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Solidaires Gironde - 33

Communiqué Solidaires 33 COVID-19 au 21/03/2020

Coronavirus : Arrêtons la pandémie, récréons un système social solidaire !
Communiqué Solidaires 33 - 20 mars 2020

Solidaires 33 - 8 rue de la course 33000 Bordeaux - solidaires33@wanadoo.fr

La pandémie ouvre une période exceptionnelle pour toutes les populations du monde, cependant même dans
cette urgence les inégalités semblent encore plus injustifiables. Les plus fragiles doivent être protégé-es et les
services publics d’urgence doivent bénéficier immédiatement d’un renfort. Toutes les mesures doivent être
expliquées et pas seulement imposées à tous les niveaux dans les entreprises, comme dans la société civile.
L’union syndicale Solidaires 33 revendique des mesures qui garantissent toutes les protections sociales et
sanitaires à toutes et tous indépendamment de leur bonne ou mauvaise fortune, de leur classe sociale. Nous
appelons à renforcer tous les liens par tous les moyens à notre disposition et restons joignables par mail ou
téléphone pour vous aider, pour s’entraider. Arrêtons la pandémie, recréons une société solidaire avec un
système social solidaire !

Depuis des décennies le détricotage de la Sécurité sociale d’un côté et l’augmentation de la part
du capital au détriment de celle du travail ont creusé les inégalités sociales et poussé une grande
partie de la population vers une précarité de plus en plus importante.
Depuis mardi, le confinement décrété par le gouvernement, bien que
nécessaire, aggrave ces inégalités sociales. L’une des premières inégalités est celle liée aux
conditions matérielles du confinement : il y a celles et ceux qui ont une grande maison avec
jardin, celles et ceux qui vivent dans un studio et celles et ceux qui dorment dans la rue. Il y a
celles et ceux qui peuvent se faire livrer, qui ont accès à internet à haut débit pour assurer les
cours à la maison, qui peuvent aider leurs enfants à faire les leçons, qui ont le matériel
informatique pour télé-travailler et/ou accéder aux plateformes des bibliothèques en ligne et au
streaming et il y a ceux et celles qui ne peuvent pas faire cela. Il y a celles et ceux qui vivent
seul·es et d’autres avec leur famille. II y a aussi celles qui vivent avec des compagnons violents et
des enfants avec des parents maltraitants … Des situations inégales, engendrées par des structures
sociales et politiques inégalitaires, sexistes et racistes, cachées aujourd’hui derrière un discours
d’union nationale.

La pandémie ouvre une période exceptionnelle pour toutes les populations du monde, cependant même dans
cette urgence les inégalités semblent encore plus injustifiables. Les plus fragiles doivent être protégé-es et les
services publics d’urgence doivent bénéficier immédiatement d’un renfort. Toutes les mesures doivent être
expliquées et pas seulement imposées à tous les niveaux dans les entreprises, comme dans la société civile.
L’union syndicale Solidaires 33 revendique des mesures qui garantissent toutes les protections sociales et
sanitaires à toutes et tous indépendamment de leur bonne ou mauvaise fortune, de leur classe sociale. Nous
appelons à renforcer tous les liens par tous les moyens à notre disposition et restons joignables par mail ou
téléphone pour vous aider, pour s’entraider. Arrêtons la pandémie, recréons une société solidaire avec un
système social solidaire !
Celles et ceux qui continuent de travailler, beaucoup de secteurs précaires où les femmes sont
en première ligne, ne voient souvent pas leurs conditions de travail correctement aménagées
pour faire face au virus (manque de protection : masque, gel mais aussi absence des distances
préconisées). Même sans contact direct les objets transportés ou scannés peuvent être
contaminés !
Les autres sont souvent victimes du chômage partiel, et pour les plus précaires de tracasseries
administratives difficiles à surmonter, sans parler de ceux et celles travaillant dans les secteurs
informels qui voient toutes leurs ressources épuisées. En plus de la privation de salaire, les
problèmes psychologiques sont renforcés par cette attente anxiogène.
Les SDF, habitant·es des squats, personnes enfermées en prison ou centres de rétention,
souffrent plus que jamais de cette invisibilité. Aucune mesure n’a été prise pour leur sécurité
sanitaire. Ce sont les associations humanitaires qui prennent le relais en faisant appel au
bénévolat sans pouvoir assurer leur protection.
Aujourd’hui, le gouvernement fait l’apologie du télétravail. Mais le travail, dans ces
circonstances, est un luxe que des milliers de travailleurs et travailleuses, souvent les plus
précaires, ne peuvent bénéficier. Dans l’Éducation Nationale, le télétravail ne remplacera pas les
relations humaines nécessaires pour donner et recevoir des cours.
Par ailleurs, ces inégalités sont aussi d’ordre économique. Les classes favorisées ne vont pas ou
très peu souffrir économiquement : rentiers, grands patrons, grands actionnaires subissent les
confinements mais n’ont pas à se préoccuper de leur survie. Le gouvernement a promis des
milliards pour aider les entreprises.
Mais qu’en est-il des travailleuses et travailleurs ?
L’expérience nous a bien enseigné qu’aider les entreprises ne veut souvent pas dire aider les
salarié·es. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux et elles subissent les conséquences économiques et
sociales, sans parler du risque sanitaire.
Cette crise sanitaire nous montre quels sont les métiers indispensables à une société. Nous
pouvons citer quelques-uns à titre d’exemples : hospitalier·es, travailleuses et travailleurs
sociaux, aides à domicile, personnels des EHPAD, caissiers et caissières, agents de ramassage des
déchets, postier·es, etc. Tous ces métiers ont été jusqu’ici dénigrés, maltraités et sous payés. Cette
épidémie nous montre aussi l’importance des services publics et des régimes spéciaux prenant
en compte la pénibilité au travail, de l’assurance chômage et plus généralement de la sécurité
sociale. Sans ce système de solidarité le taux de mortalité serait certainement multiplié.
Le gouvernement fait des effets d’annonce mais laisse les employeurs improviser, en les
poussant à maintenir leurs activités coûte que coûte, ce qui favorise très largement les injustices
et les mauvais traitements. Même dans la crise, peut-être surtout dans la crise, ce n’est pas vers
les plus en danger que le gouvernement se tourne. C’est vers le grand capital : surtout ne pas
perdre le pouvoir !

Solidaires 33, revendique :
Interdiction des licenciements. Maintien des revenus et des salaires pour tous les
travailleurs et les travailleuses.
Respect des mesures de sécurité sur tous les lieux de travail. Si des collègues sont
positifs au Covid-19, fermeture immédiate des entreprises, test généralisé et
maintien des salaires complets.
Création immédiate d’aides sociales pour soutenir les travailleuses et les travailleurs.
Mise en place d’un revenu inconditionnel pour soutenir celles et ceux qui
travaillaient au noir ou à la tâche. À Pôle emploi arrêt immédiat des sanctions,
actualisation et paiements automatiques, suspension de tous les trop perçus.
Arrêt de la privatisation des hôpitaux et des soins. Plus de moyens pour créer des lits
supplémentaires, recruter du personnel soignant …
Renforcement des dispositifs de lutte contre les violences faites aux femmes et aux
enfants.
Arrêt immédiat des expulsions locatives et suspension du paiement des loyers et des
crédits, suspension du paiement de toutes les factures : gaz, électricité, eau,
téléphonie et accès internet.
Réquisition des logements vides et l’ouverture massive de chambres d’hôtel pour les
sans-abri.
Fin des politiques racistes et de discrimination : la maladie a frappé et pourrait
frapper n’importe lequel d’entre nous. Afin d’éviter une crise sanitaire majeure, mais
aussi de garantir le droit de circulation et d’installation des étrangers, les migrant·es
retenu·es en CRA doivent être libéré·es et accueilli·es dans de bonnes conditions avec
un accès immédiat pour toutes et tous sans condition de revenus ni de temps de
présence sur territoire à l’Aide Médicale d’État.
L’amnistie ou des mesures alternatives à la détention pour tous les prisonnier·es, il
est impossible de garantir la santé dans les prisons.
Réagissons, organisons-nous, participons aux actions de solidarité, assurons
les permanences dans nos syndicats pour gagner la bataille sociale qui se
joue pendant le confinement !
Nous pouvons continuer la lutte par internet et par téléphone !
Nous pouvons continuer la lutte avec masques, gants et distance de un mètre !
Macron et son gouvernement ont annoncé des aides et des mesures pour faire face à cette
épidémie.

Solidaires 33 - 8 rue de la course 33000 Bordeaux - solidaires33@wanadoo.fr

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Article publié le 21 mars 2020


Contact

SOLIDAIRES 33 se trouve 8 rue de la Course à Bordeaux
On y va par le tram C ou les lignes de bus 4, 15 et on descend à l’arrêt Paul Doumer.
On nous téléphone au 05 56 44 68 66 et/ou 07 89 74 48 25.
On nous écrit à : solidaires33@wanadoo.fr
Page FB : @Solidaires33 ou https://www.facebook.com/Solidaires33/


Email : solidaires33@wanadoo.fr
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8 rue de la Course
33000 Bordeaux

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