Le résultat du premier tour des élections municipales conduit l’extrême droite, dans ses diverses déclinaisons, à se trouver en position de s’emparer de plusieurs communes.
Pour Solidaires, les résultats de ce premier tour sont la conséquence de l’offensive que mène une partie du patronat français depuis des années, en finançant généreusement l’extrême droite et ses relais médiatiques. Ceux-ci diffusent une parole xénophobe et raciste et de détestation de toute forme de progrès social. Le Gouvernement et le président de la République ne sont pas en reste. Ils assument de mener des politiques d’austérité au service du capital, en s’attaquant directement aux droits des travailleurs et travailleuses, aux services publics et en multipliant les lois de stigmatisation des personnes étrangères et racisées.
Le bilan des municipalités tombées aux mains du RN est connu. Les maires d’extrême droite détruisent les services publics, mettent sous tutelle l’accès à la culture, s’attaquent à tous les dispositifs de solidarité, sèment la division et la haine, gèrent les personnels des collectivités par la peur et pratiquent une féroce répression anti-syndicale à l’encontre des représentant·es des personnels.
Pour Solidaires, l’urgent est de battre l’extrême droite qui n’apporte aucune solution aux revendications des travailleurs et des travailleuses. Pas une voix du monde du travail ne doit aller aux listes de l’extrême droite lors du second tour.
À plus long terme, le mouvement social a aussi son rôle à jouer pour faire reculer l’extrême droite, dans la rue comme dans les entreprises et les administrations. Les victoires du mouvement social font reculer l’extrême droite. Lors de ces municipales, dans de nombreuses communes les débats électoraux ont pu se concentrer sur des propositions initialement portées par les organisations syndicales et du mouvement social, comme la question de la rénovation des écoles, que Solidaires investit avec l’Alliance écologique et sociale.