Boycott du Conseil supérieur de la Fonction publique d’Etat du 21 mars


Tract Solidaires Fp et Communiqué intersyndical
documents joints
tract solidaires
document PDF - 1009.9 ko

communiqué intersyndical
document PDF - 201.1 ko








TRACT SOLIDAIRES



Les raisons d’un boycott

Les organisations syndicales de la Fonction publique ont boycotté le premier Conseil supérieur de la Fonction publique d’Etat dans sa nouvelle configuration issue des élections professionnelles d’octobre 2011.

Solidaires Fonction Publique, après consultation de l’ensemble de ses organisations, avait le mandat de boycotter l’ensemble des réunions (Conseil supérieur, Conseil commun, commissions statutaires).

Pourquoi une telle décision ?

La cadence avec laquelle les représentants du personnel sont convoqués (pas moins de trois Conseils supérieurs de la Fonction publique de l’Etat et un Conseil commun en un mois auxquels il faut rajouter les commissions textes et statutaires) n’est pas compatible avec ce que nous pensons d’un véritable dialogue social.

Il est clair que le ministre veut « boucler » tous ses dossiers avant les échéances électorales qui approchent. On peut se demander pourquoi ?

Ce rythme infernal, ne nous permet pas, vous vous en doutez d’aborder sereinement et démocratiquement l’ensemble des sujets. Il crée des conditions de travail difficilement compatibles avec notre volonté d’exercer pleinement notre rôle de représentants du personnel.

Comment décrypter tous les textes ?

Comment vous consulter en amont pour recueillir vos analyses et vos avis ?

Comment préparer des amendements sur l’ensemble des sujets ?

Non, cette accumulation excessive n’illustre pas le respect que le Ministre doit aux agents et à leurs représentants.

Ses priorités ne sont pas les vôtres !
- Pas de débat sur les emplois.
- Rien sur les rémunérations et les qualifications. Paris le 21 mars 2012

Mais
- Extension de la PFR aux catégories C.
- Contingentement du 8ème échelon du C administratif.
- Sous grade de A pour les infirmier-es de l’Etat.
- Le NES B pour les assistants sociaux au lieu du A.
- Mise en place de l’entretien évaluation à l’éducation nationale contre l’avis des personnels.
- Une action sociale au rabais.

Bref, rien qui se traduise par des avancées significatives pour l’ensemble des agents de la Fonction publique.

Le Ministre, courroucé, nous a accusé d’entrer en « campagne » et nous a fait le coup des mauvais syndicats opposés aux vrais fonctionnaires !

Pour Solidaires Fonction Publique, un dialogue social rénové signifie un lieu d’échanges et d’écoute. Un lieu où la parole des représentants élus des personnels est prise en compte pas uniquement par politesse, mais parce qu’elle est légitime et porteuse d’espoir pour vous, les milliers d’agents que nous représentons.

Trop souvent les instances paritaires ont été considérées par le pouvoir politique comme de simples chambres d’enregistrement.

A Solidaires, nous considérons que ce temps doit être révolu. Nous souhaitons que ce nouveau Conseil supérieur devienne un véritable espace de dialogue, de négociations, qui prennent véritablement en compte vos intérêts.

Trop d’amendements ou propositions faites par les représentants des personnels, aussi légitimes soient-ils, sont régulièrement balayés d’un revers de main par le Ministre ou ses représentants. Les discussions, à sens unique, donnent une image négative de ces instances et confortent le sentiment de mépris perçu par les personnels.

Non décidemment, les priorités du Ministre ne sont pas les vôtres, ne sont pas les nôtres.

Nous ne voulons plus de cette parodie de dialogue social !

Solidaires Fonction Publique attend très clairement un changement de pratiques de la part du Ministre au regard des attentes justifiées des agents qui servent le service public.

C’est pourquoi, tant que les préoccupations légitimes des personnels ne seront pas prises en compte par le Ministre, Solidaires Fonction Publique maintiendra sa position de boycott.


COMMUNIQUE INTERSYNDICAL





Les organisations syndicales de la Fonction publique (CFDT – CFTC – CGT – FO – FSU – SOLIDAIRES – UNSA) ont refusé de participer au Conseil Supérieur de la Fonction Publique de l’Etat (CSFPE) convoqué ce jour 21 mars.

Le refus de siéger a été motivé dans une déclaration lue au ministre :

« Monsieur le Ministre,

Vous avez choisi de poursuivre le rythme effréné de passage en force d’un certain nombre de textes (plus de dix réunions d’instances convoquées en moins de trois semaines, des sujets à l’ordre du jour qui ne correspondent pas aux attentes des personnels, telle l’extension de la rémunération au mérite pour les agents de catégorie C).

Parallèlement, vous refusez d’avancer sur des textes fondamentaux et indispensables au dialogue social.

Ainsi, vous n’avez pas répondu à notre demande du 15 mars concernant le retrait de l’ordre du jour de la question des personnels sociaux afin de se donner les moyens d’ouvrir une négociation.

En conséquence, nous tenons à vous faire part de notre désaccord sur le dialogue social tel que vous nous l’imposez.

Les organisations syndicales sont prêtes à s’engager et à travailler dans le cadre d’un dialogue social respectueux, rénové et renforcé, comme nous en avons fait preuve à plusieurs reprises.

A contrario, elles ne sauraient cautionner ce qui s’apparente aujourd’hui à une parodie et vous demandent d’entendre les sujets prioritaires pour les agents et leurs représentants : requalification des corps d’infirmières et infirmiers de l’Etat, extension de l’action sociale à l’ensemble des agents publics de l’Etat.

Pour ces seules raisons, nous ne siégerons pas au CSFPE de ce jour. »

Fait à Paris, le 21 mars 2012



rédaction en haut menu rapide