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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

NON À L’EUROPE FORTERESSE.SOLIDARITÉ AVEC LES MIGRANTS

Politique de « tri » - expulsions de familles – loi « asile immigration » -
Précarisation des exilé.e.s – Chasse aux SANS PAPIERS – Europe forteresse
Face à l’indignité organisons la solidarité !
MANIFESTATION
SAMEDI 18 MAI 14h
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE, AFFIRMONS QUE ÉGAUX- ÉGALES
PERSONNE N’EST ILLÉGAL !
PLACE de la victoire / CLERMONT-FD

à partager massivement l’événement Facebook
https://www.facebook.com/events/321271641874764/

Tract d’appel de RESF 63 en PJ

La campagne électorale qui se termine aura mis en avant encore et toujours la question de l’immigration. Surfant sur les haines et les colères, toutes les extrêmes droites européennes instrumentalisent une question sur laquelle les institutions européennes font preuve de leur incurie.

Si crise il y a, elle est bien celle des institutions européennes et des politiques nationales face aux
conséquences des guerres en Syrie, en Libye et à tous les désordres du monde. En vingt ans, l’inconséquence, la xénophobie et le manque de courage face aux extrêmes-droites ont transformé la mer Méditerranée en cimetière et les marins qui tentent de secourir les rescapés peuvent se retrouver devant un tribunal.

NON MONSIEUR MACRON VOUS N’ÊTES PAS UNE ALTERNATIVE !

La situation en France n’autorise pas Macron et ceux qui soutiennent sa politique à la montrer comme une alternative aux approches nationalistes. Dans la France de Macron, on expulse une centaine d’étrangers par jour (autant que durant le quinquennat de Sarkozy).

Dans la France de Macron, les jeunes, souvent mineurs qui arrivent sans famille au prix de périples
terribles, voient systématiquement leur minorité contestée et lorsqu’ils vivent dans un squat pour ne pas dormir dans la rue, ils se retrouvent également devant les tribunaux. Les procès pour délit de solidarité se multiplient et la loi Collomb est venue comme les lois précédentes réduire les droits et précariser un peu plus les demandeurs d’asile.

Les témoignages sur les conditions d’accueil au Bureau des étrangers dans les préfectures font honte à la notion de service public.

Dans ces élections européennes, il se trouve même en France quelques « crétins », pour vouloir supprimer l’Aide Médicale d’État c’est-à-dire l’aide médicale résultant du minimum d’humanité. Alors quand nous entendons le président de la République chercher l’électorat xénophobe en expliquant que l’immigration fut un grand thème de son « grand débat », ce qui est un mensonge, nous ne voyons vraiment pas ce qui l’autorise à vouloir faire la leçon à Horban en Hongrie ou à Salvini en Italie et à laisser croire qu’il est la solution quand sa politique fait pleinement partie du problème.

SUPPRIMER LE SYSTÈME « DUBLIN »

Le système « Dublin » qui oblige chaque migrant.e à voir traiter son dossier dans le premier pays européen où il a mis le pied est inefficace. Il affaiblit les droits de personnes en besoin de protection et mine la solidarité européenne. Après de terribles voyages pour arriver en Europe ce système transforme le parcours des migrants en véritable course d’obstacles faite de précarité, de discrimination, de souffrances et de vexations.

Il faut supprimer la réglementation « Dublin » et engager l’Europe dans une politique d’échanges réels avec les pays d’origine, une politique d’asile et d’accueil ambitieuse.

LA FRANCE AU SECOURS DE L’HORREUR LIBYENNE

Aujourd’hui cette France donneuse de leçons va plus loin. La France achète six embarcations rapides au profit des garde-côtes libyens pour faire face au « problème de l’immigration clandestine ».

Pour la première fois, la France affiche publiquement une collaboration bilatérale directe et concrète avec les garde-côtes libyens. En achetant six bateaux pour leur compte, la France participe au cycle de violations des droits humains commis en Libye à l’encontre des réfugiés et des migrants en donnant des moyens logistiques pour les intensifier.

Les garde-côtes libyens ont pourtant, à plusieurs reprises, délibérément mis en danger la vie et la sécurité des réfugiés et migrants qu’ils sont censés secourir : en repoussant à l’eau des personnes en détresse, en les menaçant de leurs armes, en tirant des coups de feu. Les viols, la torture, les exécutions extrajudiciaires, le travail forcé et l’esclavage font partie des violences extrêmes auxquelles sont exposés les réfugiés et migrants en Libye. Ces bateaux sont le symbole de l’externalisation vers la Libye des politiques européennes de contrôle des migrations.

ICI COMME AILLEURS

Cette politique générale de stigmatisation des migrant.e.s a bien évidemment ses réalités locales : quand des familles y compris avec de jeunes enfants se retrouvent à la rue –nous en voyons chaque lundi aux réunions de RESF-, quand des célibataires se voient « hébergés » dans des cabanes de chantier, quand la préfecture baptise « hôtel social » des locaux indignes, quand des adolescents attendent des mois avant d’être scolarisés, quand des enfants vivent dans la peur de l’expulsion de leur famille, quand cette politique indigne expulse et renvoie des gens brisés vers des pays qu’ils ont fuis.

L’attention aux personnes laisse place à la longue gestion des dossiers et des personnes peuvent se voir attribuer des récépissés de quelques mois n’ouvrant aucun droit et cela pendant des années. Ce n’est plus une politique c’est de l’acharnement… Et pendant ce temps la préfecture nous explique que tout va très bien madame la marquise et qu’il y en a qui ont vocation à être hébergés mais pas d’autres. En attendant, des dizaines dorment dehors.

IL FAUT UNE AUTRE POLITIQUE POUR LA FRANCE ET POUR L’EUROPE !

Macron, celles et ceux qui le soutiennent en France, celles et ceux qui lui ressemblent en Europe veulent renforcer les moyens de l’agence Frontex, police de l’immigration en Méditerranée. Augmenter les crédits d’une telle force d’intervention c’est renforcer la chasse aux migrant.e.s, les pousser à prendre toujours plus de risques pour le plus grand profit des passeurs. Augmenter les crédits de Frontex c’est rester dans une logique policière face à l’immigration. C’est refuser de construire réellement une alternative humaniste aux horreurs des trente dernières années. En Europe, un large mouvement associatif et militant appelle à se mobiliser avant les élections du 26 mai pour mettre enfin un terme à cette politique migratoire à travers la campagne #StopDublin.

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Article publié le 18 mai 2019


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