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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Les paysannes et paysans luttent pour la justice

Publication La Via Campesina

La Vía Campesina cristallise les propositions qui surgissent des réalités paysannes. Partout sur la planète, année après année, la progression et la recrudescence du pouvoir et du contrôle qu’exercent les grandes entreprises privées et les États violent les droits des paysannes et paysans sur leurs biens les plus précieux : la terre, l’eau, les semences, la biodiversité et l’ensemble de la nature. Les pillages, les privatisations, les intérêts de l’industrie et les grands investissements progressent. Face à cette situation, le mouvement paysan promeut la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. Avec cette déclaration, nous préparons le terrain pour assurer à la paysannerie la protection de leurs vies et moyens de subsistance, de manière à favoriser leur reconnaissance en tant que sujet politique et leur accorder le droit d’utiliser, de gérer et de contrôler les ressources naturelles. Chaque jour, dans nos champs et les espaces de gouvernance mondiaux, régionaux, nationaux et locaux, nous avançons sur le chemin de la souveraineté alimentaire. Nous construisons l’autonomie et le pouvoir des femmes paysannes et les travailleuses agricoles qui affrontent un système qui discrimine contre elles de multiples façons et qui a aggravé la violence contre leurs corps et contre leurs territoires. Nous forgeons des droits, des droits pour les paysannes et paysans, pour les femmes et les hommes qui travaillent en agriculture, pour les femmes migrantes et travailleuses temporaires, les sans terre, les personnes qui se consacrent à l’élevage ou à la pêche, les migrants et travailleurs temporaires obligés de travailler dans des conditions de précarité extrême et bien souvent de servitude.

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Article publié le 7 août 2017