L’union syndicale Solidaires organise une réunion publique
le 27 novembre à Paris
Quelle riposte syndicale à leur crise ?
18h30 à la Bourse du travail - rue du château d’eau
Avec la participation de :
Alex Gordon (R.M.T. Grande Bretagne)
Michel Husson (ATTAC)
Djiby Sy (Solidaires - délégué des Sans-Papiers en grève de MAN-BTP)
Angel Bosqued (C.G.T. Espagne)
Annick Coupé (Union syndicale Solidaires)
Faut-il distribuer des centaines de milliards d’argent public pour sauver le capitalisme ?
Depuis un mois, toutes les institutions (Etats, Union Européenne, Banque mondiale, etc.) distribuent les milliards à tour de
bras pour « sauver le système de la crise qu’il traverse ». Les média nous annoncent chaque jour des dizaines ou centaines de
milliards de plus !
Quand vraiment l’obscénité de la situation est trop grosse, on nous explique qu’il s’agit en partie d’argent virtuel. Mais quand
bien même : cet « argent virtuel », on aimerait l’utiliser autrement. Parce que cet « argent virtuel », c’est le même qui paraît-il
manque, lorsqu’ils veulent bloquer nos salaires, accroître la précarité, remettre en cause le droit à la retraite, casser la sécurité
sociale, abandonner les services publics (hôpitaux, éducation, poste, transports, énergie, etc.) !
Après des dizaines d’années de bataille idéologique pour tenter de nous convaincre que la seule réalité possible c’est le
marché, la libre concurrence, les privatisations, ... quand les bénéficiaires du système sont en difficulté, ils redécouvrent les
bienfaits des aides publiques, mais pour leurs seuls intérêts privés.
Privatiser les profits, socialiser les pertes, demeure un principe de base du système économique capitaliste. C’est pour cela
que ces centaines de milliards d’euros ne sont pas utilisés pour lutter contre la faim dans le monde, pour loger celles et ceux
qui survivent sans toit, pour créer des emplois stables, améliorer les conditions de travail ou pour augmenter les salaires.
Ou se poser la question de construire un autre système économique ?
Au contraire, sous prétexte de leur crise, patrons et gouvernement essaient de nous pressurer encore plus ! Nous pouvons
refuser : exigeons une autre répartition de richesses que nous produisons.
Par notre travail, nous contribuons tous à la richesse collective. Le système actuel est organisé pour que quelques uns
s’accaparent la majeure partie du profit permis par le travail de tous.
Les bas salaires, le chômage, la misère des retraites, etc. ne sont pas une fatalité mais la conséquence de choix de société. C’est
cela qu’il faut remettre en cause : dans les entreprises, dans les quartiers, discutons ensemble des revendications dont nous
devons exiger satisfaction, et aussi de l’organisation même du travail, des services collectifs, etc.
C’est leur système qui est en crise, et ils veulent nous le faire payer !
Rendez nous nos milliards !
Pas de licenciement, de chômage technique, de blocage des salaires : utilisons ainsi les milliards accumulés depuis des années,
au lieu de les donner aux banques et actionnaires.
Les syndicats de
l’Union syndicale
Solidaires regrettent la
très grande timidité du
mouvement syndical
face à cette situation.
Répondre aux attaques
est nécessaire, mais
maintenant il faut
aussi prendre
l’offensive !
L’Union syndicale Solidaires
Soutient toutes celles et tout ceux qui luttent dans leurs secteurs professionnels
(industrie, commerce, sans-papiers, cheminots, postiers, enseignants, hospitaliers, ... les
grèves et manifestations sont nombreuses).
Travaille à unifier ces luttes : ensemble, nous sommes plus forts.
Appelle les militants syndicaux de toutes les organisations à débattre ensemble, à
décider d’actions à la hauteur des enjeux.
Regrette qu’à ce jour la plupart des organisations refuse toute action interprofessionnelle,
et que la seule initiative prise soit une « semaine de mobilisation avec un temps fort le 26
novembre ». Nous ne négligeons aucune chance de construire l’action interprofessionnelle
qui est indispensable pour gagner ; c’est pourquoi nous avons indiqué à la CGT notre
accord pour y travailler ensemble.
Nous avons besoin d’un syndicalisme offensif,
construisons-le ensemble !

