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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Union Fédérale Sud Industrie

Le Brasero n°6

Demain, en effet, un-e technicien-e OTIS peut être amené-e à faire de l’ascenseur, de l’escalier mécanique, des portes automatiques, de la climatisation et de la détection d’incendies...
Face à cela, les syndicats appellent l’ensemble des salarié-es à la vigilance et à la solidarité de chacun-e pour dire, d’une seule et même voix, NON à tous ces changements programmés dans le seul but d’augmenter les profits.

Ce mouvement de grève a aussi été renforcé par le mépris de la direction à l’égard du personnel.
En effet, elle considère aujourd’hui qu’un-e salarié-e (cadre, technicien-ne, contremaître, ingénieur d’affaires ou administratif) qui a travaillé durant une année pour la bonne marche de l’entreprise mérite
0% d’augmentation. Pourtant, OTIS a réalisé plus de 220 millions de bénéfices nets en 2014...

Face à cette injustice, les salarié-es se sont uni-es pour une mobilisation sans précédent dans l’histoire de l’entreprise.

On a compté jusqu’à 80% de grévistes représentant tous les métiers (technicien, cadre, contremaître, administratif, Otis Line, Portis, Gien, etc.) pour dire non à cette politique qui ne récompense que l’actionnariat au détriment des hommes et des femmes, pourtant les premiers responsables de ces bénéfices.

Plus de 10.000 appareils se sont retrouvés bloqués et certains clients ont dénoncé leurs contrats.

En plus des augmentations de salaire, les revendications portaient sur le droit des salarié-e-s à être reconnu-e-s à leur juste valeur.

Cette grève a marqué une fracture réelle, plus rien ne sera comme avant chez OTIS et la direction devra dorénavant considérer autrement son personnel.

Cette grève d’une douzaine de jours, agrémentée de quelques actions dynamiques, n’a pas été vaine ; il en ressort deux points importants : une commission va être créée conjointement par la direction et les représentants du personnel afin de redéfinir profondément le métier de technicien-ne OTIS.

Aujourd’hui, comme nous le savons tous, un technicien a la charge de 130 à 180 appareils, ce qui est irréalisable et a des répercussions sur la qualité du travail et la sécurité.

D’autre part, le « plan social » a été reporté et une augmentation de salaire pour l’ensemble du personnel aura lieu avant janvier 2016.

Les syndicats, et en particulier SUD-OTIS, resteront cependant très vigilants d’ici-là.



Article publié le 15 juillet 2015


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