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Solidaires Alsace 67/68

SNCF : Quand Direction rime avec Répression

La direction de l'établissement TER Rhénan de Strasbourg vient de prononcer la radiation pure et

simple pour deux collègues conducteurs de Mulhouse. Pourquoi ?

- Parce que ce sont des militants, actifs lors du dernier conflit, et parce qu'ils ont lutté avec conviction.

- Parce qu'ils ont refusé aux travers de toutes les pseudos réformes, que leur entreprise soit soumise à la destruction.

- Parce qu'ils ont refusé la soumission à l'application des dogmes de la Direction.

Pour SUD Rail, les différences d'opinion entre militants, et plus encore avec la Direction sont des sujets d'échanges, voire de luttes. Mais nous pensions, manifestement à tort, que l'éducation et la réflexion nous éviteraient d'être un jour confrontés à de telles perversions. Cette affaire nous prouve une fois de plus, que l'homme et la femme sont capables du pire lorsqu'ils sont animés d'une haine revancharde, sans réflexions ni considérations aucune.

Comment interpréter la posture de notre Direction ?

- Il y a eu des omissions dans les comptes rendus,

- il y a eu des manipulations d'agents et de clients,

- il y a eu violation des obligations de l'employeur,

- et pour finir, il y a eu des sanctions.

Que les militants des organisations syndicales de LUTTE comme SUD-Rail empêchent la Direction de faire ce qu'elle veut, c'est un fait. Mais attiser la haine, et finalement n'avoir aucune considération pour les familles qui vont à la destruction, ce sont des méthodes d'un autre âge dont nous nous sommes crus prémunis. Manifestement l'éducation ne suffit pas pour être capable d'engager une réflexion.
Les faits reprochés à nos collègues sont calomnieux pour la plupart, et largement amplifiés par une Direction revancharde.

Nos collègues ont donné leurs explications, vous pouvez les consulter librement, rendez vous sur le site sudrailstrasbourg.fr.
Vos collègues ont besoin de vous, et gageons que vous serez nombreux à les soutenir, dans cette lutte contre la répression syndicale. Sanctionner deux agents professionnellement exemplaires pour des faits amplifiés et déformés EN DEHORS de leur temps de travail, est-ce répréhensible ? peut-être...
Mais est ce que cela est suffisant pour les radier, certainement pas !
Par contre, ce qui est sur, c'est qu'un agent qui frappe son collègue à Bâle peut toujours travailler dans notre entreprise. Deux poids deux mesures vous avez dit ?

Oui, nous l'affirmons avec conviction, cette sanction est une cabale syndicale, et nul doute que nous gagnerons la bataille judiciaire !
Mais à quel prix ? Deux familles dans la précarité et au bord de l'implosion ?
Est-ce cela la mise en application d'une vision d'élu socialiste ?
Le témoignage d'une personne dans un train, réclamé par notre Direction plus de 15 jours après les faits, aura donc suffit pour radier des cadres deux collègues.

Il est impératif de commencer à réfléchir sur ce que représente cette situation.
Nous avons d'un côté la parole de deux salariés, aux états de services irréprochables, reconnus unanimement comme de bons professionnels et de bons collègues.
D'un autre, un témoignage à postériori d'une cliente.
Si vous pensez comme nous, qu'il y a comme qui dirait un léger problème dans l'énoncé, mettez vous un instant à la place de vos deux collègues...

Enfin, si vous êtes arrivé jusque là dans la lecture de ce tract, élargissez votre réflexion, et réfléchissez au nombre de fois où vous êtes seul pour gérer des situations critiques, donc forcément en première ligne pour subir la vindicte des clients, et potentiellement exposé à une dénonciation calomnieuse.
Pour nos collègues la réalité a largement dépassé la fiction.
Aujourd'hui les syndicalistes sont visés. Demain, pourquoi pas le conducteur inflexible ? le contrôleur pas assez rentable ? Oui, pourquoi pas vous ? Une fois la boite de Pandore ouverte, il sera difficile de faire machine arrière !

Même les dirigeants de l'UO de MSE trouvent cette façon de faire choquante, puisque le Chef de résidence de Mulhouse et Belfort appelle lui même les agents choqués psychologiquement à consulter un médecin, voire un psychologue !
C'est peu dire que nos dirigeants de proximité n'ont que trop peu de pouvoir et de considération sur ce type de sujet de la part de leur hiérarchie, ils en sont réduits eux aussi, à poser le sac d'une façon détournée !
Pour ceux qui étaient aveugles sur la violence que notre Direction est capable de déployer lorsque l'on ne rentre pas dans le moule de la pensée unique, cette situation doit offrir une autre vision et engager une vraie réflexion sur la poudre aux yeux que représente sa communication lorsqu'elle parle dans son beau magasine "Tempo" de CONSIDÉRATION, de COOPÉRATION, d'ORIENTATION, de DÉVELOPPEMENT.
Pour ce qui nous concerne, nous constatons exclusivement de la DÉNONCIATION, de la FABULATION, de la RÉPRESSION, de l'EXPLOITATION , de la MANIPULATION, et tout cela se termine par de la RADIATION !!


Le soutien de chacun est primordial !

La CGT, FO et SUD Rail vont unitairement apporter leur soutien dans cette lutte et, tous ensemble, nous gagnerons contre cette injustice !

HALTE A LA RÉPRESSION SYNDICALE

Soutenons tous ensemble Christophe et Mathieu, c'est dans l'action que nous obligerons la Direction à cesser toutes mesures de rétorsions !


POUR SOUTENIR CHRISTOPHE, première victime de la répression :

Participez à la cagnotte sur Pot Commun : https://www.lepotcommun.fr/pot/ebj34tpy



Article publié le 7 octobre 2016


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