SOLIDAIRES
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Mobilisations nationales

Journée internationale pour les droits des migrant-es

Tract Solidaires

Manifestations les 18 et 19 décembre

Cette année la journée internationale des migrant-es prend un caractère particulier :

Des milliers de réfugié-es fuyant les dictatures, les persécutions, les conflits dont les pays européens, et la France en premier lieu, sont partie prenante, et des migrant-es fuient la misère aggravée par les changements climatiques. Ils trouvent la mort aux frontières de l’Europe. Ils vivent dans des conditions indignes à Calais et à proximité
d’autres frontières. Le gouvernement français leur tourne le dos.

Après les attentats et l’état d’urgence, les menaces, actes et paroles racistes se multiplient. Le FN en rajoute, et d’autres lui emboitent le pas menaçant de donner à l’extrême droite un champ libre et dévastateur.

Sous cette pression, des lois réformant le droit d’asile et les droits des étranger-es menacent les conditions d’accès aux droits des personnes étrangères en France.

La crise produit l’émigration de nombreuses personnes originaires du Portugal, d’Espagne, de Grèce où ces mouvements retrouvent le niveau qu’ils avaient dans les années 60.

C’est pourquoi cette journée doit être l’occasion d’affirmer nos valeurs de solidarité, de paix, d’égalité et de justice sociale.

La solidarité n’a pas de frontière

Les représentant-es de l’Union européenne s’acharnent à mettre en oeuvre une politique de tri et de répression. Jamais autant de murs n’ont séparé les populations, le parlement hongrois a même autorisé l’armée à tirer sur les migrant-es.

Ces derniers sont aussi l’objet du chantage entre la Turquie et l’UE pour les accueillir, avec en prime l’absolution de la répression du pouvoir turc contre la minorité kurde.

Les états membres de l’UE, condamnés à plusieurs reprises par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour « traitements inhumains et dégradants », s’en moquent, au contraire ils érigent une Europe forteresse, quitte à laisser mourir à leurs portes les réfugié-es.

La France et les autres Etats européens ont les moyens d’organiser l’accueil de tous les candidates à l’exil et doivent respecter une véritable libertéde circulation et d’installation dans le pays de leur choix. Des pays bien plus pauvres comme le Liban ou la Jordanie accueillent bien plus de monde aujourd’hui.

Il faut modifier le règlement européen, dit règlement « Dublin » (qui impose aux immigrant-es de demander l’asile dans le pays où ils sont arrivés) et adopter le principe que la demande d’asile soit examinée dans le pays du choix du demandeur. Il faut instaurer un mécanisme de solidarité entre Etats membres selon le nombre de demandeur-ses d’asile accueillis.

L’égalité pour toutes et tous

Combattre les injustices et les inégalités sociales produites par les politiques gouvernementales et patronales et lutter pour l’égalité des droits quelles que soient son origine ou sa nationalité, c’est redonner un sens au vivre ensemble et à un
monde solidaire. Les travailleur-euses, quand ils sont sans papiers, les jeunes qui émigrent parce qu’ils n’ont pas de travail chez eux sont plus facilement soumis à des bas salaires, des conditions de travail dégradées, qui pèsent sur les droits de tous-tes les salarié-es.

Ce sont ceux qui produisent le chômage et la précarité, qui profitent des sans-papiers,
ce sont les mêmes qui veulent nous faire travailler plus en gagnant moins et qui surexploitent les immigré-es, qui discriminent dans le travail. Alors c’est ensemble,
français, immigré-es, fils et filles d’immigré-es que nous ferons plier le patronat.

La politique du gouvernement Hollande/Valls, comme celle de Sarkozy, organise
la démolition des camps où les immigrant-es s’installent, le recours aux expulsions, la régularisation uniquement au cas par cas par les préfets, et l’application
restrictive du droit d’asile. Elle ne fait que légitimer le discours démagogique
et haineux du FN, qui n’a que faire des inégalités sociales.

Nous exigeons :
- des conditions d’accueil dignes,
- des droits égaux pour toutes et tous

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Article publié le 18 décembre 2015