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L’État français met en danger les exilés qu’il devrait protéger

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Depuis plusieurs jours, un collectif d’exilés (sur)vivant dans la rue occupait un immeuble, vide depuis cinq ans, à Bagnolet. Tous demandent le droit d’avoir un toit afin de ne plus vivre dehors.

Ils ont présenté aux autorités la preuve que cette occupation durait depuis suffisamment longtemps pour que l’immeuble soit considéré comme leur domicile. Malgré cela, le lundi 3 juin 2019, ils ont été délogés avec une extrême violence, lors d’une intervention particulièrement dangereuse. Les forces de police, arrivées en nombre à l’aube, les ont en effet poussés à se réfugier sur le toit de l’immeuble. La police a ensuite tenté d’interpeller une à une les personnes présentes sur le toit à coups de matraques et de charges régulières. À plusieurs reprises, des exilés se sont retrouvés suspendus dans le vide, tenus par leurs camarades. L’un d’entre eux ne doit la vie qu’à ses camarades qui ont agrippé son sac à dos, lui évitant ainsi une chute de 20 mètres. Une petite structure gonflable avait été installée par les pompiers en bas de l’immeuble, mais celle-ci n’aurait pas empêché un drame.

Vingt exilés ont été arrêtés et emmenés dans deux commissariats. Les derniers ont été violemment frappés, y compris lorsqu’ils étaient à terre, et ont été laissés à la rue.

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Article publié le 5 juin 2019