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Les lobbys du CAC40 règnent à l’assemblée

Communiqué Solidaires

La commission des lois de l’assemblée nationale vient de rejeter une proposition de loi portée par des
députés socialistes en particulier et visant à imposer un devoir de vigilance des sociétés mères
multinationales sur leurs filiales et sous-traitants.

C’est la contrainte supplémentaire que cela ferait peser sur « nos entreprises » dans le contexte économique
qui est mise en cause à cette occasion.

Pourtant les manifestations d’irresponsabilités des multinationales sont nombreuses et graves :

- L’incendie du Rana Plaza en 2013 qui a causé la mort de plus de 1100 ouvrier-e-s du textile au
Bangladesh, travaillant pour de grandes marques internationales dont des marques françaises (Tex,
Camaïeu, In Extenso).
- Les suicides dans les entreprises de l’électronique en Chine où de jeunes travailleur-se-s sont contraint-e-s
à des horaires inhumains pour produire des téléphones mobiles pour toutes les grandes marques de portables
et les grands opérateurs de réseaux.
- Les refus de négociation par les grandes entreprises françaises avec les syndicalistes locaux comme le fait
Danone en ce moment avec une de ses filiales en Turquie à Lüleburgaz.
http://www.solidaires.org/article50...

Ainsi, malgré toutes les bonnes intentions, les bonnes pratiques… en matière de responsabilité sociale
d’entreprise, les députés sont en train d’abandonner l’idée d’une contrainte légale sur celles-ci.

Quant à la loi Macron, le gouvernement a aussi supprimé une disposition qui redéfinissait la notion
d’entreprises dans le droit pour dire qu’elle devaient être gérées « dans le respect de l’intérêt général
économique, social et environnemental ».

Cela présage mal aussi des décisions à venir sur les négociations du Traité transatlantique.

Ainsi députés et gouvernement ne tiennent même pas jusqu’au bout leur propres engagements face à la
pression du Medef… Les capitalistes coûtent cher, ils peuvent coûter la vie, mais pour l’assemblée et le
gouvernement, tout peut continuer comme avant. Il s’agit de préserver la compétitivité qui qu’il en coûte au
niveau social et environnemental.


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Article publié le 29 janvier 2015