Centre d'études et de formation interprofessionnel
Formation interprofessionnelle

Violence Manageriale et Souffrance au Travail

Organisme : Solidaires Alpes Maritimes
Lieu : NICE (06000)
Date de début : 6 décembre 2021
Date de fin : 7 décembre 2021
Durée : 2 jours
Thématiques :
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Demande à envoyer rapidement à l’employeur avant le 6 Novembre 2021
CFESS pour les non élus CSE
Formation SSCT pour les élus titulaires ou suppléants
Imprimés à nous demander

Contact : formations06@laposte.net

JOUR 1 :
- Violence et souffrance au travail versus « Risques psychosociaux »
L’irruption de la souffrance au travail : une remise en perspective historique
et politique (d’après, notamment, les travaux de la sociologue Danièle Linhart).

1) Qu’est-ce que la santé ? Intérêt de la définition officielle de l’OMS.
2) Le stress, une notion dont l’utilisation est souvent idéologique :
- Le stress selon les biologistes : les réactions du corps (Selye).
- Le stress selon les psychologues : les réponses comportementales
(Lazarus).
Présentation de deux expériences : Weiss (effets du « pouvoir
d’agir ») et Seligmann (la « résignation acquise »).
- Le stress selon les épidémiologistes : les questionnaires et leur
exploitation statistique pour déterminer les facteurs de stress (le modèle
de Karasek).
3) Harcèlement moral (individuel) et harcèlement organisationnel.

Le travail : des pathologies causées par l’organisation aux impacts sur le « vivre ensemble » (d’après, notamment, les travaux du psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours). Qu’est-ce que travailler ? Le travail de pure exécution n’existe pas. Les stratégies de défense. Le rôle des collectifs. Le « management » comme outil de domination et vecteur de destruction, de désolation et de mensonge généralisé. Et pourtant, ce « travail »-là n’est pas une fatalité.
Violence et consentement : sur la banalisation du mal. D’Étienne de La Boétie (1550) et Hannah Arendt (1963) à Christophe Dejours, dans son ouvrage « Souffrance en France » (1998) : personnalités et comportements normopathiques, souffrance des plus impliqués dans leur travail, absence de témoignage des collègues, harcèlement,... L’expérience de soumission à l’autorité de Stanley Milgram (1960-62). L’éthique contre l’obéissance.

JOUR 2
- Les questions générales de l’action syndicale : revenir aux causes réelles,
remettre du collectif là où l’organisation et le management individualisent,
« Lorsqu’on lutte, on ne tombe pas malade ».
- Le cadre législatif et réglementaire,
« La santé au travail n’est pas négociable ».
- Les accords et les rapports. Intérêt et limites : des constats parfois justes,
mais avant tout une fonction dilatoire.

Les ressources du pouvoir syndical dans les entreprises.
Les pistes de l’action syndicale :
- Place et droits des salariés.
- De la démarche individuelle au débat et à l’action collective.
- Entretiens individuels et évaluations, que faire ?
- Droit d’alerte et de retrait.
- Agir avec d’autres.
- Intérêts et limites des expertises.
- Rendre visible ce que vivent les salariés.
- Des initiatives sur le terrain juridique.
- Intérêts et limites des initiatives vers l’extérieur (médias, élus,
associations,...).