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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Matériel militant national

L’augmentation des salaires c’est urgent !

Journée interprofessionnelle du 27 janvier 2022

Pour l’Union syndicale Solidaires, cette journée nationale interprofessionnelle du 27 janvier de grève et manifestations pour l’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux s’inscrit pleinement dans le cadre de notre campagne pour l’augmentation des salaires (retrouvez notre page spécifique consacrée au 27 janvier ICI)

urgence salaires couleur

Conférence de presse Solidaires Campagne salaires/27 janvier, le 18 janvier

Face à la crise sociale, à l’augmentation des prix de l’énergie, de l’essence, des produits alimentaires... l’Union syndicale Solidaires lance une campagne pour la hausse des rémunérations : pas de salaires, d’allocation chômage ou de pension de retraite en dessous de 1700 euros net, + 400 euros pour toutes et tous, limitation des hautes revenus.

Tract Solidaires "Salaires, toutes les raisons de lutter !"

Depuis plusieurs mois, partout c’est le constat d’une augmentation des dépenses courantes, énergie, carburant, prix alimentaires… tandis que les salaires, minimas sociaux et pensions ne suivent pas, voire ont largement décroché !

L’inflation de 2,8% s’installe et enfle, tandis que le patronat distribue au mieux des miettes dans les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), et que le gouvernement n’a toujours pas réévalué le point d’indice dans la fonction publique depuis plus de 10 ans et propose une augmentation du SMIC de 0,9 % ! (elle serait de 25% en Allemagne !). Les mesurettes annoncées, 100 euros au chèque énergie, l’indemnité inflation de 100 euros, le gel du prix du gaz, restent largement insuffisantes, ponctuelles et ne compensent pas ce décrochage.

C’est le SMIC qu’il faut réévaluer de manière significative, les salaires, les pensions, les minima sociaux qu’il faut augmenter et le point d’indice qu’il faut dégeler !

La crise Covid, le ralentissement de la production mondiale ont bon dos ! Plus personne ne parle des choix politiques faits en termes de répartition des richesses.

Sous l’ère Macron, 5 % des ménages les plus modestes (ceux qui vivent avec moins de 800 euros par mois) ont perdu jusqu’à 0,5 % de pouvoir d’achat. (chiffres de l’étude de l’institut indépendant des politiques publiques novembre 2021). Les mesures de ce gouvernement ont favorisé les détenteurs du capital, les plus riches. Et le maintien coûte que coûte de la réforme de l’assurance chômage aggravera la paupérisation des plus précaires.

Pendant ce temps-là, c’est pas loin de 51 milliards qui ont été versés en dividendes pendant la pandémie, tandis que les scandales sur la fraude fiscale continuent !

La colère monte partout, les luttes et les grèves, avec des revendications principales sur les salaires ont fleuri partout sur le territoire  : dans les entreprises du commerce (Leroy Merlin, Décathlon, Labeyrie..), de l’industrie, la chimie (Bergams, Sanofi), le transport (Transdev), à la SNCF, mais aussi les luttes qui persistent dans l’éducation (AESH, AED, animation périscolaire), dans le secteur associatif, la santé, le social…

Il s’agit maintenant de les faire converger, de les faire croître pour inverser le rapport de force ! Solidaires appelle à faire campagne dans tous les secteurs et à décliner s’appuyer sur ces revendications pour construire les mobilisations :
- un SMIC à 1 700 euros net
- des augmentations de salaires, pensions, minima sociaux de 400 euros
- un écart de salaires de 1 à 5 (entre les plus bas et plus hauts salaires dans les
entreprises, administrations)
- le RSA pour les moins de 25 ans

Solidaires, travaille à tous les niveaux intersyndicalement à la construction de la mobilisation afin d’arracher au gouvernement et au patronat le juste partage des richesses.

Tract Solidaires "on veut vivre, Pas survivre"

La crise covid a amplifié la crise sociale. Des millions de personnes viennent de basculer et de rejoindre une partie croissante des travailleuses et des travailleurs qui vivent dans la précarité, la pauvreté et l’insécurité au quotidien. Il n’est pas admissible de devoir choisir entre manger, payer son logement, sa facture d’électricité, faire le plein, acheter des fournitures scolaires ou prendre les transports, compter chaque euro et être en galère largement avant la fin du mois.

Tout augmente

On nous dit que l’activité économique mondiale est repartie de plus belle. De fait, nos modes de production et de consommation demandent beaucoup de ressources en énergies, en particulier fossiles. La demande s’envole, les prix de l’énergie explosent. Et d’autant plus que depuis les privatisations d’EDF et GDF c’est le secteur privé qui est aux manettes, avec la recherche absolue du profit et non du bien commun. L’explosion des prix de l’énergie se répercute sur les produits alimentaires et les biens de consommation, et l’inflation repart.

Pas de revenus en dessous de 1 700 euros (net)

Vivre dignement, c’est avoir les moyens de subvenir à ses besoins. Pour nous aujourd’hui, aucun salaire, aucune pension de retraite, aucune allocation de chômage ne doit être inférieure à 1 700 euros par mois. Pour faire face à la situation actuelle, nous revendiquons une augmentation immédiate de 400 euros par mois pour toutes et tous, y compris pour les minimas sociaux.

Que ce soit dans les négociations annuelles obligatoires (NAO) dans les entreprises ou bien dans la fonction publique, c’est partout que nous voulons obtenir des augmentations de salaires qui, contrairement aux primes, financent notre sécurité sociale.

Les mêmes droits pour toutes et tous.

Dans l’immédiat les 18-25 ans doivent avoir accès au RSA que nous voulons revaloriser. Partout il faut obtenir l’égalité salariale réelle femmes/hommes. En moyenne, à poste égal, les femmes gagnent toujours 17% de moins ! Le travail déclaré est indispensable à l’accès aux mêmes droits et aux mêmes salaires. La régularisation de tou-tes les Sans-papiers est ainsi un préalable.

Redistribution des richesses et limite écologique des revenus

On nous répète qu’il n’est pas possible de financer les salaires. C’est un mensonge. Il s’agit de choix de société et de rapports de forces : le patronat accapare aujourd’hui des dizaines de milliards d’euros grâce à notre travail, en rémunérant grassement les actionnaires : les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 explosent (51 milliards en 2021). Sans parler de la fraude fiscale, comme encore révélée récemment par les Pandoras Paper, qui prive la collectivité de recettes énormes qui pourraient financer aisément les services publics.

Nous pensons qu’il faut réduire l’écart entre les plus hauts et les plus bas salaires. Nous ne voulons pas de revenus “illimités”. L’Union syndicale Solidaires revendique qu’il n’y ait pas de revenu plus de 5 fois supérieur au revenu minimal. Nous savons que les plus riches, de par leur mode de vie sans limite, polluent le plus.

Ces revendications sont centrales, mettons les moyens pour les transformer en luttes gagnantes !

Liens vers des tracts et appels des syndicats Solidaires et Solidaires locaux sur les salaires

Visuels Solidaires

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Article publié le 27 novembre 2021