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Tunisie : quand fuir la police peut être mortel

Amnesty international

Un an après la mort d’Omar Labidi, la lutte pour que les forces de sécurité rendent des comptes pour les abus commis continue.

Si les autorités tunisiennes ont vraiment l’intention de s’attaquer au problème de l’impunité dont jouissent les forces de sécurité, qui sont accusées de graves violations des droits humains, elles doivent veiller à ce que les faits de brutalité policière les plus marquants survenus au cours de l’année écoulée ne restent pas impunis. C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui Amnesty International.

Il y a un an, en mars 2018, Amnesty International s’est jointe à 15 organisations tunisiennes et internationales de défense des droits humains pour appeler le gouvernement tunisien à prendre des mesures concrètes contre les membres des forces de sécurité qui cherchaient à mettre un terme aux poursuites engagées contre eux, en menaçant les juges ou en les soumettant à un chantage. Or, les autorités tunisiennes n’ont pour l’instant pas fait grand-chose en ce sens. L’inaction face aux menaces proférées par de puissants syndicats de la police censés avoir été créés pour défendre les droits et les intérêts des membres des forces de l’ordre est devenue l’une des principales raisons de l’impunité dont jouissent les auteurs d’atteintes aux droits humains, les juges chargés de l’instruction des dossiers craignant les pressions et les représailles.

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Article publié le 7 avril 2019