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Un surveillant condamné pour le passage à tabac d’un détenu à la maison d’arrêt de Villepinte : l’arbre qui cache la forêt

Communiqué OIP

Le 9 novembre, le tribunal de grande instance de Bobigny a condamné à douze mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction d’exercer un surveillant pénitentiaire qui avait commis des violences aggravées contre un détenu. Une condamnation rare pour un phénomène qui l’est beaucoup moins. Les personnes détenues victimes de violences de la part de personnels peinent, le plus souvent, à obtenir justice.

Les faits remontent au 23 avril 2018, à la maison d’arrêt de Villepinte, en Île-de-France. Ce matin-là, Monsieur K., surveillant dans l’établissement, va trouver un détenu en cellule, l’en sort, le roue de coups de pieds, de poings et de genoux, l’agrippe par les cheveux et le jette contre le mur et au sol. Il indique ensuite que c’est le détenu qui l’a agressé et celui-ci est placé préventivement au quartier disciplinaire.

Mais la scène a été filmée par une caméra de surveillance, dont le surveillant avait oublié la présence. Et la victime, qui a écopé de quatre jours d’ITT, a décidé de se constituer partie civile « pour que cette personne n’exerce plus dans la maison d’arrêt », expliquera-t-elle lors de l’audience à laquelle l’OIP a assisté. Projetées pendant le procès, les images de vidéo-surveillance ne laissent aucun doute sur les agissements de M. K. Celui-ci est par ailleurs connu pour ses écarts de comportement – il se présente lui-même comme la « bête noire » des détenus – et bénéficie visiblement de peu de sympathie de la part de la direction de l’établissement et de ses collègues de travail.

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>> Un surveillant condamné pour le passage à tabac d’un détenu à la maison d’arrêt de Villepinte : l’arbre qui cache la forêt



Article publié le 14 novembre 2018