LE PREMIER MARS 2010 :
AGISSONS EN CESSANT DE CONSOMMER ET/OU DE TRAVAILLER.
À Nice, Marseille, Villeneuve sur Lot, Lille, Rennes, Nantes, Amiens, Orléans
devant l’Hôtel de Ville
À Paris, Place de l’Hôtel de Ville de Paris – 75004 – M° Hôtel de Ville
À Lyon, Place des Terreaux - 69001 Lyon – M° Hôtel de Ville
À Reims, Fontaine de la Solidarité Place d’Erlon
À Verdun, devant le Monument de la Victoire
À St Etienne, Place de l’Hôtel de Ville,
À Toulouse, Place du Capitole
Communiqué CFDT, FSU, Solidaires, Syndicat de la Magistrature, UNSA
Le 24 février 2010
Le collectif « la journée sans immigrés, 24 heures sans nous » souhaite donner une visibilité
de l’apport de l’immigration en France par l’organisation le 1er mars 2010 d’une « journée
sans immigrés ».
Nos organisations accueillent positivement cette initiative symbolique qui doit contribuer à
une reconnaissance juste du fait migratoire et à la décrispation de la situation.
Après avoir critiqué la mise en place d’un ministère qui rattache l’identité nationale aux
politiques d’immigration ;
à un moment où la place de l’immigration est questionnée et montrée du doigt à travers le
« débat sur l’identité nationale » ;
dans un monde du travail où les discriminations perdurent et où la situation des travailleurs
sans papiers est de plus en plus préoccupante ;
Nos organisations estiment qu’il faut mettre fin à l’instrumentalisation des politiques
d’immigration, d’intégration et d’accès à la nationalité et ouvrir un débat serein, responsable
et garant des droits fondamentaux dans l’égalité, la justice et la solidarité.
http://www.lajourneesansimmigres.org/fr/
Manifeste du collectif "La journée sans immigrés"
FAISONS DU 1ER MARS UNE JOURNEE HISTORIQUE
Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants.
Rappelons qu’un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l’instrumentalisation politique.
Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il nous appartient de les mettre en valeur.
Les immigrés et descendants d’immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui, puisqu’il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.
Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le « code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile » (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration, en d’autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.
Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !
LE 1ER MARS 2010 : AGISSONS EN CESSANT DE CONSOMMER ET/OU DE TRAVAILLER.
Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…
POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE, NOUS DECIDONS DE NE PAS PARTICIPER A LA VIE DE LA CITE. PAR CETTE ABSENCE, NOUS VOULONS MARQUER LA NECESSITE DE NOTRE PRESENCE.





