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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

Des nouvelles du Plan Étudiant «  » réformant l’accès à la licence et tout le premier cycle.

Tract Solidaires étudiant-e-s Clermont - Auvergne en PJ et ci-dessous

Aujourd’hui : « Comment le gouvernement prévoit-il de détruire la licence de façon à économiser du pognon sur le dos des étudiant-e-s »
Le gouvernement compte transformer ton inscription en contrat d’embauche (on dit « de réussite pédagogique » mais c’est l’idée). Tu signeras pour :

● La durée de ta licence, qui pourra aller de 2 à 4 ans, et non pas trois comme pour tout le monde. Ça dépendra de tes moyens : peux-tu ou pas te payer tous tes cours cette année.
● Les UE et/ou des certifications (types test TOEFL, TOEIC ou autre) toutes deux payantes que tu auras l’obligation de passer. Non t’es pas au resto, t’es toujours à la fac, et si tout ce que tu peux te payer c’est une barquette de frites molles, c’est tout ce que tu auras.
● Les conditions de ton élimination. Comme tous tes droits sautent avec la réforme qui font de toi un-e client-e de ta fac, l’interdiction de note éliminatoire et la compensation des notes (de l’arrêté licence 2011) sautent. T’as pas eu 10 ? Dommage t’as perdu, remets une pièce dans la machine.
● Les conditions de tes bourses pourront également être assujetties à ton contrat d’étudiant-e. Ça veut dire encore plus de flicage pour les boursièr-e-s et conditions encore plus restrictives sur le maintien des bourses. De surcroît, les bourses n’étant garanties que pour 5 ans, cela signifie également que pour une licence en 4 ans, au mieux, les bourses ne pourront pas couvrir jusqu’à la fin du cursus master. Et encore, si tu passe la sélection en master.

En gros tu enlèves toute la licence et tu gardes que tes 300 ECTS. Le but c’est de détruire LA licence et de créer DES licences. Tu auras donc le choix (moyennant tes finances) entre :

● Licences ’d’excellence’ : permettant d’accéder à un bac +5 et +8 (encore une fois si tu passes la sélection en master, hein).
● Licences dites ’professionnalisantes’ envoyant directement l’étudiant-e sur le marché
du travail.
● Licences de bric et de broc (notamment de remises à niveau si t’as pas les prérequis
d’entrée) qui permettront au gouvernement d’affirmer que l’Enseignement Supérieur
continuera à être accessible à tou-te-s.

Le but c’est de casser l’université unique, d’en créer pour les bon-ne-s et les mauvais-es (entendez les riches et les pas riches). En gros c’est l’instauration d’un modèle à l’américaine, les frais d’inscriptions à trois zéros en moins (mais à tarifs différenciés quand même).

Ces trucs là te suivront toute ta vie du coup : toutes les universités n’ayant plus la même valeur, tu vas apprécier de t’entendre dire « Ah vous avez fait X fac… ah bah on vous rappellera ». Cette dépréciation (officieusement existante) aura donc l’insigne honneur d’être officialisée, JOIE !

On t’a dit que les acteur-rice-s économiques locaux-ales pourront participer à la mise au point des programmes ? Non ? Fais ce que tu veux de ces informations, mais si tu vois pas le rapport entre ta matière et les activités économiques locales, on te rassure : elleux non plus, et tes matières, iels s’en fichent si elles sautent ou pas dans le budget.

Enfin, sont prévues des « innovations pédagogiques » : des Mooc, des classes inversées, de la pédagogie par projet ou bien encore l’apprentissage par problème.

Ces différentes innovations sous prétextes de modernisations, mettent toute la responsabilité des ratages de l’université sur le cours magistral. Quid du manque de budget ? Du trop d’élèves ? Rien. Le projet est donc d’individualiser d’avantages le travail des étudiant-e-s, en les laissant plus à elleux mêmes. Cela ne remédiera en rien aux problèmes de décrochage, de non adoption des codes du travail universitaire, il y a même fort à parier que cela les aggravera. Cela permettra de ne pas avoir à augmenter le budget en enlevant du travail aux enseignant-e-s sans augmenter leur nombre, ce qui permettrait, soit dit en passant, d’améliorer le suivi.

Cette casse de l ’université est inadmissible.

Elle vous met tou-te-s en danger, nous soumet tou-te-s à la concurrence. Nous devrions êtres camarades de classe, et non pas concurrent-e-s de classe. Informe toi, mobilise toi, syndique toi, rejoins le combat. Rejoins nous pour discuter et construire une université pour tou-te-s, et faire plier
le gouvernement à nos exigences.

Dès la rentrée, organisons la résistance à la politique de casse, et sauvons nos facs. Étudiantes, Étudiants, et Personnels, unissons nous pour une université libre, gratuite, démocratique, populaire, émancipatrice, formatrice, critique et tolérante.

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Article publié le 22 décembre 2017


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Email : contact@solidaires-auvergne.org

28 rue Gabriel Péri 63000 Clermont-Fd

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