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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

Contre la destruction sociale, nous exigeons la justice sociale , contre les puissants nous voulons imposer un autre partage des richesses

tract de solidaires auvergne ci-dessous et en PJ

Toutes et tous ensemble en grève

le mardi 9 octobre 2018

et en manifestation à Clermont-Ferrand,

10h00, Place du 1er mai.

Malgré la crise politique qui frappe l’exécutif, le gouvernement Macron-Philippe entend mener à bien les « réformes » qu’il a engagées. Les prestations sociales devraient subir un nouveau tour de vis, les indemnités chômage seraient revues à la baisse et la revendication du MEDEF de dégressivité des indemnités semble être retenue par le gouvernement.

Mais cela ne s’arrête pas là ! C’est le patronat qui bénéficie de « cadeaux » supplémentaires comme la baisse de cotisations pour pérenniser le CICE (70 milliards d’euros depuis 2013). En même temps, les dividendes s’envolent, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 94 milliards d’euros de profits en 2017.

Et cette année la France bat encore un nouveau record en matière de dividendes versés aux actionnaires ; près de 51 milliards ! Ils engrangent chaque jour un « pognon de dingue » tandis que le chômage et la précarité frappent chaque famille.

Le gouvernement annonce dans un budget d’austérité, une nouvelle diminution des emplois aidés, un nouveau coup contre les retraités avec le décrochage des pensions par rapport à l’inflation, cela
s’ajoutant à la récente hausse de la CSG.

4500 suppressions d’emplois sont prévues dans la Fonction publique de l’Etat. Macron et les siens travaillent depuis des mois à la casse des statuts dans l’ensemble des 3 fonctions publiques.

Quant à la jeunesse elle n’est pas épargnée, avec le passage en force de Parcoursup le gouvernement répond par la sélection, à l’augmentation du nombre de jeunes dans l’enseignement supérieur. Et dans les collèges et lycées il prévoit 1 400 suppressions de postes quand 120 000 élèves supplémentaires sont prévues pour les trois prochaines rentrées.

ET MAINTENANT , UN « BIG BANG » DES RETRAITES SE PRÉPARE SOUS COUVERT DE SIMPLIFICATION, ET D’ÉQUITÉ

Notre système de retraites montre des pensions en baisse, un âge de départ en retraite augmenté, avec les conséquences que l’on connaît déjà pour la santé des salarié-e-s. C’est le prix des réformes successives opérées depuis 25 ans contre l’ensemble du monde du travail.

Aujourd’hui la réforme qui doit satisfaire les voeux de tous les adeptes du libéralisme vise ni plus ni moins à faire disparaître nos régimes de retraite au profit d’un pseudo système universel de retraites par points. Avec ce projet, nous passerions d’un système de solidarité intergénérationnelle à un système individuel où chacun se préoccupe de ses points.

Ce système par points ne peut voir le jour qu’en détruisant les régimes existants et toutes les garanties qui y sont liées, (montant de retraites, droits collectifs, droits familiaux, minimum contributif, pensions de réversion…). C’est bien le changement de société voulu par le gouvernement, pour tourner toute l’économie nationale vers les actionnaires, les entreprises, les fonds de pension au détriment des solidarités collectives.

Pourtant, c’est bien partout notre travail qui créé les richesses. Elles ont été multipliées par 4 en 30 ans.

Les financements existent pourtant pour faire vivre durablement les régimes existants :

- Le CICE et le pacte de responsabilité, c’est 35 milliards d’€,
- La suppression des exonérations de cotisations patronales, ce sont plus de 25 milliards d’€,
- Un million d’emplois créés (ce que revendique d’ailleurs le patronat), ce sont plus de 25 milliards d’€,
- L’égalité femmes/hommes pour tous, ce sont plus de 10 milliards d’€ pour la sécurité sociale en 2020,
- La lutte contre le travail dissimulé, c’est 6 milliards d’€…
- Au moins 80 milliards d’€ sont volés chaque année par l’évasion fiscale…

Il est plus que temps d’exiger que le travail soit mieux rémunéré en lieu et place de la finance. D’exiger le respect de toutes celles et tous ceux qui sont à la retraite après une vie de travail. D’exiger des perspectives d’avenir pour la jeunesse.

C’est bien dans cette convergence revendicative que nous ouvrirons aux peuples d’Europe d’autres perspectives que de confier le pouvoir à l’extrême droite, quand des groupuscules néonazis prétendent s’installer dans nos villes et que le gouvernement réagit peu.

Seule notre mobilisation massive peut contraindre le gouvernement à opérer d’autres choix, dans l’intérêt de toutes et tous, salarié-e-s, retraité-e-s, étudiant-e-s, privé-e-s d’emploi ou précaires.

Pour SOLIDAIRES, ses syndicats, leurs adhérents, ses militants, l’heure est donc à la construction patiente et déterminée de la mobilisation sociale. Nous en appelons aux syndicalistes dans les entreprises et les services afin de permettre aux salarié-e-s de s’engager dans cette bataille, en les réunissant, en AG ou sous toute autre forme pour construire les actions revendicatives. Impulsons, sur nos lieux de travail la mobilisation interprofessionnelle et intergénérationnelle.

Toutes et tous mobilisé·e·s, imposons :

 Une augmentation générale des salaires, des pensions, des minimas sociaux. Le SMIC à 1 800 euros.
 L’égalité des droits entre les femmes et les hommes.
 La retraite à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation.
 Une politique industrielle de transition écologique créatrice d’emplois, et la réduction du temps de travail.
 Le maintien, le renforcement et le développement des services publics. Le maintien du statut des agents.
 L’amélioration de la protection sociale et la garantie de son financement par la cotisation sociale.
 L’abrogation des lois travail
 La mise en place d’un salaire étudiant afin que chacune et chacun puisse se consacrer à ses études sans avoir besoin d’occuper un emploi.

Nous déplorons que d’autres organisations syndicales refusent la lutte pour les droits des travailleurs, en espérant encore un virage social de nos dirigeants, ou un simple aménagement des reculs…

A l’occasion des prochaines élections professionnelles, dans le public en décembre et dans les entreprises privées au quotidien, les travailleurs devront choisir :

Le chemin de la lutte ou celui de l’illusoire concertation avec le monde des riches.

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Article publié le 2 octobre 2018


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Email : contact@solidaires-auvergne.org

28 rue Gabriel Péri 63000 Clermont-Fd

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