Élections Municipales :
Dire non aux idées de haine de l’extrême droite !
Le RN est l’ennemi du peuple ! Ne pas se tromper de colère !
Dimanche 1er février 2026, Antoine Valentin, candidat du parti ciottiste UDR, allié au Rassemblement National, a été élu député de la 3 ème circonscription de Haute-Savoie.
Si celui-ci se défend d’être d’extrême droite, les faits nous montrent une toute autre histoire : Antoine Valentin, soutenu par le rassemblement national, est aussi le cofondateur de l’institut Politicae, une “école des maires”, projet central du projet Périclès. Cette structure a notamment bénéficié du soutien financier du milliardaire Pierre-Edouard Stérin.
Le soutien des milliardaires via la galaxie Stérin
Rappelons que le projet Périclès a pour but de diffuser dans la po-pulation les valeurs catholiques, traditionnelles, réactionnaires et libertariennnes et de faire élire
1000 maires d’extrême droite aux muncipales 2026. M. Stérin, lui, considère être au-dessus des lois en refusant de se rendre aux convocations de l’Assemblée Nationale afin de s’expliquer sur la mise à disposition de sa fortune pour influencer les élections de la République française, en favorisant l’élection des candidats d’extrême-droite.
L’explosion des propos nauséabonds
Des raisons objectives expliquent cette victoire d’un candidat d’extrême droite : un faible taux de participation (34,1%) et une dérive de plus en plus réactionnaire des courants politiques de la droite française, fragilisant ainsi l’idée d’un barrage républicain face aux idées de l’extrême droite. Cette dérive, toujours plus à droite, s’observe malheureusement partout avec la multiplication des propos (quand ce ne sont pas des agressions) racistes, islamophobes, antisémites dans notre société. On peut d’ailleurs le vérifier avec les posts du candidats RN à la mairie de Thonon Patrick Rean qui assume être raciste, oubliant que le racisme est un délit, pas une opinion !
La nécessité d’une réaction en Haute-Savoie
La Haute-Savoie, terre de résistance, ne peut oublier son passé face à ce danger : que ce soit sous l’occupation, face au nazisme ou à la milice, ou encore lors de l’assassinat par l’OAS, le 31 mars 1961, de M. Camille Blanc, ancien résistant et maire d’Evian.
Un contexte international toujours plus à l’extrême droite
A l’international, on observe aussi cette dérive avec la résurgence de l’impérialisme de certains pays comme les Etats-Unis ou la Russie, ou une sorte de néo-colonialisme, comme pourraient nous l’indiquer certains propos de nos dirigeant·es par rapport à l’Algérie par exemple. Ces idées ne nous mèneront qu’à une issue : la guerre ! Attention de ne pas entrer dans ce jeu en nous divisant comme l’espèrent les puissants qui s’enrichissent toujours plus. Les perdants seraient alors en premier lieu les femmes et les classes populaires !
Nos organisations alertent sur les résultats de cette élection et la mise en avant d’une politique qui ne fait que diviser et opposer les citoyen·nes au moment où il faut au contraire s’unir pour affronter les défis d’aujourd’hui : transition écologique, montée du racisme, du sexisme et de l’islamophobie, augmentation des inégalités et des conflits armés, montée du fascisme dans de nombreux pays du monde et menaces aux frontières de l’Union Européenne.