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Solidaires Yvelines - 78

NON au traçage numérique

Deux projets de traçage numérique se bousculent fin mars 2020 :
1) Le premier au niveau européen, bien engagé, pour la modélisation de la pandémie en fonction des déplacements de la population...Il est créé discrètement un groupe européen de recherche, JRC, Joint Research Centre (Centre de recherche conjoint). Huit grands opérateurs européens du téléphone mobile sont prêts à partager les métadonnées personnelles, à l’insu de leurs client.es... Leur nombre cumulé.es donne le tournis, plus de 350 millions (chiffres 2018), quant aux pays concernés, c’est l’ensemble des pays adhérents de l’Union Européenne... Voir le site : https://ec.europa.eu/jrc/en/news-list
2) Le second, abordé ci-dessous, est le projet gouvernemental Macron-Philippe-Castaner de surveillance sanitaire et de contrôle policier de la population : le logiciel téléchargeable StopCovid.

http://solidaires78.org/

► Le traçage numérique
Connivences entre politiques et opérateurs téléphoniques
La pandémie du Covid19 et la crise sanitaire sont les prétextes pour une nouvelle atteinte aux libertés individuelles...Les différentes mesures pour le contrôle policier de la populations se mettent en place. Le déploiement de 100 000 gendarmes et policiers a été bien précipité, sans aucune protection individuelle. Rappelez-vous les propos de Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, qui minimisait leurs besoins en masques de protection. Quel message renvoyait-il à la population ? Contrôle et sanction plutôt que la protection, on l’a compris comme tel.

Que de tapage médiatique autour de ces fameux drones tournants au dessus des immenses plages françaises pour la chasse aux contrevenant·es, pourtant bien distancié·es et éparpillé·es. Le pouvoir tape dur, plutôt que de faire confiance à la conscience collective. Le ministère de l’Intérieur vient de commander ce 12 avril 2020, plusieurs centaines de drones « policiers » pour 4 millions d’euros...

► Les informations contradictoires du gouvernement sont légions pour cacher son peu de réactivité : « on ne sait pas mettre correctement le masque ! » et pourtant pas si bête, elle, la population aurait compris la méthode pédagogique. De pas efficace, le masque, il est devenu indispensable fin avril, mais il faut les produire… Et que pensez des images sur BFM en mars, d’une policière hurlant sur les passant·es d’une rue populaire de Paris ? Pendant que Carrefour, Amazone, PSA et bien d’autres grandes enseignes, groupes ou industries continuent des activités non-essentielles et ne sont pas sanctionnés pour les risques pris par leur·es salarié·es. Il faut rester confiné·e mais il faut aller travailler, « quoi qu’il en coûte » pour votre santé. La Poste qui cache 24 MILLIONS de masques et fait travailler ses agent·es sans protection. Deux poids, deux mesures sont appliqués, la population et les travailleurs·euses restent, seul·es, les victimes de l’incurie de ce gouvernement.

►Guère de masques et guère de tests, aucune anticipation sanitaire...Mais une solution « miracle » sort soudain du chapeau, pour justifier la reprise de l’activité économique dès le 11 mai, le traçage numérique. Une nouvelle mesure « barrière », mais bien théorique.

► Le matériel de protection serait le téléphone portable, le « Mon Précieux » de tout à chacun, excroissance de l’oreille et du temps de cerveau disponible à la connexion... La toile se tisse, la technique numérique existe et fait tous les jours ses preuves. Vous subissez d’ores et déjà le profilage de votre identité consumériste, à votre insu. Aujourd’hui les GAFAM * peuvent savoir instantanément ce qui vous intéresse sur la toile pour mieux flatter vos envies par la publicité. Demain le pouvoir, qu’il soit démocratique ou pas, pourra également vous pister : tous vos déplacements et les personnes que vous côtoyez. Aujourd’hui, les données personnelles sont archivées un an par les opérateurs téléphoniques et informatiques en France, le saviez-vous ?...
Ce gouvernement, digne héritier des précédents qui n’ont eu de cesse de rogner sur les libertés individuelles, met en place « Une stratégie numérique d’identification de ceux ayant été en contact de personnes infectées ». Comment ?
Par la collaboration des opérateurs de téléphonie qui fournissent les données numériques de leurs abonné·es (toujours à leur insu) et par les outils de l’informatique et l’intelligence artificielle. Ainsi, sous couvert d’une crise sanitaire, la surveillance et le contrôle de la population, franchissent une étape dangereuse pour une société qui se dit démocratique et libre.

GAFAM* : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft – NATU : Netflix, Air BNB, Telsa et Uber – BATX : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi

NON à StopCovid pourquoi ?

Cette application est présentée tout d’abord comme une Protection Individuelle, histoire de rassurer la population reprenant le travail le 11 mai. Parce que le gouvernement a bien conscience que les mesures sanitaires indispensables ne seront pas prêtes. Cette application téléchargeable est un système d’alerte en cas de contact rapproché avec un contaminé du COVID19. Basée étonnamment sur la technologie Bluetooth (celle-ci est peu précise et donc inefficace). Une crainte est que ce logiciel, réplique de celui de Singapour, pourrait être plus intrusif quant aux données personnelles : outre la géolocalisation, il pourrait demander l’accès à l’ensemble des paramètres du téléphone, même en veille.

► Donc sans garantie sur la protection, l’utilisation et la destruction de ces données, conservées un an. Le PDG d’Orange réclame 2 ans, pourquoi ?
Utilisées par une agence sanitaire ou par la police ? A des fins de protection ou à des fins de verbalisation ?

► ► ► Efficacité sanitaire ? ► Aucune !
Sans test systématique de la population, comment savoir qui est contaminé et qui ne l’est pas.
Sur la base du volontariat, seul une fraction de la population sera tracée...
Le gouvernement compte-t-il sur la délation et la suspicion entre les individus ?

► Avec la collaboration des opérateurs de téléphonie, le gouvernement impose ses règles et muselle la contestation. Tout cela se fait sans consultation, sans débat, sans information loyale de la population.

Il profite de la crise sanitaire et du confinement, de l’impossibilité, pour nous, de manifester et de nous réunir, pour faire passer des mesures liberticides.

Ne nous laissons pas faire,
organisons la riposte !

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Article publié le 24 avril 2020


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