La construction européenne est marquée par le libéralisme
Son seul objectif est la généralisation de la concurrence et l’ouverture générale des marchés
Les conséquences sont connues : destruction des services publics, mise en concurrence des salariés, délocalisations,
casse des droits sociaux, augmentation de la précarité, du
chômage et de la pauvreté
La Constitution aggravera cette situation
La mobilisation au niveau européen est indispensable
Suite au Forum social européen de Londres, les mouvements sociaux ont lancé un appel à une manifestation européenne le 19 mars contre la guerre, le racisme et le libéralisme,
contre les privatisations, la directive Bolkestein... pour une Europe des droits et de la solidarité entre les peuples.
Les Chefs d’Etat et de gouvernement
européens se réunissent à Bruxelles les
22 et 23 mars pour faire une évaluation
du processus de Lisbonne. C’est là
qu’ont été décidées les grandes orientations
des politiques d’emploi. Leur
objectif est de faire de l’économie européenne
l’économie la plus compétitive
du monde. Les conséquences sont
connues : mise en concurrence des salariés,
chantage aux délocalisations, précarisation,
remise en cause des systèmes
de retraite et d’indemnisation du chômag
e . Les principes de solidarité sont remplacés
par des systèmes de protection
sociale de plus en plus individualisés.
Aucune harmonisation sociale n’est prévue
: elle est même formellement interdite
dans le projet de Constitution.
Exemple de cette politique : la directive
Bolkestein vise à instaurer « le principe
du pays d’origine » pour les entreprises
de services. En clair : n’importe quelle
entreprise européenne de services obtenant
un marché en France ne serait plus
tenue d’appliquer le Code du travail
français, mais celui du pays où est installé
son siège social. C’est le dumping
social généralisé. Ce projet de directive illustre bien
l’Europe qu’ils veulent nous imposer :
une Europe qui favorise les profits, qui
tourne le dos aux droits sociaux, aux services
publics et aux solidarités.
La Constitution consacre les principes du libéralisme comme valeur
fondatrice de l’Union Européenne. C’est parce que nous refusons une
Europe qui se réduise à un marché unique, où la concurrence et le profit sont les seuls moteurs de sa construction, que l’Union syndicale
Solidaires s’est prononcée contre ce projet de Constitution.
Au contraire, nous avons besoin d’une Europe qui garantisse des droits
sociaux de haut niveau, une Europe au service de ses habitants et non
pas des multinationales. C’est sur ces bases que nous manifesterons à
Bruxelles le 19 mars avec tous les mouvements sociaux européens.
le lundi 7 mars 2005
P.S. :
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