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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Actualités

C’est tous-tes ensemble qu’on va gagner ! (notre rubrique sur la mobilisation en cours)

Le gouvernement doit prendre en compte la période en stoppant toutes les réformes prévues, et en répondant aux revendications de justice sociale, fiscale et écologique.

Mais nous n’avons aucune illusion sur les réponses d’un Macron "illégitimé" et Solidaires met à disposition son outil syndical (préavis de grève dans la fonction publique, appel à la grève dans le secteur privé) pour amplifier le rapport de forces.

Soyons massivement dans les rues et en grève pour les prochains actes

Le ministre de l’Intérieur est un menteur


Communiqué de l’Union syndicale Solidaires suite à la manifestation parisienne du 1er mai.

La manifestation parisienne du 1er mai a été une nouvelle fois l’occasion pour les « forces de l’ordre » de réprimer violemment ceux et celles venu-es réclamer une autre politique sociale, fiscale et écologique. Nous assurons l’ensemble des blessé-es de notre solidarité. La mise en scène pendant plusieurs jours sur la prétendue dangerosité de cette manifestation par les services de l’intérieur et le Ministre lui-même, relayés largement, ont tenté de décourager les manifestant-es. Cette manifestation a été un succès de participation portant des revendications justes et légitimes. Il s’agit ici de rétablir certaines vérités.

Lorsque que le ministre de l’Intérieur déclare que tout a été fait pour que les organisations syndicales puissent manifester sereinement, il ment ! Avant même le début de la manifestation, des militant-es de l’Union syndicale Solidaires, clairement identifié-es , ont été victimes d’insultes lors des « contrôles préventifs », se sont fait confisquer du matériel inoffensif (sérum physiologique, foulard ou même des gants), y compris lorsqu’ils/elles expliquaient qu’ils étaient chargé-es de la protection du cortège syndical.

Lorsque le ministre de l’intérieur déclare que les organisations syndicales n’ont pas été pris pour cibles par les « forces de l’ordre », il ment ! Notre cortège, clairement identifié, a été la cible de grenades de désencerclement et lacrymogènes ! Le carré de tête syndical unitaire, facilement reconnaissable, a aussi été victime de tirs ciblés de grenades lacrymogènes et même de jets de canon à eau, obligeant à exfiltrer notre porte-parole national tellement l’air était irrespirable.. alors que tout était calme aux alentours.

Lorsque le ministre de l’Intérieur essaie de faire diversion en parlant d’une « attaque de Blacks blocks contre la Pitié Salpêtrière, il ment ! Si des manifestant-es sont bien rentré-es dans l’hôpital, ce n’était évidemment pas pour l’attaquer, mais pour tenter d’échapper aux violentes charges policières, comme ont pu le constater des personnels présent-es sur place.

Nous avons évidemment des témoignages et des vidéos qui montrent que les propos du ministre de l’intérieur sont des mensonges. Nous les avons à disposition de celles et ceux qui le souhaitent.

Un grand débat qui se conclut par… toujours plus de Macronisme !


Communiqué suite à la conférence de presse d’E Macron du 25 avril.

Au moins sur ce point Emmanuel Macron a été clair : c’est sa vision et sa politique qualifiée « d’aspiration profonde de tout le pays » qui va primer.

A l’entendre les gilets jaunes et la colère sociale qui s’est exprimée depuis 6 mois, l’auraient changé profondément (on n’a pas vu en quoi)… mais visiblement pas son obstination d’appliquer des mesures ultra-libérales, qui étaient déjà en grande partie prévues dans son programme :

Augmentation de la durée de cotisation pour les retraites, les maisons de services au public qui vont se multiplier à la place des services publics, une baisse de l’Impôt sur le revenu, mais financée par le « travailler plus » et/ou la baisse des dépenses publiques...
Emmanuel Macron a beau pointer certains enjeux fondamentaux, comme la dépendance, la présence des services publics sur le territoire, les réponses restent évasives, notamment sur un éventuel revirement de sa part des suppressions de 120.000 fonctionnaires prévues, sur le gel des fermetures d’écoles et d’hôpitaux renvoyé à la responsabilité des maires, tandis qu’il valide implicitement les projets de réforme de la fonction publique et de l’Education.

Rien sur l’augmentation du SMIC, sur le rétablissement de l’ISF ou une réelle lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. On repassera donc plus tard pour la justice sociale et fiscale !

Et sur les questions environnementales ? c’est le vide abyssal sur le fond malgré les mobilisations de plus en plus massives… et la création « d’un conseil de défense écologique » aux accents militaires ne convainc en rien.

Le logiciel ne change donc pas : méritocratie assumée, « travailler plus », et prend même des airs inquiétants autour des thèmes « travail, famille, patrie » qui renvoient à une époque qu’on voudrait ne pas voir revenir.

Le discours d’Emmanuel Macron sur les thèmes de l’immigration, sur une laïcité qui s’oppose au communautarisme des quartiers a de quoi inquiéter tant il joue sur des amalgames et une ligne qui n’a que peu à envier à l’extrême droite.
Il pointe les abus de l’immigration, et d’emblée un islamisme radical… on est tout aussi songeur sur ce que pourrait être « un patriotisme inclusif » qu’il revendique.

Emmanuel Macron a donc confirmé son cap, revendiquant sa « modernité » et niant les alternatives portées par le mouvement social et les gilets jaunes, alternatives économiques, sociales, et écologiques que porte également Solidaires. Les gilets jaunes ont d’ailleurs dû apprécier la qualification de « gymnastique » de leurs actes des samedi passés...

Notre réponse collective doit à nouveau se traduire par des mobilisations massives dans la rue, dans nos entreprises, et nos services.

Solidaires sera dans la rue le 1er mai prochain, le 9 mai pour la Fonction publique et les services publics et aux côtés de toutes celles et ceux qui aspirent à la justice sociale, fiscale, et écologique.

Macron aux Gilets jaunes : quelques concessions pour que rien ne change

Suite à la publication du contenu de l’allocution télévisée qu’E. Macron devait tenir lundi 15 avril (annulée suite à l’incendie de Notre Dame).

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Fin du grand débat, abracadabra !

Suite à la restitution par E. Philippe des "grands enseignements" du grand débat organisé et balisé par Macron.

Le 8 avril, Edouard Philippe a donc restitué les grands enseignements du grand débat organisé et balisé par Macron. Rappelons en effet que ce dernier avait fait d’emblée de la baisse des impôts le thème majeur de son grand débat, pensant ainsi calmer la colère sociale des gilets jaunes.

Un débat suppose la confrontation d’idées représentant diverses options. Ici tel ne fut évidemment pas le cas, Macron ayant bien pris soin d’écarter au préalable tout idée lui déplaisant. Comme celle de rétablir l’ISF, ou d’augmenter les impôts payés par les plus riches. Sont aussi passés à la trappe, la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux, la remise en cause du CICE ! Et Edouard Philippe de donner sa conclusion issue des thèses classiques du libéralisme, en proposant de baisser « plus vite » les impôts face à l’ « exaspération fiscale ». En clair on peut s’attendre à toujours (beaucoup) plus d’austérité, toujours moins de fonctionnaires, toujours moins de fonction publique et donc de services publics…

Seulement si la population veut « moins d’impôts », ce n’est sans doute pas dans le même sens que celui du gouvernement. Car si pour ce dernier, moins d’impôts signifie supprimer l’ISF et baisser les dépenses publiques, pour les classes populaires, cela signifie plus de justice fiscale, moins d’impôts indirects comme la TVA (idée qui s’est d’ailleurs empressé de réfuter Darmanin) et de taxes sur l’essence. Il s’agit de faire payer les riches, pour financer des services publics accessibles.

Il s’agit aussi de répondre à l’urgence écologique par des politiques adaptées conformes à l’intérêt général. Le gouvernement feint de voir une contradiction entre toutes ces revendications ; en réalité il n’y en a aucune. Une fiscalité adaptée prélevant la richesse là où elle regorge permettrait de financer des services publics indispensables à la population, une véritable protection sociale, l’éradication de la pauvreté et enfin des politiques écologiques indispensables et productrices d’emplois. Voilà qui est au contraire parfaitement cohérent, quand bien même les classes possédantes disposeraient d’un peu moins de revenus.

Réduire les impôts sans augmenter les recettes, cela signifie puiser dans d’autres ressources. Et ainsi paupériser des services publics, réduire des aides sociales indispensables aux plus modestes, supprimer des emplois.... Et provoquer de nouvelles colères ! Une piste : construire partout, dans les entreprises, les administrations, dans la rue, les rapports de force pour faire barrage et renverser ces politiques nuisibles aux biens communs et à la planète.

C’est ce que les mobilisations des gilets jaunes et pour le climat s’évertuent à construire depuis plusieurs mois. La responsabilité du mouvement syndical est de s’y associer et prendre sa part à la construction collective du rapport de force.

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"Loi anti-manifestation" on en veut toujours pas !

2019 04 05 Loi anti manifestation toujours pas

Tract Solidaires pour les 16 et 19 mars

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Pour un printemps climatique et social

Le 15 mars, grève mondiale pour le climat
Le 16 mars, marchons partout en France

LE 15 MARS, GRÈVE MONDIALE POUR LE CLIMAT

Face l’inaction de leur ainé.es, les collégien.nes, lycén.nes et étudiant.es ont lancé un appel à la grève internationale pour le climat vendredi 15 mars. En France, cet appel prend de l’ampleur et a le soutien d’organisations syndicales de lycéen.es, d’étudiant.es et de professeurs et chercheurs dont Solidaires Etudiant.es et Sud Education.

Le ministre de l’éducation a annoncé dans la précipitation, lundi 11mars, la banalisation du vendredi 15 mars, pour organiser dans les lycées et les collèges des débats sur l’environnement. Cette tentative pour désamorcer la mobilisation ne fera pas oublier que ce gouvernement comme les précédents n’ont pas pris la mesure des changements à opérer.

L’Union syndicale Solidaires appelle à soutenir et participer à cette journée d’action.

LE 16 MARS, MARCHE CLIMATIQUE ET SOCIALE

A l’appel de plus de 140 organisations, le 16 mars, nous marcherons ensemble pour exiger un changement de système de production et de consommation afin de limiter le réchauffement global à 1,5°C.

Pour cela, d’autres politiques publiques sont nécessaires qui associent les travailleurs et les travailleuses à la construction d’une société juste, solidaire et écologique qui réponde aux besoins sociaux et préserve les limites de la planète.

C’est dans ce sens que se mobilisent différents mouvements sociaux depuis plusieurs mois et qui visent les politiques désastreuses menées par les gouvernements successifs.

Pourtant, Macron et son gouvernement s’entêtent à appliquer, y compris par la violence, une politique libérale qui ne répond ni aux urgences sociales et ni à l’urgence écologique.

Pour montrer que nous ne nous laisserons plus diviser, nous réaliserons, samedi 16 mars à 15h, un acte commun qui nous unis au-delà de nos différences.

Dans toutes les marches, rassemblements et mobilisations qui auront lieu partout en France, posons un genou à terre pour dénoncer toutes les formes de violence et de répression subies par celles et ceux qui s’engagent pour la justice fiscale, sociale et écologique, pour défendre leurs droits ou pour réclamer des conditions de vie décentes. Dans le même temps unissons nos mains pour marquer notre volonté de ne plus reculer et de faire front ensemble.

Cet #ActeCommun, montrera notre aspiration à un futur désirable où le repli sur soi, la concurrence et la prédation feront place à la coopération, le partage et la solidarité.

A NOUS D’AGIR LE 15 ET LE 16 MARS
POUR LA JUSTICE SOCIALE ET L’URGENCE CLIMATIQUE

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#ActeCommun samedi 16 mars à 15h

Samedi 16 mars à 15h, dans toutes les marches, les rassemblements et mobilisations qui auront lieu partout en France, posons un genou à terre pour dénoncer toutes les formes de violence et de répression subies par celles et ceux qui s’engagent pour la justice fiscale, sociale ou climatique, pour défendre leurs droits ou pour réclamer des conditions de vie décentes. Dans le même temps, unissons nos mains pour marquer notre volonté de ne plus reculer et de faire front ensemble.

Depuis plusieurs mois, notre pays est traversé par de profonds mouvements sociaux. S’ils ont des sources différentes, ils se rejoignent pour pointer les conséquences dramatiques des politiques menées par les gouvernements qui se sont succédés ces dernières années.

Malheureusement, Emmanuel Macron et son gouvernement s’obstinent à appliquer les mêmes recettes qui ne répondent ni aux urgences des fins de mois ni à l’urgence de fin du monde.

Pour montrer à ce gouvernement et à tous ceux qui lui succéderont que nous ne les laisserons plus nous opposer et nous diviser, réalisons un premier acte commun qui nous unisse au delà de nos différences.

Cet #ActeCommun montrera notre aspiration à un futur désirable où le repli sur soi, la concurrence et la prédation feront place à la coopération, le partage et la solidarité.

— 

Une initiative proposée par :
- les organisateurs de la Marche contre le racisme d’État et les violences policières : https://www.facebook.com/events/1492200060916599/
- les organisateurs de la #MarcheDuSiècle : https://ilestencoretemps.fr/16mars/
- des membres des gilets jaunes

… et ouverte à tous !

L’hiver fut chaud, le printemps pourrait bien bouillir !

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Appel intersyndical à une journée d’action, de mobilisations et de grève le 19 mars

Communiqué des organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL, UNLSD.

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Appel unitaire Fonction publique : public-privé, tous ensemble le 19 mars

8 mars, grève des femmes

Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs. Comme chaque année depuis 2014, l’Union syndicale Solidaires est engagée dans la préparation d’un 8 mars de grève des femmes.

Voir notre rubrique spécifique à cette mobilisation

Unitaire = "Macron doit céder aux exigences des gilets jaunes et du mouvement social"

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Posons des actes forts !

Depuis novembre la colère sociale que nous sentions bouillir depuis plusieurs mois s’est répandue dans le pays. Elle porte principalement des exigences de justice sociale et fiscale dans un contexte où les inégalités et l’accaparement des richesses par quelques un-es deviennent tout simplement insupportable à une large majorité de la population.

Cette colère est juste face à une violence sociale qui plonge beaucoup dans une immense précarité. Elle est juste face à un débat confisqué depuis de trop nombreuses années par les néolibéraux de toutes chapelles. La réponse ne peut pas être la violence des forces de maintien de l’ordre qui a déjà fait de trop nombreux mutilé-es et blessé-es. La réponse ne peut pas être non plus de tenter de noyer le poisson dans un faux débat qui pose en postulat de ne rien changer à l’ordre économique actuel. La réponse n’est pas plus dans le rejet de l’autre, le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’exclusion.

La responsabilité du mouvement syndical est importante et il se doit de poser des actes forts. Depuis plusieurs mois, Solidaires propose aux autres organisations de s’unir sur des bases revendicatives fortes et de construire une grève générale reconductible pour peser dans le rapport de force et arracher des augmentations de salaire et des droits sociaux. Même si l’union reste difficile nous ne souhaitons ni tomber dans la posture, ni renoncer à la construire.

Nous essayons dans le même temps dans nos services, dans nos entreprises, avec les forces du mouvement social de construire la grève et amplifier ainsi les mobilisations et le blocage de l’économie. Dans le même temps, depuis plusieurs semaines, dans de nombreux endroits, nous participons aux actes proposés par les gilets jaunes qui se succèdent chaque samedi et nous manifestons pour tracter, discuter, échanger, lutter ensemble.

Nous appelons à manifester les prochains samedi et à poursuivre la construction des convergences qui sont en cours dans un nombre de plus en plus important de villes entre les gilets jaunes et le mouvement social, comme par exemple à Nantes, Dijon, Poitiers ou Toulouse.

Ces convergences se saisissent aussi ces derniers jours de la date du 5 février posée par la CGT. Pour Solidaires il ne peut s’agir d’une date isolée. Elle doit servir de point d’appui pour être toujours plus nombreuses et nombreux dans les manifestations, sans les opposer et pour amplifier encore le mouvement en débattant ensemble d’une grève générale reconductible.

L’Union syndicale Solidaires est disponible pour travailler avec toutes et tous, dans les lieux de travail, les assemblées et dans la rue.

Soyons massivement dans les rues et en grève pour les prochains actes, le 5 février et les jours qui suivront.

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Empêchons la police de mutiler

Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », plus de 1900 manifestant-es ont été blessé-es par les forces de l’ordre, certaines très gravement : l’usage de grenades de désencerclement et de lanceurs de balles de défense a ainsi causé 158 blessures à la tête, et 18 personnes ont été éborgnées !

Cela n’est pas acceptable et nous demandons à nouveau l’interdiction des Lanceurs de balles de défense et des grenades de désencerclement GLFI4.

Nous ne comptons pas sur d’éventuels « rappels à la déontologie » ou aux « manuels d’utilisation » de ces armes pour que la police cesse de mutiler et change son comportement dans les manifestations ou dans les quartiers populaires.

Face à ces agissements, il faut des actes. C’est pourquoi Solidaires, avec d’autres organisations, a saisi en référé-liberté le Conseil d’État afin qu’il interdise le recours aux LBD lors des prochaines manifestations.

Paris, le 30 janvier 2019

Fonction publique : Préavis de grève février 2019

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Pour info - Appel de la première « Assemblée des assemblées » des Gilets jaunes

Nous relayons pour info "l’appel des Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, réunis les 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy".


CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR LIRE L’APPEL

(Vendredi 18 janvier) - Notre communiqué "Le grand combat"

L’union syndicale Solidaires continue à affirmer son soutien à la mobilisation des Gilets Jaunes et à appeler à rejoindre les manifestations. Les syndicats ont un rôle à tenir, en tant qu’outil au service des travailleurs et travailleuses, mais aussi en tant que porteurs d’un projet d’émancipation sociale et donc de transformation de la société. Comme la majorité des Gilets Jaunes, et ce depuis des années, nous luttons dans les entreprises, les services et dans la rue pour davantage de justice sociale, de justice fiscale, pour des salaires dignes, pour plus d’égalité et d’équité (c’est le sens de notre revendication de rétablissement de l’ISF, par exemple).

Dans cette séquence, dans de nombreuses régions, nous avons mis à disposition des Gilets Jaunes nos outils : nos locaux pour organiser des assemblées générales, pour tirer des tracts... De même, dans de nombreux endroits, nous participons aux manifestations, pour tracter, discuter, échanger et aussi pour ne pas laisser la rue et les mobilisations populaires être instrumentalisées par l’extrême droite. Nous gardons notre ligne sur ce point : pas de compromis possibles avec celle-ci, elle n’est pas la bienvenue dans les mouvements sociaux, bien au contraire. Nous refusons qu’elle ait la moindre chance de diffuser le poison dont est imprégné son discours. Nous essayons dans nos services, dans nos entreprises, avec les forces du mouvement social de construire la grève et amplifier ainsi les mobilisations et le blocage de l’économie.

Les débats questionnant la démocratie et la réalisation de plus de justice sociale continuent donc... sur les ronds points, dans les bourses du travail, dans la rue, sur les réseaux sociaux... Le gouvernement ne réussira pas à capter et détourner cette volonté populaire de se réemparer du politique et du social. Le « Grand débat » se fera sans la plupart les acteurs et actrices de cette mobilisation, il n’usurpera pas leur parole dans une parodie de consultation nationale dont la partition est déjà en grande partie écrite. Cette mobilisation des Gilets Jaunes est inédite, quelle que soit son issue, il y aura un avant et un après Gilets Jaunes.

L’usage massif de la violence par la police ne découragera par les personnes d’exprimer leur colère et leur soif de justice et d’égalité. Le pouvoir doit comprendre, enfin, que cette politique de l’escalade dans la répression (arrestations, violences, usage des armes, du gaz etc) ne fait qu’accentuer la détermination de la plupart des manifestant-e-s et le discréditer chaque jour davantage aux yeux de la population.

Quand des policiers pénètrent à l’intérieur d’un lycée, quand ils tabassent dans la rue sans motif des personnes, quand les condamnations de manifestant-es à de la prison ferme se multiplient, quand le nombre de blessé-es graves ne cesse d’augmenter, qu’un mort à Marseille est à déplorer, alors il est temps de partir et de rendre la démocratie à celles et ceux qui la font, le peuple.
Président, un peu de dignité, enfin !

Gilets Jaunes, Acte X : on continue

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Notre communiqué du 14 janvier suite à la lettre de Macron aux français-es

Macron écrit aux français-es... Pour que rien ne change dans la politique du gouvernement

Pour le « débat national », Macron met une condition : N’accepter aucune forme de violence, en considérant que la France est une nation des plus fraternelles et des plus égalitaires.

Or, l’accroissement des inégalités subies par un nombre toujours plus grand de personnes est une violence chronique, autrement plus grande et au cœur de la crise sociale et écologique.

Macron rappelle sa détermination à mettre en œuvre son projet alors que celui-ci est à l’origine de la crise sociale et démocratique actuelle. Dans ses vœux pour 2019, il a d’ailleurs insisté sur ses prochaines priorités : les retraites, l’assurance chômage…

Les mesures fiscales mises en œuvre privilégient les plus riches et confortent les politiques menées depuis de nombreuses années en direction des grandes entreprises : casse des droits des travailleurs.euses, sanctions accrues contre les chômeur.euses, transfert des cotisations sociales vers le budget de l’Etat, facilité pour distribuer des dividendes aux actionnaires au détriment des salaires…

Quelle crédibilité pouvons-nous dès lors accorder au dispositif du « grand débat » ?

Les préoccupations des français.es sont connues. Il s’agit de répondre par des actes à l’urgence sociale et climatique et non pas de palabrer pendant des mois pour noyer le poisson. Nous ne nous laisserons pas non plus abuser par des débats sur l’immigration ou la laïcité qui visent uniquement à détourner ceux et celles qui travaillent et sont dans la rue depuis plusieurs mois, des questions qu’ils et elles ont soulevées.

Nous avons besoin d’une transformation en profondeur de la société par :

  • L’augmentation des salaires pour un autre partage des richesses : Solidaires revendique un salaire minimum à 1700€ net ainsi que le relèvement des minima sociaux, une augmentation immédiate de 400€ pour tous-tes, aucun revenu en-dessous du seuil de pauvreté.
  • Une réforme fiscale redistributive et tournée vers l’intérêt général ayant pour objectif le financement de la transformation sociale et écologique. Pour cela l’argent ne manque pas : l’évasion et la fraude fiscale, 60 à 100Mds€ par an ; l’ISF et la flat tax, 4mMds € chacun ; CICE et sa transformation, d’un coût de 40 Mds€ en 2019 au profit des entreprises et reversé en majorité aux actionnaires au détriment de l’emploi des salaires…
  • Des services publics, basés sur la proximité, dotés des moyens tant humains que financiers suffisants qui leur permettent de remplir leurs missions au service de la population dans tous les territoires urbains, ruraux comme dans les quartiers populaires. Cela implique bien entendu l’arrêt immédiat des réformes et de toutes les fermetures de services publics.
  • Pour l’égalité des droits pour toutes et tous au travail et dans la société en général.
  • Pour de vraies mesures contre les discriminations, aucun.e travailleur.euse n’est illégal.e, aucun-e travailleur-euse n’est inégal-e.
  • La transition écologique pour une autre société fondée sur le respect de l’environnement et des droits humains. Dans l’immédiat, des mesures fortes et rapides qui s’attaquent au système pollueur pour enclencher la transition écologique.

La mobilisation des gilets jaunes pour plus de justice fiscale, sociale et écologique reste plus que jamais légitime. Le pouvoir en place doit renoncer à sa politique de casse des droits sociaux et de la solidarité.

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Communiqué du 9 janvier 2019 "Manifester en masse pour faire céder le gouvernement"

L’Union syndicale Solidaires appelle à manifester sur l’ensemble du territoire avec ou sans gilet, ce samedi 12 janvier lors de l’acte 9 des gilets jaunes et lors des manifestations des samedis qui suivront.

Solidaires met à disposition cet appel ainsi qu’un préavis pour la fonction publique* afin de permettre, dans le privé comme dans le public, à toutes celles et tous ceux qui travaillent de se mettre en grève en ces occasions.

A un mouvement massif, déterminé et qui ne se satisfait pas de miettes, le gouvernement répond : « grand débat » et répression brutale.

Si le grand débat est hypothétique, la répression est bien là. Depuis de début du mouvement, 5 339 personnes ont déjà été placées en garde à vue. On compte des centaines de manifestant-es blessé-es par les forces de l’ordre qui utilisent toutes les armes à leur disposition (grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement, tirs de flash-ball à hauteur de visage…).

Les annonces de Macron, Phillipe, les prises de paroles des ministres, des député-es et autres soutiens pro gouvernementaux n’ont convaincu personne, le mouvement continue et le gouvernement est affaibli. Les questions de répartition des richesses sont au cœur des revendications.

Nous appelons à manifester pour de vraies victoires à la hauteur de nos exigences : justice sociale, justice fiscale, égalité des droits.

Cela veut dire :

  • être plus nombreux et nombreuses dans les manifestations
  • débattre ensemble de nos revendications et des moyens de les faire avancer
  • agir ensemble dans nos entreprises, nos services, nos administrations pour faire avancer nos salaires, notre pouvoir d’achat.

L’Union syndicale Solidaires est disponible pour travailler à cela avec les gilets jaunes et avec les organisations syndicales qui le souhaiteront, dans les lieux de travail, les assemblées et dans la rue.


* https://solidaires.org/Fonction-publique-Preavis-de-greve-janvier-2019

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Réunion à Matignon pour discuter du « grand débat national » : NOUS N’IRONS PAS !

Le comité national de Solidaires les 9 et 10 janvier a décidé d’appeler à rejoindre les gilets jaunes dans les manifestations sur nos bases revendicatives pour la justice sociale, fiscale, environnementale et l’égalité des droits.

Comme Solidaires l’a déjà exprimé dans plusieurs communiqués, les mesures annoncées par Macron face à cette colère sociale ne sont nettement pas à la hauteur. Dans un même temps, le gouvernement durcit les sanctions à l’encontre des chômeur-euses, et la réforme des retraites s’annonce délétère.

Dans ce contexte, le comité national a décidé que Solidaires ne répondra pas favorablement à la demande de rencontre d’Edouard Philippe ce vendredi à propos du débat national.

Porter nos revendications lors de ces débats pourrait avoir un intérêt si l’on imaginait qu’il pouvait y avoir une écoute. Or on sait qu’il n’y aura aucune inflexion de la politique du gouvernement, puisqu’il pointe par exemple déjà les « solutions » qui en sortiront, telle la possibilité de minimiser la suppression de la taxe d’habitation sans pouvoir discuter du rétablissement de l’ISF.
Et il continue à marteler sa volonté d’accélérer sa politique qui va clairement à l’encontre des droits des salarié-es, des services publics, en favorisant une fiscalité en faveur des plus riches et des grandes entreprises.

Dans un contexte de répressions et de violences policières aggravées envers ceux et celles qui manifestent depuis mi-novembre, nous pensons que la participation à un débat tronqué ne constitue pas la réponse à la colère sociale et n’est pas ce qu’attendent les salarié-es, chômeur-euses, lycéen-nes, étudiant-es mobilisé-es et retraité-es. Ce gouvernement a la responsabilité désormais d’écouter et de répondre concrètement et sans délai aux revendications portées.

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Pouvoir d’achat, stop aux entourloupes... de vrais emplois, de vrais salaires !

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Ce n’est qu’un début

ce n est qu un debut

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VRAI/FAUX sur les impôts, l’économie, la répartition des richesses

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Appel unitaire pour le 15 décembre

Le mouvement des gilets jaunes a mis dans le débat public l’ensemble de la politique sociale et fiscale du gouvernement et des politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies. Il a affirmé avec force le lien entre la question sociale et écologique : la nécessaire transition écologique ne peut se faire sur le dos de la majorité de la population. Ce mouvement est maintenant porteur de revendications concrètes et d’une exigence démocratique fondamentale : ce n’est pas à une petite minorité de privilégiés de décider de l’avenir de toutes et tous.

Malgré la forte mobilisation de ces femmes et hommes déterminé-es et devant faire face à une répression inouïe, Emmanuel Macron maintient le cap sur l’essentiel : une fiscalité injuste qui épargne le capital et les hautes fortunes (suppression de l’ISF, allègement de l’exit tax), la réforme de l’assurance chômage, celle des retraites ainsi que les attaques prévues ou en cours contre la fonction publique, le logement social et les services publics, qui ne pourront qu’amplifier les inégalités sociales et creuser les disparités entre les femmes et les hommes. De plus, Emmanuel Macron essaye de déplacer le débat public des questions sociales vers les questions identitaires puisqu’il a mis l’immigration dans les thèmes prévus pour la concertation. Dans cette situation, la convergence avec le mouvement des gilets jaunes est plus que jamais nécessaire.

Nos organisations soutiennent les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes. Elles appellent à manifester samedi 15 décembre, pour la justice sociale et fiscale, pour une démocratie réelle, pour l’égalité des droits,pour une véritable transition écologique et la solidarité internationale à partir de 10 h devant la gare St Lazare pour rejoindre à partir de 14 h la Place de la République à Paris.

Attac - Solidaires - Fondation Copernic - DAL - CNDF - GDS - Ensemble - Génération-s - LFI - PG - CAC -Mouvement ECOLO - DIEM25 - NPA

Déclaration du Bureau National de l’Union syndicale Solidaires le 13 décembre 2018

L’Union syndicale Solidaires réunie en bureau national :

- rappelle son soutien à la mobilisation des Gilets Jaunes. Solidaires appelle depuis lundi dernier à la grève le vendredi 14 décembre pour le pouvoir d’achat, la justice sociale et fiscale. Nous participerons aux mobilisations du samedi 15 décembre en portant nos revendications.

- maintient que les responsables économiques et politiques de cette situation sont au pouvoir et doivent répondre à l’urgence sociale. Les annonces de lundi sont un enfumage construit sur nos impôts et nos cotisations sociales, donc au final contre les services publics et la protection sociale. Il faut prendre sur les profits, il faut une autre répartition des richesses.

- condamne la violence dont le gouvernement est responsable à l’encontre des manifestant.es, en particulier contre la jeunesse. De même, l’entrave aux droits de manifester, les « arrestations préventives » doivent cesser immédiatement.

- soutient les mobilisations des lycéen.nes et des étudiant.es. Le gouvernement doit revenir sur ParcourSup, les réformes des lycées, le Service National Universel et la hausse des frais d’inscriptions universitaire pour les étranger.es.

- revendique un SMIC à 1700 euros net, une hausse immédiate des salaires de 400 euros, des hausses des pensions et des minima sociaux. Au delà de nos revendications, il est urgent de geler toute fermeture des services publics, mais aussi les réformes chômage/assedics et retraites en cours. Il faut aussi un plan de développement des services publics du transport en commun.

- appelle à participer massivement aux manifestations de la journée internationale des migrant-es, le 18 décembre, meilleur moyen de montrer qu’il n’y a pas de justice sociale sans égalité des droits et que nous ne laisserons pas détourner le conflit social actuel en une discussion autour d’un problème « d’identité » ou d’immigration.

- invite à nouveau les syndicats à saisir l’importance de la situation et à agir  : l’heure est à la construction de la convergence de façon la plus unitaire possible pour engager une rapide transition écologique et faire gagner le progrès social.

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Tract Solidaires "On veut pouvoir vivre"

Les annonces de Macron ne répondent ni à l’urgence sociale ni à l’injustice fiscale ou aux mobilisations des jeunes. Pire encore : une partie de ce qui est dit par le gouvernement sera payé sur nos impôts pendant que les riches s’en sortent tranquillement.

Les annonces de Macron ne répondent ni à l’urgence sociale ni à l’injustice fiscale ou
aux mobilisations des jeunes. Pire encore : une partie de ce qui est dit par le gouvernement sera payé sur nos impôts pendant que les riches s’en sortent tranquillement.

Une part importante de la population ne vit pas bien de son travail pendant qu’une autre partie galère pour en trouver. Ce pays n’a jamais été aussi riche mais une petite minorité récupère la grande majorité du gâteau.

La mobilisation des Gilets Jaunes permet d’ouvrir une brèche, ce qui était vraiment nécessaire, et de remettre en lumière ces questions. Mieux encore : l’action déterminée et les blocages économiques dans toute la France ont permis de montrer que le gouvernement pouvait reculer.

L’Union syndicale Solidaires est un syndicat qui soutient les luttes, qui veut l’égalité et qui veut changer les choses en profondeur, conquérir de nouveaux droits pour toutes et tous, engager rapidement une transition écologique. Nous avons refusé d’aller servir de caution à l’Élysée pour participer à « calmer la colère » alors que se préparaient des annonces sans mesures sociales d’ampleur !

Nous avons appelé à la grève et à rejoindre les Gilets Jaunes car nous nous battons depuis des années pour des hausses des salaires, des pensions et des minimas sociaux. Nous soutenons également les revendications des lycéen.nes et des étudiant.es et des retraité-es et nous nous battons pour tous ceux et celles qui vivent de leur travail.

Nous pensons qu’il faut appuyer le plus possible cette mobilisation, la renforcer. Un vaste mouvement au moment où arrivent les fêtes de fin d’année oblige le gouvernement et les grands patrons à prendre des décisions importantes, à lâcher de vraies choses. Dans ce moment crucial, nous proposons, ce que peut offrir notre outil syndical à tous et toutes celles et ceux qui veulent amplifier le combat jusqu’à la victoire.

Nos revendications sont justes et c’est pour cela qu’elles nous sont commune

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Nos communiqués suite à la déclaration de Macron le 10 décembre

Hausse du SMIC… l’arnaque de Macron

Lors de son intervention télévisée hier soir le Président de la République a annoncé que « le salaire d’un salarié au SMIC augmentera au total de 100 euros par mois, sans qu’il en coûte un euro de plus à l’employeur ».

Cette formulation volontairement trompeuse qui pourrait laissé croire que le montant du SMIC mensuel net allait être revalorisé de 100 euros à partir du 1er janvier 2019 cache une réalité toute autre.

Le SMIC en tant que tel ne bénéficiera d’aucun « coup de pouce » - il sera uniquement revalorisé du montant de la hausse légale automatique déjà prévue (1,8%, soit 20€ environ) - et c’est un resserrement du calendrier de hausse de la prime d’activité (mesure déjà prévue avant les mobilisations actuelles) qui permettra d’atteindre le montant de 100€ annoncé. La prime d’activité est une prestation sociale financée par tous les contribuables (coût zéro pour les entreprises) et elle ne sera revalorisée que de 0,3% en 2019 et 2020...

Rappelons que contrairement aux augmentations de salaire, les montants de ce type de prime, non soumise aux cotisations sociales, ne sont pas pris en compte dans le calcul du niveau de retraite.

Comme sur d’autres aspects que le SMIC, les seules « réponses » de Macron à la souffrance sociale se limitent donc à de la poudre aux yeux et à des miettes.

Constat sans surprise qui confirme si besoin était qu’il faut amplifier et faire converger les mobilisations actuelles pour la justice sociale et fiscale. C’est à quoi notre Union syndicale s’emploie en soutenant les mobilisations de la jeunesse, en appelant à faire du vendredi 14 décembre une journée de grève interprofessionnelle et à rejoindre le samedi 15 décembre les mobilisations des Gilets Jaunes.

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Après les moquettes, le plâtre !
Pas de changement de cap

Emmanuel Macron a fait ses annonces pour tenter de mettre fin à la colère sociale exprimée depuis plusieurs semaines. Mais pas de surprises : quelques mesures sociales, une « augmentation » de 100 euros brut par mois du SMIC qui intègre la hausse légale et déjà annoncée de 1,8 % prévue en janvier et qui sera financé par l’État (donc par le budget la suppression des cotisations patronales !), une prime exceptionnelle au bon vouloir des employeurs, une exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires, et l’annulation de la hausse de la CSG pour 2019 pour les retraité-es qui gagnent moins de 2000 euros.

Ces annonces sont loin de constituer un tournant dans la politique de ce gouvernement. Emmanuel Macron fait semblant d’oublier qu’il a accentué les politiques néolibérales qui avantagent les entreprises et les plus riches, au détriment de l’intérêt général, au détriment des plus précaires, des femmes, chômeur-euses, retraité-es, de la jeunesse.

Aucun tournant majeur n’a été pris, et c’est encore le budget de l’État qui est mis à contribution, tandis qu’aucune contrainte n’est mise sur les entreprises, les grandes fortunes, puisque ni le CICE (40 milliards par an pour les grandes entreprises), ni la suppression de l’ISF, ni de la flat tax et de la baisse de l’impôt sur les sociétés ne sont mis en cause ! La question d’une juste répartition des richesses est totalement évincée.

Rien de global pour les salaires, les pensions ou les minimas sociaux, rien pour les revendications lycéennes, rien pour la transition écologique, rien pour le re-développement des services de proximité ou des transports en commun, rien pour la fonction publique... tandis que la réponse répressive et autoritaire est maintenue avec vigueur. Pire, elle va être accentuée !

L’Union syndicale Solidaires appelle à amplifier et faire converger les mobilisations actuelles pour la justice sociale et fiscale, contre les réformes Blanquer, contre la hausse des frais d’inscriptions universitaires.Le gouvernement et le patronat ne lâcheront rien si nous n’agissons pas ensemble et nous ne mettons pas une pression suffisante.

L’Union syndicale Solidaires soutient les mobilisations de la jeunesse en particulier du 11 et du 13 décembre. Les syndicalistes de Solidaires aideront les lycéens et lycéennes dans leur mobilisation, en particulier pour les protéger au maximum des violences policières.

Nous appelons à faire du vendredi 14 décembre une journée de grève interprofessionnelle, dans le public comme dans le privé. Notre objectif est de proposer au plus possible de salarié-es d’entrer en mobilisation et de faire, partout où c’est possible, des assemblées générales pour décider de leurs modalités d’actions et d’envisager ce qui peut-être fait dans les jours suivant, en particulier avec les Gilets Jaunes.

Solidaires rejoindra samedi 15 décembre les mobilisations des Gilets Jaunes.
Il ne s’agit pas de « s’imposer » ou de « récupérer » mais bien de converger et d’agir ensemble, d’amplifier ce qui existe déjà à de multiples endroits.

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Nos visuels pour les mobilisations des 14 et 15 décembre

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Nos communiqués du 9 décembre

Macron reçoit les "partenaires sociaux" : Solidaires n’ira pas !

A 19h30 dimanche soir, l’Union syndicale Solidaires a reçu une invitation du Président de la République nous conviant « à une réunion avec les forces politiques, territoriales, économiques et sociales en présence du Premier Ministre et des membres du Gouvernement », annoncée à grands renforts de publicité, demain matin, lundi 10 décembre.

L’Union syndicale Solidaires ne se rendra pas à cette invitation.

Bien sûr, nous aurions beaucoup de choses à dire au président et à son gouvernement.

Nous aurions beaucoup de choses à dénoncer et en premier lieu la répression qui a eu lieu samedi contre la colère sociale qui s’exprimait et les nombreuses arrestations arbitraires.

Nous aurions également à rappeler de nombreuses revendications portées par l’ensemble du mouvement social depuis des années. Le gouvernement et le président connaissent nos revendications, nous avons eu l’occasion de les remettre au premier ministre au cours des deux rencontres que nous avons eu depuis mai 2017.

Mais nous ne pensons pas que dans cette période, le rôle des organisations syndicales soit de « discuter » avec un président et un gouvernement aux abois, alors même que des centaines de personnes sont encore en détention pour simplement avoir voulu manifester contre la politique de ceux qui nous invitent à discuter.

Alors que la fébrilité du pouvoir est palpable, que les mobilisations sociales et lycéennes interviennent à un moment clé pour l’économie française, il ne saurait être question pour nous de cautionner cette volonté gouvernementale visant à afficher une posture d’unité nationale afin de légitimer sa politique et sa "gestion" actuelle de la crise. Il ne peut pas non plus être question de se substituer à celles et ceux qui se mobilisent depuis plusieurs semaines, jours et nuits et subissent une répression policière importante.

Nous n’intégrerons pas le plan de communication de la start up nation.

Pour l’Union syndicale Solidaires, le rôle des organisations syndicales est de travailler à la convergence des colères, pour une transformation radicale de la société, une véritable justice sociale et un autre partage des richesses.

C’est dans cet esprit que l’Union syndicale Solidaires a déposé un préavis de grève dans la fonction publique prenant effet lundi matin et propose aux secteurs mobilisés d’entrer dans la grève pour un affrontement global avec la politique capitaliste portée par Macron et ses semblables.

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Noël aura-t-il lieu cette année ?

L’acte 4 de la mobilisation des gilets jaunes a vu une participation aussi forte que celle de la semaine dernière. Tout cela malgré les jours précédents où tout aura été fait pour discréditer et décourager cette participation.

Les marches pour le climat ont elles aussi réuni un nombre très important de manifestant-es pour obtenir la mise en place de véritables politiques de transformation sociale et écologique. Les deux mobilisations ont souvent convergé mais elles ont dû affronter un dispositif policier hallucinant.

Près de 1800 arrestations et 1200 gardes à vue prononcées contre des manifestant-es venu-es exprimer leur colère ! Avec de nombreux incidents confirmant aux manifestant-es que la seule réponse concrète du pouvoir à leurs revendications de justice sociale et d’égalité, c’est la répression v Ce mépris de classe et cette violence qui fait suite à une semaine déjà de grande violence à l’égard des lycéen-nes n’auront fait qu’alimenter encore plus la détermination des gilets jaunes et de leurs soutiens à obtenir la mise en œuvre des politiques permettant de satisfaire les urgences sociales.

Alors que la fébrilité du pouvoir est palpable, ces mobilisations sociales et lycéennes interviennent à un moment clé pour l’économie française : la frénésie des achats de Noël. En jeu les chiffres d’affaires de la plupart des enseignes, notamment celles de la grande distribution, dont les pertes sont évaluées à plus d’un milliard d’euros. Le blocage de l’économie afin d’obtenir la mise en place de politiques sociales est donc possible.

Pour Solidaires, les annonces gouvernementales doivent prendre en compte la période en stoppant toutes les réformes prévues, et en répondant aux revendications de justice sociale, fiscale et écologique. Mais nous n’avons aucune illusion sur les réponses d’un Macron illégitimé et Solidaires met à disposition son outil syndical (préavis de grève dans la fonction publique, appel à la grève dans le secteur privé) pour amplifier le rapport de forces.

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Nos communiqués/tracts récents

Nos visuels pour la période

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Le préavis de grève Fonction publique du 10 au 31 décembre 2018

L’Union syndicale Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour les journées allant du 10 décembre au 31 décembre 2018 (de 00h00 à 24h).

Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Solidaires dénonce depuis de nombreux mois les orientations générales du gouvernement en matière de droits des agents et salariés.

Solidaires dénonce toutes les orientations concernant la fonction publique et les services publics : abandons de missions de services publics et fermetures de sites laissant sur le côté une partie de la population et augmentant encore les inégalités, 120 000 suppressions d’emplois sur le quinquennat, remise en cause du statut de la fonction publique notamment à travers la volonté de recours accru aux contractuels, synonyme de précarité, rémunération au mérite allant à l’encontre de la notion de service public…

Ces orientations, néfastes à l’ensemble de la population dégradent chaque jour les conditions de travail des agent-e-s dans les services.

Ce préavis est destiné à permettre à tous-tes les agents-es de la fonction publique qui le souhaitent, de participer aux mobilisations dans les secteurs en lutte afin d’exprimer et faire prendre en compte leurs revendications en matière de recrutements, de missions, de conditions de travail, ainsi qu’en matière d’évolution salariale…

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Gilets jaunes - Des clés pour comprendre

Fidèles à leur vocation de « donner les moyens aux acteurs individuels et collectifs du mouvement social de publier leurs contributions », les éditions Syllepse ont réuni des textes et des déclarations qui leur ont semblé éclairants des questions sociales, démocratiques et écologiques que le mouvement des Gilets jaunes a mises sur la place publique. Gratuit, ce livre électronique de 52 pages est fait pour circuler le plus largement possible...

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Article publié le 22 février 2019