Pour une reconversion juste de l'appareil productif – Séminaire de travail de l'Alliance écologique et sociale

L’Alliance écologique et sociale (ex-collectif Plus jamais ça) est née il y a six ans de la volonté de syndicats et d’associations de tisser des liens pérennes. Notre but : gagner sur des propositions fortes de rupture pour la justice sociale et environnementale. Construire désormais une écologie protectrice. 

L’Alliance écologique et sociale (AES) est pilotée par sept organisations : les Amis de la Terre, Attac, la Confédération paysanne, la FSU, Greenpeace, Oxfam et Solidaires. C’est aussi un réseau plus vaste de collectifs locaux, d’organisations associatives et syndicales.


L’AES défend une reconversion juste de l’appareil productif, qui ne détruise pas d’emplois pour les salarié⋅es des entreprises concernées mais soit au contraire synonyme de progrès social pour elles et eux. Pour cela, nous devons gagner de nouveau droits, et nous revendiquons un nouveau statut du salarié⋅e basé sur une Sécurité sociale professionnelle : droits à la formation professionnelle attachés à la personne et plus à l’entreprise, continuité du salaire entre deux emplois, maintien des droits du ou de la salarié∙e tels que l’ancienneté et transférabilité de ces droits d’un emploi à l’autre, sans passer par la case chômage. Autrement dit, nous défendons une écologie protectrice du monde du travail. Une véritable rupture écologique doit en effet impérativement être un moment de conquête de nouveaux droits qui la rendent possible et désirable.

Ce séminaire de travail est destiné à entrer dans le concret des implications de cette revendication, et des moyens de la gagner. Il est ouvert aux adhérent⋅es des organisations membres de l'AES ou de ses collectifs locaux.


Pourquoi cette revendication ? Qu’y mettent les organisations syndicales qui la portent ? Quelles différences avec d’autres propositions existantes dans le mouvement social ? 

Quels modes de financement imaginer ? 

A quelles échelles lutter pour la rendre imaginable et effective ? Sur quels outils juridiques, dispositifs d’action publique, solutions techniques, expertise et alliances s’appuyer pour la gagner ? 

Par entreprise, par bassin d’emploi, par filière, et au niveau national, nous réfléchirons aux moyens de lutter et de gagner avec des expert∙es et des équipes syndicales engagées dans cette réflexion. 


Programme indicatif

Matinée : plénières


9h30-10h : accueil

10h-10h30 : introduction 

10h-11h : état des lieux des revendications sur le nouveau statut du salarié∙e et la Sécurité sociale professionnelle

11h-11h15 : pause

11h15-12h30 : utiliser les outils des représentant∙es du personnel (pratiques d’enquête, procédures liées aux PSE) pour préparer collectivement la reconversion des salarié∙es


Après-midi : deux semi-plénières autour de cas pratiques


14h-15h30 : semi-plénières

1/ L’agriculture (avec des travailleurs et travailleuses de l’agriculture et de la chimie) : comment faire de l’agriculture un secteur d’accueil de salarié∙es qui se reconvertissent ? Quelles revendications gagner pour cela pour les salarié∙es agricoles (conditions de travail, d’emploi, de rémunération) et les exploitant∙es (revenu paysan) ? Comment se pose la question de la reconversion pour les salarié∙es qui produisent les pesticides ? 

2/ Les transports (avec des travailleurs et travailleuses de l’aérien et du ferroviaire) : les leviers pour faciliter la reconversion de salarié∙es de l’aérien dans le transport ferroviaire, l’action syndicale à mener pour cela dans le secteur de départ et dans le secteur d’arrivée, la promotion de l’industrie ferroviaire comme secteur d’avenir, les revendications à porter sur le petit véhicule électrique au regard des risques pour les travailleurs, travailleuses et riverain∙es des mines de lithium.

15h30-16h : retour en plénière, conclusions de la journée, perspectives


  • Organisme : CEFI Solidaires national
  • Lieu : Bagnolet (93000)
  • Date : 29 mai 2026
  • Durée : 1 jour

Vous inscrire à cette formation

Nous ne prenons pas d'inscription individuelle ou par les syndicats départementaux. Inscription obligatoire auprès des référent.es formation des Solidaires locaux, des fédérations et des syndicats nationaux qui transfèreront au CEFI national. Frais : transport et repas du midi par le CEFI national, hébergement et repas du soir par la structure inscrivante.

Seulement pour les référent·es : email pour les inscriptions