Motion du Bureau National de l’Union syndicale Solidaires du 5 mars 2026

Depuis sa création, Solidaires se bat contre les idées d’extrême droite, contre le fascisme et tou·tes celles ou ceux qui érigent en étendard la haine de l’autre, des immigré·es, des musulman·es, des juifs/juives, des personnes LGBTIQA+, des femmes, des personnes en situation de handicap.

Solidaires se bat contre celles et ceux qui prônent un pouvoir sans limite où l’autoritarisme serait la norme, la justice sociale une façade, et les libertés des exceptions.

Combattre l’extrême droite est pour Solidaires une évidence.

Par essence le syndicalisme est à l’inverse de l’extrême droite. Se battre pour les services publics, pour le droit des travailleur·euses, lutter contre toutes les oppressions et discriminations au travail, mettre en œuvre notre solidarité internationale, c’est lutter contre l’extrême droite. C’est l’organisation de la solidarité entre toutes et tous les salarié·es.

L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurs et des travailleuses. Elle sème la division, la haine, pointe des boucs émissaires et dans le même temps vote contre l’augmentation du SMIC et se range systématiquement du côté du patronat. C’est pourquoi, à chaque élection, nous appelons à ce que pas une voix du monde du travail ne se porte vers l’extrême droite.

Solidaires dénonce l’instrumentalisation de la mort du militant d'extrême droite Q. Deranque. Cette instrumentalisation a pour objectif et effet de dérouler le tapis rouge à l’extrême droite dans une terrible inversion des valeurs.

Pour Solidaires, c’est un basculement grave auquel nous assistons. Une inversion des valeurs fautive et qui nous donne le devoir de résister encore plus, nous syndicats, comme chaque organisation du mouvement social.

Nous résisterons pied à pied, et serons à l’offensive avec tou·tes celles et ceux qui partagent nos valeurs, l’impératif d’égalité, de liberté, de justice sociale, et de solidarité.

Nous continuerons à nous engager sur nos lieux de travail par notre syndicalisme au quotidien, en développant notre campagne contre l’extrême droite, et dans la construction d’initiatives les plus unitaires possible.

Nous réaffirmons que nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire.