SOLIDAIRES

Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Accueil > inFORMER LES SALARIÉ-ES > CONCOURS

CONCOURS

mardi 28 juillet 2015

Les concours de la fonction publique ont une valeur républicaine, puisqu’ils doivent permettre l’égale admissibilité des citoyens aux emplois publics. C’est la mise en œuvre de l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, qui dispose que “Tous les citoyens [étant égaux aux yeux de la loi] sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents”.
Les concours de la fonction publique constituent des opérations de sélection effectuées parmi des candidats, en vue de l’attribution de places dont le nombre est limité. Les concours sont donc totalement différents des examens, où l’on ne juge que le niveau de connaissances.
Les concours de la fonction publique constituent aussi, pour les lauréats, un acte de recrutement définitif ou une simple première étape. Dans les versants de l’Etat et de l’hospitalière, tout candidat reçu a la certitude d’obtenir un poste qui lui sera attribué, le plus souvent, en fonction de son rang de classement. Dans le versant de la territoriale, le concours débouche simplement sur l’établissement d’une liste d’aptitude à occuper des postes auxquels le candidat devra postuler pour être éventuellement recruté. Réussir un concours dans la FPT, hors Ville de Paris, ne signifie donc pas automatiquement obtenir un emploi (voir reçus-collés).
Il existe trois grands types de concours :
- les concours externes, qui s’adressent à tout candidat remplissant les conditions pour se présenter au concours qui l’intéresse. Ils sont généralement ouverts aux titulaires de certains titres ou diplômes. Toutefois, quelques concours de catégorie C n’exigent aucune condition de diplôme ;
- les concours internes, qui s’adressent à des candidats ayant déjà la qualité de fonctionnaire ou d’agent public et justifiant d’une expérience professionnelle ou d’une durée de service particulière dans l’administration. Ces concours permettent aux fonctionnaires titulaires d’accéder à des fonctions et à un emploi d’un niveau supérieur, à une échelle de rémunération plus élevée et à de nouvelles possibilités de carrière.
Les fonctionnaires promus dans un nouveau corps ou cadre d’emplois peuvent être soumis dans ce nouveau corps ou cadre d’emplois à une période de stage.
Les conditions précises sont fixées par les statuts particuliers de chaque corps ;
- les “3e concours”, apparus ces dernières années, sont accessibles aux candidats ayant acquis une expérience dans l’exercice soit d’une activité professionnelle de droit privé (salarié d’une entreprise publique ou privée, indépendant, agent avec un contrat emploi-jeune n’ayant pas le statut d’agent public), soit d’un mandat d’élu local, soit d’une activité associative (salarié ou responsable bénévole).
Attention : à la différence des versants de l’Etat et de l’hospitalière, la réussite à un concours de la territoriale n’est pas suivie d’une affectation automatique sur un poste (sauf à la Ville de Paris).
Cette différence se caractérise par une liberté de choix et de recrutement laissée aux employeurs (les collectivités territoriales). C’est ce que l’on nomme « la libre administration des collectivités territoriales ». Les employeurs territoriaux n’ont pas d’obligation d’embauche. Un lauréat peut également choisir son employeur soit en fonction du poste proposé soit en fonction de son implantation géographique.
Tout lauréat de concours de la territoriale est inscrit d’office sur une liste « d’aptitude » valable un an et renouvelable deux fois, à la demande du lauréat. A l’issue de ces trois ans, si le lauréat n’a toujours pas été recruté, il perd le bénéfice du concours. Il est alors un « reçu-collé ».
En juin 2012, un rapport de l’IGA (Inspection générale de l’administration) chargée de plancher sur ce sujet des reçus-collés a préconisé 22 recommandations dont notamment une plus grande implication des centre de gestion dans l’accompagnement des lauréats des concours et la mise en place d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) au sein des collectivités territoriales.