SOLIDAIRES
Nous rejoindre Journalistes Membres
Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

PRISE DE PAROLE SOLIDAIRES : MANIFESTATION DU 6 FÉVRIER

Depuis le 5 décembre, un mouvement d’opposition d’une ampleur inédite s’est construit contre le projet de casse des retraites. Après plus de 2 mois, les grévistes des secteurs en lutte et les manifestant-e-s sont toujours nombreux-euses et déterminé-es.

Chacune de nos mobilisations
est un pas de plus vers la victoire
dont nous ne devons pas douter !

Les obstacles sur le chemin du gouvernement s’accumulent et les critiques viennent de toutes parts : salarié-es et leurs syndicats, professionnels de la justice ou de la santé, associations de défense des droits des travailleur-euses handicapé-es....

Même les grands médias commencent enfin à faire entendre des doutes sur le bien fondé de la réforme. Le projet de loi est tellement bancal que le Conseil d’État lui-même l’a désavoué : en partie inconstitutionnel (sur les promesses de revalorisation faites aux enseignant-e-s et chercheur-se), il est totalement flou sur l’aspect du financement.

Nous sommes gouvernés par des incapables doublés de menteur-se-s !

L’étude d’impact du projet de loi tient plus de l’opération de communication que de l’éclairage sincère du débat parlementaire. Les cas-types qui y sont présentés sont délibérément faussés.
Mensonges sur un âge d’équilibre figé à 65 ans ! Alors que le projet de loi indique clairement qu’il va augmenter d’année en année.
Mensonges sur une hypothétique augmentation de la valeur du point d’indice dans la fonction publique. Alors même qu’il est gelé depuis 2010 et, a priori jusqu’en 2022.
Mensonges en ce qui concerne les femmes qui ont tout bonnement disparu des cas types présentés dans l’étude finale ! De même que leurs éventuels enfants…
La vérité c’est que le calcul sur l’ensemble de la carrière va paupériser la grande majorité.
La vérité c’est que les plus précaires, les chômeur-euses, les femmes vont être les plus pénalisé-e-s.
La vérité c’est que tout-es celles et ceux qui ont des métiers pénibles seront obligés de partir avec une retraite de misère ou seront cassés bien avant.
La vérité c’est qu’on va devoir travailler plus longtemps.
Malgré la désinformation et les mensonges du gouvernement, malgré les tentatives de discrédit des grévistes, la population continue de soutenir massivement notre lutte.
La guerre de l’opinion, nous l’avons déjà gagnée, reste à remporter celle pour le retrait de cette contre-réforme. Retrait que nous avons raison d’exiger !
Il n’est plus à démontrer que le système de retraite par point n’a rien d’égalitaire ni d’universel. À travers cette réforme, c’est le projet d’une société libérale et individualiste que le gouvernement tente d’imposer.
Ce mois de février est celui de la Conférence de financement (enfin, jusqu’au moment où celle-ci devrait capoter, Philippe ayant dores et déjà annoncé la fin de la partie).
Reste l’examen parlementaire ! Fidèle à la conception un peu particulière du dialogue démocratique de la République en Marche, le bureau de la Commission Spéciale Retraites de l’Assemblée nationale a divisé par deux le temps de parole des députés qui vont présenter des amendements contre la réforme des retraites. Une minute c’est peu pour argumenter ! C’est donc clair, peu importe les débats ! Le gouvernement veut imposer sa réforme à marche forcée !
Et il n’hésite pas à employer la force et les intimidations contre celles et ceux qui résistent : représentant-e-s syndicaux, militant-e-s antifascistes, Gilets jaunes, militant-e-s des associations pour le climat .... La répression est à l’oeuvre un peu partout.
La jeunesse est particulièrement touchée. La réforme des lycées tente de s’appliquer sous surveillance policière. A Clermont-Fd, deux étudiant-e-s et un lycéen ont été interrogé-e-s, au commissariat pour avoir participé à une action de blocage des Épreuves Communes de Contrôle Continu du baccalauréat.

C’est inadmissible !

Mais, il faut savoir qu’ailleurs, des lycéen-ne-s ont été gazé-e-s, matraqué-e-s, gardé-e-s à vue pour la même raison. Et ça, c’est intolérable ! Nous ne l’accepterons pas !

Solidaires dénonce la répression et appelle à soutenir tous les militant-e-s,notamment nos deux camarades de la FSU mardi 11 février à partir de 8 h 30 devant le commissariat de Clermont-Fd.

Ces deux enseignants syndicalistes sont convoqués, comme les précédents, Didier de SUD éducation et Fred de la CGT éduc’ation, pour avoir participé au refus des E3C au lycée Blaise Pascal le 18 janvier et ont aussi reçu une lettre les menaçant de sanctions administratives. Mais, le Recteur continue d’affirmer que les syndicalistes ne sont pas visés particulièrement !

Restons uni-e-s et déterminé-e-s contre ce gouvernement

qui nous méprise et ne représente que la finance !

Nous arrivons à un moment de notre mobilisation où il devient indispensable qu’on de débatte entre toutes les forces d’opposition à la casse de notre modèle social pour savoir comment continuer pour gagner.

La lutte est longue et difficile mais elle engage bien plus que nos retraites !

Nous nous battons pour un modèle de société
qu’on ne veut pas laisser détruire
alors, on n’a pas le choix !

On les aura !

Documents à télécharger



Article publié le 7 février 2020


Contact

Email : contact@solidaires-auvergne.org

28 rue Gabriel Péri 63000 Clermont-Fd

MEDIATHEQUE