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Quand manifester n’est plus un droit mais un risque

AED

Les manifestations des travailleuses et des travailleurs ce 1er mai ont à nouveau fait l’objet de violences d’Etat contre les manifestantes et les manifestants, notamment en France, en Italie : interdictions de manifestation au dernier moment, arrestations sans motif, utilisation de la violence par les forces de l’ordre, sous prétexte de sécurité publique, contre tout manifestant sans distinction de comportement ni de nécessité absolue de protéger les biens ou les personnes…

Ainsi, de nombreux manifestants ont été blessés hier, dont l’avocat au Barreau de Turin, Gianluca Vitale, membre du bureau de notre association et à qui nous apportons tout notre soutien fraternel.

Les violences du 1er mai viennent confirmer une tendance de ces dernières années dans les pays européens : il devient dangereux de manifester pacifiquement sans risquer de se faire gazer, frapper par les forces de police, nasser et empêcher de circuler librement, voire même arrêter par mesure préventive et sans raison légale.

Sous des prétextes sécuritaires, le droit de manifester se réduit jour après jour et la violence sert finalement aux Etats à faire taire toute opposition trop bruyante.

L’association des avocats européens démocrates rappelle pour sa part qu’elle défendra sans relâche les libertés d’expression collective ou individuelle, libertés fondamentales et nécessaires à toute société démocratique. Les avocates et les avocats de nos associations resteront toujours mobilisés pour défendre ces droits et les victimes de répression, quelles que soient les intimidations des Etats contre l’exercice de la défense.

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>> Quand manifester n’est plus un droit mais un risque



Article publié le 7 mai 2019