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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

PRISE DE PAROLE DE SOLIDAIRE, MANIFESTATION DU 29 JANVIER À CLERMONT-FERRAND

Depuis bientôt 2 mois, nous faisons grève et nous manifestons contre le projet de loi cassant notre système de retraite pour nous faire travailler plus longtemps.
De nombreux secteurs sont en grève, reconductible ou non.
Des actions, tel les dépôts symboliques d’outils ou vêtements de travail, se développent.
Les initiatives organisées par des femmes pour rendre visible le fait qu’elles seraient les grandes perdantes de cette réforme s’amplifient.

Le conflit ne s’essouffle pas,

il reprend son souffle et se diversifie.

Le projet de loi qui va être examiné par le Parlement à partir du 3 février entre désormais dans une nouvelle phase, notre mobilisation aussi.

Notre objectif reste toujours le même, son retrait !

Les conclusions du conseil d’état sur ce projet de retraite à points sont très sévères :
- flou sur l’âge de départ à la retraite, le taux d’emploi des seniors et les dépenses d’assurance chômage,
- étude d’impact insuffisante,
- projections financières lacunaires...
Cet avis ne fait que confirmer ce que nous sommes des millions à répéter depuis décembre, notamment en ce qui concerne les promesses faites aux enseignant-e-s, autres grands perdants de cette réforme.

Rien ne leur garantit d’avoir une retraite de même niveau que les autres fonctionnaires aux qualifications équivalentes. Une seule chose est sûre : si cette contre réforme était mise en œuvre, le montant de toutes les pensions baisserait et on devrait travailler de plus en plus longtemps.

Macron et ses ministres sont des menteurs !

On a raison de ne pas les croire, et d’exiger dans la rue le retrait du projet.
Ce projet ne tient pas la route et il n’y a rien à attendre de la « conférence sur le financement » qui va débuter demain et à laquelle Solidaires ne siégera pas.

Cette conférence n’est qu’un faux-semblant. Le gouvernement enfermé dans sa logique libérale de moins disant social refuse par avance toute augmentation des cotisations ou remise en cause des exonérations de « charges ».

Face à notre détermination, et au désaveu cinglant infligé par le conseil d’État le gouvernement est aux abois et ne trouve rien d’autre à nous opposer que la répression. Le gouvernement franchit un nouveau cap, après bien d’autres actes répressifs contre des manifestants.

Nous nous sommes rassemblés devant le commissariat pour soutenir nos camarades enseignant-e-s, étudiant-e-s et lycéen convoqués en audition libre pour avoir manifesté leur opposition aux épreuves de contrôle continu du baccalauréat.

Des camarades syndicalistes sont sous la menace de sanctions disciplinaires. La hiérarchie de l’Éducation Nationale, obéissant doigt sur la couture du pantalon à un ministre autoritaire se déshonore à porter plainte contre des élèves, des étudiant-e-s et enseignant-e-s qui ne font que défendre l’égalité devant le baccalauréat.
C’est inacceptable !

Ce sont à la fois leur personne et leur organisation syndicale respective qui sont attaquées pénalement et par leur administration : c’est une première depuis des décennies !

Mais le cas de Clermont-Fd est loin d’être isolé. Cette répression anti syndicale, systématique et sans fard, est à l’œuvre dans d’autres secteurs et sur tout le territoire.

Depuis le mouvement contre les lois travail puis contre les Gilets Jaunes, les violences policières contre les manifestant-e-s ont franchi un cap inadmissible.

En France, la démocratie recule mais ils ne nous ferons pas taire ! Nous ne nous laisserons pas impressionner. La répression n’anéantira pas notre espoir en une société meilleure.

Nous sommes debout, fiers de nos luttes !

Ils disent que nous ne sommes pas de leur camp ! Tant mieux !
Nous ne voulons pas de leur monde.

Tout ce qui constitue nos biens communs subit les attaques de ce gouvernement ultra libéral.

Ce projet de loi sur les retraites est une attaque contre toutes celles et tous ceux qui ne vivent que de leur travail.

Au-delà du seul aspect des retraites, notre lutte exprime un ras-le-bol généralisé et une volonté commune de dire STOP à la politique gouvernementale et au monde que l’on veut nous imposer.

De l’argent pour nos retraites et l’ensemble de la protection sociale,

il y en a !

Chaque collectif de travail qui se met en grève contribue à sauver les retraites pour des générations.

Chaque gréviste et chaque manifestant-e contribue à gagner le retrait du projet de loi.

Alors, en s’y mettant toutes et tous ( travailleuses et travailleurs, organisations syndicales, chômeurs, Gilets Jaunes, mouvements pour la justice sociale et climatique...) on va gagner !

On ne doit rien lâcher, on ne peut pas perdre !

On les aura !



Article publié le 30 janvier 2020


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Email : contact@solidaires-auvergne.org

28 rue Gabriel Péri 63000 Clermont-Fd

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