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Actualités internationales

Turquie - Solidarité avec les grévistes de la métallurgie !

L’Union Syndicale Solidaires condamne l’interdiction du droit de grève en Turquie !

Ce matin à 10h, 2 200 ouvriers de la métallurgie, syndiqués à Birleşik Metal-İş se sont mis en grève simultanément sur 26 lieux de travail en Turquie.

Il y a un mois, le syndicat de la métallurgie Birleşik Metal-İş, avait annoncé ce mouvement. Les ouvriers protestent contre l’intransigeance du syndicat des Employeurs de la Métallurgie et de l’Électromécanique (EMIS). Ce dernier, dans le cadre des négociations sur la convention collective, propose en effet des augmentations dérisoires.

Les ouvriers en grève demandent des augmentations de salaires dans le cadre de la renégociation des conventions collectives. Dans un contexte où le coût de la vie a fortement augmenté ces derniers mois du fait de l’inflation galopante qui résulte directement de la politique de guerre et autoritaire du gouvernement AKP, le gouvernement a fait le choix d’interdire cette grève invoquant des « troubles pour la sécurité nationale ».

De plus, le 18 janvier 2017, le gouvernement annonçait l’interdiction de la grève dans l’usine Asil Çelik Sanayi où travaillent 674 ouvriers, invoquant des risques de « trouble à la sécurité nationale ». Le syndicat Birleşik Metal-İş a protesté en déclarant que « le fait que le gouvernement, soutenant les patrons, fasse obstacle aux droits des ouvriers garantis dans la constitution n’est pas conforme à un pays démocratique. Cela signifie que nous ne sommes pas un pays démocratique. ».

Comme souvent, des multinationales françaises ou implantées en France, telles que General Electric, Schneider Électrique, Schneider Energie ou encore ABB Électrique, et GE Grid (filiale d’Alstom) sont concernées.

L’union syndicale Solidaires apporte son soutient aux ouvriers grévistes de la métallurgie, et dénonce le système dictatorial qui s’est mis en place en Turquie. Interdire la grève des métallurgistes n’est que la dernière en date des exactions de ce régime qui montre chaque jour de manière plus évidente son caractère autoritaire.

L’Union Syndicale Solidaires dénonce également le comportement honteux des multinationales françaises et étrangères qui, pour maintenir de bas salaires et augmenter leurs profits, se font les complices d’un gouvernement autoritaire bafouant chaque jour davantage les droits et les libertés fondamentales des travailleurs et des contestataires.

Les gouvernements et compagnies européennes impliquées doivent agir pour que soit respecté le droit des travailleurs et les droits et libertés fondamentales.

Paris, le 20 janvier 2017.

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Article publié le 21 janvier 2017