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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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En grève, car l’égalité n’est toujours pas là !

Partout dans le monde ce 8 mars, les femmes seront en lutte. L’histoire internationale n’a jamais vu autant de pays où les mouvements féministes, aux côtés d’organisations syndicales, appellent à des grèves de femmes, des grèves féministes, pour réclamer la fin des violences sexistes et sexuelles, la fin des inégalités : celles que l’on connaît au travail, dans la rue, à la maison, parce que femmes.

Nous sommes donc en ce 8 mars de lutte internationale aux côtés des femmes Zapatistes, des Brésiliennes, des Européennes, des Kurdes et des Turques, des Palestiniennes, des Algériennes, des Américaines du Nord comme du Sud, des Asiatiques et des Indiennes comme des Africaines et des Indigènes... des femmes victimes du racisme et des guerres.

Ici, en France, l’Union syndicale Solidaires travaille pour que l’ensemble des salariées, des femmes précarisées, des chômeuses, des étudiantes, des retraitées avec celles et ceux qui se retrouvent dans ce combat pour l’égalité, se mobilisent en ce 8 mars 2019 journée de grève des femmes :

  • Parce que l’égalité femmes hommes reste encore à gagner en 2019 ;
  • Parce que les femmes sont toujours moins payées que les hommes, que ce soit dans le secteur privé ou la fonction publique ;
  • Parce que les femmes restent assignées aux métiers les moins bien payés ;
  • Parce qu’elles subissent les temps partiels, la précarité, les petites retraites ;
  • Parce qu’elles seront les premières impactées par les mesures régressives du projet de loi fonction publique, et par les fermetures de service public ;
  • Parce que la mobilité prônée par le gouvernement les soumettra à des doubles journées encore plus lourdes ;
  • Parce qu’elles subissent encore les violences conjugales sans que les mesures concrètes nécessaires soient prises ;
  • Parce qu’elles subissent des doubles ou triples discriminations quand elles sont racisées, lesbiennes ou handicapées...

Aux côtés d’autres syndicats, de mouvements féministes, des travailleuses en lutte et cette année avec des femmes gilets jaunes, la grève féministe à laquelle nous appelons, combat un système oppressif qui ne peut plus durer. Cesser le travail salarié et/ou domestique, faire du bruit et débrayer à 15h40, débattre et exiger l’égalité dans l’ensemble des villes et territoires... seront les modes d’action contre des inégalités insupportables.

Ce sont des budgets et des actes concrets que doit prendre ce gouvernement plutôt que mettre en place un index sur l’égalité salariale, ou de débattre avec un animateur télé qui véhicule tant de sexisme dans son émission sous couvert d’humour ! Non, décidément, c’est pas « lol » !

Transformer nos sociétés pour un monde plus juste socialement, respectueux de l’humanité et de l’environnement ne pourra se faire sans mettre fin aux inégalités et discriminations dont les femmes sont victimes de par le monde.

Avec toutes les femmes de combat, nous continuerons « de lutter pour que plus aucune femme dans aucun recoin du monde n’ait peur d’être femme » (déclaration des femmes zapatistes 2018), car sans nous, le monde ne fonctionne pas !

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Article publié le 7 mars 2019
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