La récession s’installe et les licenciements se multiplient dans les entreprises.
Tout à leur
objectif de maintenir leurs profits et de verser des dividendes à leurs actionnaires, les
patrons licencient à tout va. Les salariés jouent le rôle de variable d’ajustement de l’activité
des entreprises. Il n’est guère étonnant, dans cette situation, que les conflits se multiplient.
Alors que les employeurs refusent réellement de négocier, que des propositions
dérisoires leur sont faites, des salariés se donnent à juste titre les moyens de faire plier
un patronat arrogant. La vraie violence est celle que subissent les millions de salariés
confrontés à une crise dont ils ne sont nullement responsables.
Si le patronat porte une grande responsabilité dans la situation actuelle, celle du gouvernement
n’est pas moindre. Non seulement, comme prévu, son plan de relance ne relancera
rien, mais le gouvernement couvre l’attitude du patronat et accepte la logique du
profit qui consiste à sacrifier les salariés sur l’autel des revenus des actionnaires. Le gouvernement
ne peut s’en prendre qu’à lui-même si le désespoir des salariés s’exprime
durement.
Pour l’Union syndicale Solidaires, il faut une réponse globale au problème des
licenciements. L’Union syndicale Solidaires propose l’interdiction des licenciements
dans les entreprises qui font des profits et l’instauration d’un statut du salarié qui permette
la continuité de la rémunération et de la protection sociale en cas de perte d’emploi.
L’Union syndicale Solidaires exige que le gouvernement ouvre immédiatement une
négociation interprofessionnelle sur la question des licenciements.
Des luttes se déroulent aujourd’hui dans de nombreuses entreprises. Elles sont le signe
d’une montée de la colère et de l’exaspération de beaucoup salariés. Ces luttes ne doivent
pas rester isolées. Les salariés de ces entreprises en lutte doivent pouvoir se coordonner
et se rencontrer au plan national afin de donner plus de poids à leurs actions.
Le 1er mai est appelé par toutes les organisations syndicales. Il faut faire de cette échéance
une nouvelle journée de manifestations massives contre l’attitude du patronat et la
politique du gouvernement. Après le 29 janvier et le 19 mars, il s’agit de prolonger et
d’amplifier le rapport de forces que les salariés, les chômeurs, les précaires doivent créer
tous ensemble.
Au-delà, c’est la grève générale interprofessionnelle qu’il faut mettre en
perspective afin d’imposer un véritable changement de cap.
Le 22 avril 2009





