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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Solidaires Auvergne

Prise de parole Solidaires mardi 17 décembre 2019

Nous étions plus d’un million dans la rue, dont près de 30000 à Clermont-Fd, le 5 décembre, pour commencer cette lutte. Encore très nombreux le 10 et le 12 et, pour certains secteurs, en grève reconductible depuis le 5, nous revenons plus déterminé-e-s que jamais ce mardi 17 décembre.

Après les annonces du 1er ministre mercredi dernier, les raisons d’être en grève et en manifestation demeurent.

Le gouvernement s’obstine à porter ce projet dont la majorité de la population ne veut pas !

Le gouvernement cherche systématiquement à nous diviser : salarié·e·s contre fonctionnaires, actifs/ actives contre retraité·e·s, celles et ceux qui ont un emploi contre celles et ceux qui en sont privé·e·s… Et, désormais, celles et ceux qui sont né-e-s avant 1975 contre celles et ceux qui sont né-e-s après !

Annoncer que les 1ers à pâtir de la réforme des retraites sont celles et ceux qui sont né-e-s après 1975 c’est mentir et c’est remettre en cause la solidarité entre les générations.

Nous ne laisserons pas le gouvernement nous diviser, nous refusons que nos collègues plus jeunes, nos enfants pâtissent encore davantage de ce recul social..

Qu’on ne compte pas sur nous pour laisser tomber les générations futures !

Notre force, c’est notre unité et notre volonté de faire céder ce gouvernement.

De plus, il est prévu que l’âge d’équilibre augmente d’année en année, nous serions donc toutes et tous obligé-e-s de travailler plus longtemps pour avoir une retraite un peu moins misérable !
A Solidaires, nous ne considérons pas que l’âge d’équilibre est la seule ligne rouge à ne pas franchir !

Nous rejetons en bloc cette contre-réforme !

Elle est défavorable à l’ensemble des travailleurs salariés et indépendants, du privé comme du public ne serait-ce qu’à travers le calcul de la pension sur toute la carrière.

Quant au minimum à 1000 euros (c’est à dire en dessous du seuil de pauvreté), il faut savoir qu’il était déjà présent dans la loi de 2003 et qu’il n’a jamais été appliqué. En plus, il ne sera donné que pour une carrière complète, alors même que les carrières des plus précaires ne le sont presque jamais !

C’est encore la misère pour les moins riches et le maintien des situations de dépendance des femmes qui ont les plus bas salaires et les carrières les plus discontinues.

La moitié de celles et ceux qui prennent leur retraite ne sont déjà plus en activité. Repousser l’âge de départ c’est allonger le temps où ces personnes devront avoir recours à l’assurance chômage et à l’assurance maladie.

Travailler plus et gagner moins, c’est non !

Nous ne nous laissons pas abuser par les soi-disant garanties en matière de pénibilité (notamment pour le personnel des hôpitaux), ou d’aides supplémentaires aux familles de plus de trois enfants ou aux parents (la femme le plus souvent) qui s’arrêtent de travailler jusqu’à l’âge de 6 ans d’un enfant.

Nous ne croyons pas plus aux promesses de primes pour les enseignant-es (primes conditionnées à des tâches supplémentaires et qui, de toute façon, ne compenseront pas la baisse des pensions), SUD éducation ne se rendra pas aux négociations.
Qui, d’ailleurs, pourrait encore faire confiance à ce gouvernement qui considère qu’oublier de déclarer 13 mandats (dont 11 toujours actifs) et des salaires révisés à la hausse de 50 000 euros (quand même !) est simplement une erreur !

Ce gouvernement qui prétend vouloir maintenir la retraite par répartition alors qu’il a pris conseil auprès d’ assureurs et financiers qui attendent avec impatience que la retraite par capitalisation s’implante en France.

Nous sommes dirigé-e-s par des menteurs et des voleurs !

Ce système n’a rien d’universel, hormis la baisse de toutes les pensions, il n’a rien à voir avec la justice sociale ! Et nous n’acceptons pas que le 1er ministre se réclame de Mendès France et du Conseil national de la résistance qui a été à l’origine de la création de la sécurité sociale en 1945.

Ce gouvernement détruit notre modèle social et refuse de prendre des mesures pour la transition écologique, tout ça pour le profit des plus riches et des multinationales.

Si cette réforme était bonne, le gouvernement l’appliquerait maintenant et pour toutes et tous ! Quand on veut supprimer les régimes spéciaux, pourquoi maintenir celui de la police dès à présent ? C’est bien parce que tout le monde pressent que cette réforme est injuste !

Pour Solidaires, ce projet n’est ni amendable ni négociable !

Solidaires exige le retrait pur et simple du projet porté par le gouvernement avec ou sans Delevoye !
Contre la retraite à points et la mort programmée de la sécurité sociale, nous revendiquons :
L’abolition du système de décote
• Le droit à la retraite pour tou·te·s à 60 ans maximum après 37,5 années de cotisation et la prise en compte des années de formation.
• Aucune pension en dessous du SMIC
• Un taux de remplacement à 75 % du dernier indice

Rien ne nous arrêtera ! Pas même la répression qui s’abat de plus en plus violemment sur celles et ceux qui luttent, y compris à Clermont-Fd !

On va gagner !

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Article publié le 17 décembre 2019


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28 rue Gabriel Péri 63000 Clermont-Fd

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