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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Vaucluse (84)

Marée populaire

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, Marée populaire le samedi 26 mai, AVIGNON, GARE CENTRE 10H30

Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française :

  • politique d’austérité, précarité accrue au travail
  • destruction des droits des salarié.es du privé comme du public,
  • introduction de la sélection à l’entrée de l’université,
  • casse des services publics,
  • aggravation du sort des sans emplois, des intermittent-es et donc de la culture,
  • réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice,
  • loi répressive contre les migrant.es,
  • priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information,
  • introduction de l’état d’urgence dans le droit commun,
  • répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires,
  • utilisation de l’égalité femmes-hommes comme simple outil de communication…
  • Et bientôt la sécurité sociale et les retraites…

Mais la dépense ne compte pas pour :

  • Réforme de l’ISF,
  • disparition de la flat tax,
  • maintien du CICE et du CIR,
  • évacuation des universités par les CRS,
  • évacuation de Notre-Dame-des-Landes par les CRS et militaires,
  • sans oublier une politique militariste au niveau international.

La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a pour objectif de créer un effet de sidération et ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail (cf Carrefour, 1 milliard de bénéfices qui va licencier 2000 personnes). En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.e.s, Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Élu grâce au vote républicain contre le FN, Macron gouverne en monarque, hier à coups de 49,3, aujourd’hui à grands coups d’ordonnances. Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité. Mais cela concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre, et donc chacun.e d’entre nous.
Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonné.e.s, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandisé.e.s, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ?
Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès du soutien aux grévistes.

Il s’agit maintenant d’aller plus loin, de faire converger nos luttes, d’unir nos forces et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort qui nous est promis. Il faut forcer Macron à nous entendre et à retirer ses projets.
Il nous faut rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble ce grand rendez-vous citoyen.

Le pouvoir bluffe. Il est fragile, ses pieds sont en argile. Sa puissance ne repose que sur nos divisions et notre non-mobilisation. Il craint comme la peste la convergence des luttes. Ils ont l’argent et les forces de maintien de l’ordre. Avec 42 organisations syndicales, politiques, associatives, citoyennes, nous avons le nombre et la légitimité. Nous sommes des pions mais nous sommes des dizaines de millions. Rien ne résiste à la marée qui monte. Ils ne sont qu’une poignée dans leurs palais d’argent. Il est plus que temps de leur faire comprendre…

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Article publié le 26 mai 2018


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