UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
Communiqué
Plus de 90 000 chômeurs de plus au mois de janvier, chiffre jamais atteint en un mois.
Ce chiffre intervient après un mois de décembre qui a vu près de 46 000 chômeurs supplémentaires
et 64 000 au mois de novembre. Cela n’a pas l’air d’émouvoir particulièrement
le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, qui déclare tranquillement que
les chiffres du chômage vont s’envoler pendant quelques mois. De plus, le personnel de
la nouvelle entité Pôle Emploi va voir ses conditions de travail dégradées, faute d’augmentation
des moyens pour remplir sa mission de service public.
Face à la récession qui s’installe, les entreprises licencient à tour de bras pour maintenir
leur taux de profit et continuer à verser des dividendes juteux à leurs actionnaires. Ainsi
les entreprises du CAC 40 ont versé 54 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2008.
Le gouvernement se contente d’accompagner cette situation par des mesurettes et attend
des miracles d’un plan de relance qui ne relancera rien, car il combine des cadeaux sans
contrepartie au patronat et une erreur de diagnostic sur la nature de la crise.
Pour l’Union syndicale Solidaires, ce n’est pas aux salariés de payer une crise dont il ne
sont absolument pas responsables. Des mesures d’urgence doivent être prises visant à
protéger toutes celles et tous ceux qui subissent la crise de plein fouet : interdire les
licenciements dans les entreprises qui font des profits et indemniser à 100 % le chômage
partiel ; instaurer un statut du salarié, financé par une nouvelle cotisation sociale
patronale, qui garantisse la continuité de la rémunération ; encadrer les loyers et interdire
les expulsions de logements ; augmenter le SMIC et les minima sociaux à 1 500
euros ; augmenter les salaires de 300 euros ; assurer effectivement l’accès aux soins pour
toutes et tous ; arrêter toutes les suppressions d’emplois dans la fonction publique.
Au-delà, s’attaquer à la crise suppose une remise en question radicale de la logique du
profit imposée par le capitalisme. Il faut mettre en oeuvre une autre dynamique économique
et sociale basée sur la satisfaction des besoins sociaux, la réduction des inégalités
et la mise en oeuvre des impératifs écologiques. C’est par les mobilisations qu’elle sera
imposée. C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires appelle, avec toutes les organisations
syndicales, à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 19 mars.
Le 26 février 2009









