public.
La Poste privatisée, c’est par exemple :
La fermeture de nombreux bureaux de poste.
Pas d’accès aux services bancaires et
financiers pour les plus démuni-e-s.
La distribution du courrier qui ne sera plus
assurée 6 jours sur 7.
La population a besoin de
bureaux de poste, de
facteurs/trices.
Les actionnaires ne veulent
que rentabilité financière et
dividendes en hausse.
Bien sûr, le fonctionnement de
La Poste reste à améliorer :
Files d’attente interminables.
Renforcement du « commercial » au
détriment du service au public.
Bureaux fermés, tournées de
facteurs/trices supprimées faute
d’effectifs.
Salarié-e-s de La Poste ou d’ailleurs,
nous avons tous des idées sur les
améliorations à apporter au service
public postal : organisons des comités
locaux pour en débattre, pour faire
connaitre nos propositions !
40% des salarié-e-s de La
Poste sont déjà sous contrat de
droit privé : les postier-e-s ne
feront pas grève que pour
garder le statut de
fonctionnaire, mais pour
défendre le service public !
C’est notre affaire à tous :
soutenons les postier-e-s en
grève, participons aux comités
locaux pour l’ouverture d’un
débat public et un référendum
sur le service public postal.
Pour justifier la transformation en « société anonyme », gouvernement et
dirigeants de La Poste évoquent la dette qui limiterait les ambitions de
croissance externe. Cet argument est irrecevable.
D’une part, la charge de la dette n’est pas aussi lourde que certains veulent
le laisser croire. Elle se monte certes à plus de 5 milliards d’euros, mais La
Poste produit tout de même un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros et
réalise un résultat net de 1 milliard d’euros. Il est important de souligner
que plus du tiers de la dette de La Poste est la conséquence d’une
contribution de 2 milliards d’euros au budget de l’Etat en 2006 dans le
cadre du dossier retraite.
D’autre part, ouvrir le capital pour financer des achats à l’étranger n’est
pas une idée nouvelle. C’était déjà l’argument avancé pour justifier le
changement de statut de France Télécom en 1996. Le résultat a été brillant
avec 70 milliards d’euros de dettes en 2001. Si la situation économique de
l’opérateur s’est améliorée depuis, c’est au détriment de son personnel et
du service public.









