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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Le 5 février, soyons nombreux·ses dans la rue !

Depuis le 5 décembre s’est construit un mouvement massif interprofessionnel contre l’instauration d’un régime de retraite par points auquel la jeunesse a pris part pour défendre son avenir.

Nous serons la première génération à être entièrement touchée par la réforme, car s’appliquant pour les travailleuses et les travailleurs né·e·s à partir de 1975 et totalement pour celles et ceux né·e·s à partir de 2004. On nous impose ainsi de travailler plus longtemps pour des pensions plus faibles. Le montant des retraites serait également réduit par la prise en compte de l’ensemble de la carrière, dont le début est marqué par la précarité.

Nous refusons cette politique qui nous maintient dans une précarité tout au long de notre vie. Lycéennes, lycéens, étudiantes, étudiants, jeunes privé·e·s d’emploi et jeunes travailleuses et travailleurs, nous faisons toutes et tous face à une précarité aggravée par la politique d’Emmanuel Macron. Les crises multiples — sociale, écologique, démocratique — ne pourront se résoudre sans une opposition forte aux réformes régressives, préalable à la construction d’une alternative.

Tout ce qui garantissait la solidarité, ainsi qu’une sécurité et une justice sociale, est attaqué, au profit d’une logique libérale et individualiste. Entre la réforme de l’assurance chômage laissant de nombreuses et nombreux jeunes sans aucune aide, la mise en place des APL « en temps réel » diminuant nos aides sociales et les fausses réponses sur la précarité étudiante (un numéro de téléphone payant pour certaines et certains et ne donnant pas les bonnes informations), notre situation se dégrade. Dans les lycées, la réforme du bac qui instaure les E3C, supprime les filières et creuse l’inégalité entre les lycéennes, lycéens, et les établissements ; dans les universités, le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) risque de précariser la recherche publique plutôt que de soutenir celle-ci comme il est aujourd’hui nécessaire pour garantir un service public d’enseignement supérieur de qualité.

Refusant de voir nos acquis sociaux massacrés et notre génération sacrifiée, nos organisations sont inscrites dans le mouvement social en cours depuis son origine. Dans ce cadre et afin d’amplifier la mobilisation des jeunes, nous appelons à une mobilisation de la jeunesse le 5 février sur tout le territoire pour le retrait de la réforme des retraites et contre la précarité !

Signataires : UNEF, UNL, FIDL, Solidaires, Jeunes Génération !, Mouvement des Jeunes Communistes, Jeunes Ecolo, Jeunes Socialistes, Jeunes Insoumis·es, Jeunes du Parti de Gauche, FSE.



Article publié le 3 février 2020