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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

PRISE DE PAROLE DE SOLIDAIRES À LA MANIFESTATION DU 16 JANVIER À CLERMONT-FERRAND

ci-dessous et en PJ

Pendant des semaines, le gouvernement, aidé de ses relais médiatiques habituels, a cherché à focaliser les débats sur l’âge pivot afin de mieux masquer l’impact de sa réforme.

Maintenant, avec l’appui des directions nationales de la CFDT et de L’UNSA, il tente de convaincre l’opinion publique que de véritables négociations ont eu lieu et qu’entre personnes responsables un compromis, qui constituerait une avancée majeure, a été trouvé…

En réalité, le projet de loi contient tous les éléments que nous ne cessons de dénoncer et de combattre depuis le 5 décembre. Le pseudo retrait de l’âge pivot du projet de loi et la mise en place d’une soi-disant négociation verrouillée à l’avance sur le financement, sont un marché de dupes et une arnaque.

Le 1er ministre déclare qu’il est temps d’arrêter la grève !
Est-ce qu’on a besoin de son avis ?
Non, nous poursuivons notre lutte !

Le mini pas de côté du gouvernement est la preuve concrète que la force de notre mouvement peut contraindre le gouvernement à revoir ses objectifs à la baisse.

Et s’il y a un point sur lequel on n’est d’accord avec Édouard Philippe, notamment les cheminots en grève depuis plus de 40 jours, c’est que la grève n’a que trop duré !

Il est temps, en effet que Macron renonce à son projet. Le jusqu’au-boutiste, c’est lui ! Qui s’acharne à imposer une contre-réforme dont personne ne veut.

C’est bien tout le projet de réforme des retraites par points qu’il faut retirer, et c’est un combat majeur pour la justice sociale ! 

À Solidaires, nous réaffirmons qu’un recul de cette ampleur ne se négocie pas, il se combat !

Notre modèle social est attaqué sans cesse par les tenants de ce système capitaliste.

Face à celles et ceux qui nous disent qu’il faut savoir arrêter une grève …
nous répondons : amplification du mouvement !

Cette semaine, encore, nous avons montré que nous ne lâchions rien !
Et la population continue à nous soutenir.

Nouvelle claque pour le gouvernement, selon un sondage réalisé après les annonces du 1er ministre, le mouvement social est toujours soutenu par 60% des personnes interrogées et 67% se déclarent inquiètes de la création d’un régime soi-disant universel des retraites.

C’est bien la preuve que les mensonges gouvernementaux ne trompent pas.

C’est la preuve également que notre combat pour le retrait complet du projet est légitime.

Il faut que ce soutien se traduise réellement dans la rue et par la grève.

Nous avons la responsabilité, en tant qu’organisation syndicale, d’amener encore plus de monde à nous rejoindre. Nous avons besoin de toutes et tous pour créer le rapport de force qui nous permettra d’arracher notre objectif commun, le retrait total du projet de loi !

Et peu importe si nous sommes syndiqué-e-s ici ou là, ou non syndiqué-e-s, si nous portons un gilet jaune, vert, rouge, arc-en ciel… Il faut gagner, et nous devons tout faire pour ça ! Uni-e-s nous sommes plus fort-e-s !

Plus la mobilisation s’ancre dans la durée, plus il faut varier les modes d’action en plus de la grève qui demeure indispensable et notre meilleure arme pour faire céder le gouvernement.

La marche aux flambeaux de samedi dernier a été appréciée. Mardi, l’action mur et jeté de livres devant le Rectorat initiée par les personnels de l’Éducation Nationale mobilisés a été largement relayée par la presse nationale et même évoquée à l’assemblée nationale.

Il faut continuer et multiplier les initiatives. Pourquoi ne pas envisager un blocage des centres commerciaux avec distribution de tracts appelant la population à se joindre au mouvement en boycottant les soldes et la consommation ?
Partout en France et dans de nombreux secteurs professionnels, les salarié-e-s jettent symboliquement leur outil de travail à la figure du gouvernement.

Nous avons besoin d’être visibles,
il ne faut pas laisser croire qu’on arrive à la fin du mouvement.
La fin ça ne peut qu’être le retrait du projet de loi !

Soyons nombreu-se-s demain à 9h devant la cour d’appel de Riom pour la présentation des vœux en présence de nombreux notables et politiques. Et dans toutes les initiatives qui seront prises pour mobiliser le plus de monde possible.

Une autre marche aux flambeaux est prévue jeudi 23 janvier.

Vendredi 24 janvier, jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres devrait être la prochaine grève nationale.

Si chacun d’entre nous arrive à convaincre une ou deux personnes d’être en grève et en manifestation, nous serons encore plus nombreu-se-s que le 5 décembre.

Notre détermination à faire retirer ce projet
de régression sociale reste entière.

Et nous n’accepterons pas que le gouvernement prétende nous empêcher d’exprimer notre colère. En plein mouvement contre la réforme des retraites, Solidaires réaffirme son soutien au secrétaire de l’UD CGT de l’Allier qui risque d’être condamné pour des actions et des manifestations non autorisées. Il s’agit ni plus ni moins d’une attaque contre le droit de manifester, contre le mouvement social, contre le syndicalisme.

Dans plusieurs villes, les violences policières contre les manifestant-e-s ont franchi un cap inadmissible. Des camarades ont été tabassé-es, des cortèges ont reçu des tirs de LBD, de grenades de désencerclement et de lacrymogène. Les arrestations et garde-à-vues arbitraires et sans fondements se multiplient .

L’accumulation des violences, qui ont commencé pendant les manifestations contre les lois travail et se sont amplifiées contre les gilets jaunes, révèle une stratégie de la tension et de la peur menée par le gouvernement pour empêcher les salarié.es de manifester et d’exprimer leur refus de cette réforme des retraites. Cette stratégie fonctionne déjà en particulier sur la jeunesse.

L’Union syndicale Solidaires condamne l’ensemble de ces actes.

Le gouvernement , qui a totalement légitimée la violence à l’égard des manifestant-e-s, est directement responsable de cette stratégie du pire ! L’heure est grave. La démocratie s’efface devant cette violence volontaire de l’État et son autoritarisme croissant. Les violences doivent cesser, la liberté de manifester doit être respectée.

Nous condamnons de la même façon les propos scandaleux d’Eric Faidy, candidat LREM à la mairie de Clermont-Fd, dans son communiqué publié par le journal La Montagne. Contrairement à ce qu’il a osé déclaré, la violence n’est pas de notre fait, Nous, nous luttons pour conserver nos conquis sociaux et nos droits face à ce gouvernement et ses soutiens et représentants qui ne pensent qu’à les détruire les uns après les autres.

Continuons le combat tous ensemble !

Aucune force ne doit manquer, c’est pourquoi, Solidaires qui, depuis un an, a participé aux manifestations des gilets jaunes et en réponse à leur courrier adressé aux organisations syndicales, est favorable à ce qu’ils intègrent l’intersyndicale de lutte comme c’est le cas dans de nombreux départements.

Oui il faut continuer le combat !
Il faut élargir le mouvement !
Celles et ceux qui sont en grève depuis le 5 décembre
ne tiendront pas bien plus longtemps s’il se sentent seuls,
d’autres doivent prendre le relais.

Sans la grève nous ne gagnerons pas et nous ne pouvons,
nous ne devons pas perdre !

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Article publié le 17 janvier 2020


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28 rue Gabriel Péri 63000 Clermont-Fd

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