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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

MANIFESTATION DU PREMIER MAI 2019 : PRISE DE PAROLE

Prise de parole de Solidaires Allier

à lire en PJ et dans ce lien https://www.sudeducation03.org/Un-1er-mai-dans-une-annee-de-lutte.html

La semaine dernière, Emmanuel Macron a été clair : c’est sa vision et sa politique, qu’il ose qualifier « d’aspiration profonde de tout le pays », qui va primer.

A l’entendre, les gilets jaunes et la colère sociale qui s’est exprimée depuis 6 mois, l’auraient changé profondément (on n’a pas vu en quoi)… mais visiblement pas son obstination d’appliquer des mesures ultra-libérales, qui étaient déjà en grande partie prévues dans son programme :
- Augmentation de la durée de cotisation pour les retraites,
- Les maisons de services au public qui vont se multiplier à la place des services publics,
- Une baisse de l’Impôt sur le revenu, mais financée par le « travailler plus » et la baisse des dépenses publiques…

Macron a beau pointer certains enjeux fondamentaux, comme la dépendance, la présence des services publics sur le territoire, les réponses restent dangereusement évasives, notamment sur un éventuel revirement de sa part des suppressions de 120.000 fonctionnaires prévues, sur le gel des
fermetures d’écoles et d’hôpitaux tandis qu’il valide implicitement les projets de réforme de la fonction publique et de l’Education.

Rien sur l’augmentation du SMIC, sur le rétablissement de l’ISF ou une réelle lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. On repassera donc plus tard pour la justice sociale et fiscale !

Et sur les questions environnementales ? c’est le vide abyssal sur le fond malgré les mobilisations de plus en plus massives… et la création « d’un conseil de défense écologique » aux accents militaires ne convainc en rien.

Le logiciel ne change donc pas : méritocratie assumée, « travailler plus », et prend même des airs inquiétants autour des thèmes « travail, famille, patrie » qui renvoient à une époque qu’on voudrait ne pas voir revenir.

Le discours d’Emmanuel Macron sur les thèmes de l’immigration a de quoi inquiéter tant il joue sur des amalgames et une ligne qui n’a que peu à envier à l’extrême droite. Il pointe les abus de l’immigration, et d’emblée un islamisme radical… on est tout aussi inquiet sur ce que pourrait être « un patriotisme inclusif » qu’il revendique.

Macron a donc confirmé son cap, revendiquant sa « modernité » et niant les alternatives portées par le mouvement social et les gilets jaunes, alternatives économiques, sociales, et écologiques que porte également Solidaires.

Notre réponse collective doit à nouveau se traduire par des mobilisations massives dans la rue, dans nos entreprises, et nos services. Nous devons créons les conditions de luttes de lutte victorieuse en commençant pour convaincre que cela est possible, dans l’unité.

Le libéralisme n’est évidemment pas une fin un soit. La répression et l’autoritarisme sont l’illustration sécuritaire d’un pouvoir qui craint notre contestation. Le mouvement social est évidemment porteur d’alternatives.

A Solidaires, nous avons des propositions qui sont autant de revendications pour l’emploi
(le statut protecteur du salarié), le partage du travail (32H sans perte de salaire), l’augmentation des salaires, le développement des services publics garants d’égalité et de démocratie.

Des revendications contre les discriminations, pour l’égalité femmes hommes, pour une liberté effective de circulation et d’installation ou encore pour la défense de l’environnement.

Face à Macron et son monde, face au capitalisme, la modernité c’est bien nous, c’est le syndicalisme de lutte et de transformation sociale.

Pour se battre ensemble, Solidaires est dans la rue ce 1ermai et nous y retournerons le 9 mai prochain pour la Fonction publique et les services publics et aux côtés de toutes celles et ceux qui aspirent à la justice sociale, fiscale, et écologique.

Prise de parole de Solidaires Auvergne à Clermont-Ferrand

Le 1er mai est une journée de lutte internationale de solidarité et de lutte pour la justice sociale.
C’est un symbole toujours vivant.

Ce jour est un moment de solidarité entre tous ceux et toutes celles qui luttent pour leurs droits :
comme ces dernières semaines en Algérie, avec les enseignant-es polonais-es en grève depuis un mois, les travailleurs-euses du Brésil face à la dictature de Bolsonaro, en Turquie, en Palestine, en Hongrie... Ici, en France avec les travailleurs sans papiers qui veulent l’égalité des droits et être régularisés...

Depuis plusieurs mois, ici, en France, les dérives liberticides se multiplient : gardes à vues illégales de manifestants, poursuites judiciaires éclairs contre les militants écolo, journalistes empêchés de faire leur travail, violences policières dénoncées par l’ONU (dont l’utilisation, contre les gilets jaunes, de Lanceurs de Balles de Défense reconnus comme « arme de guerre » par l’international)...

Dans ce climat délétère, les annonces de Macron, suite à un grand débat tronqué, dont il dit
avoir « beaucoup appris » tout en déclarant qu’il ne changera rien, ne répondent pas à nos
exigences de fond ni à celles qu’expriment les Gilets jaunes depuis 6 mois.

Rien sur l’augmentation du SMIC, sur le rétablissement de l’ISF ou une réelle lutte contre la
fraude et l’évasion fiscale. On repassera donc plus tard pour la justice sociale et fiscale !

Rien non plus sur les questions environnementales malgré les mobilisations de plus en plus
massives…
La création « d’un conseil de défense écologique » aux accents militaires
s’apparente à un coup de com’ de plus !

Le président a beau pointer certains enjeux fondamentaux, comme la dépendance, la présence
des services publics sur le territoire, les réponses restent évasives, notamment sur un éventuel
revirement de sa part des suppressions de 120 000 fonctionnaires prévues, sur le gel des
fermetures d’écoles et d’hôpitaux renvoyé à la responsabilité des maires. Dans le même temps,
les projets de réforme de la fonction publique et de l’Education sont validés implicitement.

Sans toucher à l’âge légal de départ à la retraite, en changeant les règles, le gouvernement
nous obligera à travailler plus longtemps pour avoir une retraite inférieure !

Nous ne voulons plus de travail, nous voulons du travail pour toutes et tous !
Le discours sur les thèmes de l’immigration, sur une laïcité qui s’oppose au communautarisme
des quartiers a de quoi inquiéter tant il joue sur des amalgames et une ligne qui n’a que peu à
envier à l’extrême droite. Macron en rajoute après la loi Collomb en soutenant au niveau européen l’accroissement des moyens de l’Agence Frontex perpétuant ainsi une approche policière face aux rescapés de Méditerranée. Non Macron n’est pas l’alternative à Horban et Salvini qu’il laisse croire.

Ici à Clermont-Fd comme ailleurs sa politique reste celle des expulsions, des exclusions et des
existences brisées.

Solidaires appelle à participer massivement aux prochaines manifestations de RESF notamment samedi 25 mai veille des élections européennes pour dire Non à l’Europe forteresse.

Entre éléments de langage et enfumage, cette politique qui se maintient en dépit de la colère
populaire alimente encore le désarroi et pousse une partie de la population dans les bras de
l’extrême droite, alors que cette dernière a toujours été l’ennemie des peuples. Macron a beau
jeu de se présenter comme rempart, ses mesures sont antisociales, sa politique migratoire est
raciste.

Tous ensemble, faisons de ce 1er mai une étape importante pour imposer une autre politique,
basée sur la justice sociale, fiscale et écologique, pour l’égalité des droits, pour les libertés et
contre les violences policières.

A Solidaires, nous pensons que le syndicalisme doit se regrouper pour ces objectifs, nous voulons aussi agir avec tous ceux et toutes celles qui les partagent, c’est ce que nous avons fait en manifestant avec les Gilets jaunes.

Notre réponse collective doit à nouveau se traduire par des mobilisations massives dans la rue,
dans nos entreprises, et nos services pour montrer notre détermination, notre volonté de
construire une société qui ne soit pas celle de la loi du fric. Un monde solidaire, qui ne s’arrête
pas à nos frontières !

Luttons ensemble pour le progrès social, pour une autre répartition des richesses, pour la paix
et la solidarité entre les peuples.

Tout peut encore basculer, refusons leur monde d’injustices et d’inégalités, luttons pour le
changer !

Prise de parole de l’intersyndicale des retraités à Clermont-Ferrand

Il a été fait lecture par un militant de Solidaires Retraités du communiqué national suite aux annonces de Macron

Annonces du Président de la République : demi-mesures, l’injustice perdure !

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Article publié le 2 mai 2019


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Email : contact@solidaires-auvergne.org

28 rue Gabriel Péri 63000 Clermont-Fd

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