Nous sommes féministes et antifascistes.
Némésis hors de nos manifestations !
Le féminisme d’extrême droite n’existe pas.
Depuis des années, des groupes de femmes d’extrême droite, principalement Némésis, perturbent volontairement les mobilisations féministes. Elles viennent systématiquement provoquer les manifestant·es en les insultant et en brandissant des mots d’ordre de haine qui sont à l’opposé des valeurs féministes et humanistes que nous portons. Elles sont accompagnées par un service d’ordre violent ou réfugiées derrière une sécurité privée.
Le contexte actuel étayé par des rapports journalistiques récents met en lumière ce que nous dénonçons depuis des années. La réalité du collectif Némésis repose dans l’utilisation de la lutte féministe pour promouvoir une rhétorique réactionnaire, essentialisante et raciste. Elles prônent une vision archaïque de la société, et défendent en réalité le retour des femmes au foyer au sein du modèle familial hétéropatriarcal. Némésis utilise les violences à l’encontre des femmes pour promouvoir un discours nationaliste, identitaire, sécuritaire et islamophobe, en visant les hommes racisés et étrangers comme seuls responsables des violences à l’encontre des femmes. Ses militantes s’en prennent en permanence aux femmes voilées. Ouvertement LGBTQI-phobes, elles font également des personnes trans des cibles privilégiées de leurs attaques, elles entretiennent la violence du patriarcat et du racisme contre les mouvements féministes.
Notre projet de société est aux antipodes de leur discours anti-immigrés, car nous exigeons une égalité pleine et entière dans le monde du travail pour toutes les femmes et pas que pour les femmes françaises et européennes (comme le prône l’extrême droite), dans la sphère domestique, dans la société toute entière.
Des manifestations instrumentalisées et sabotées
C’est pour ces raisons que lors de nos déclarations de manifestation aux préfectures, nous alertons sur le fait que ce groupe instrumentalise nos manifestations à des fins racistes et ne partage absolument pas les valeurs et le combat féministe que nous portons. A Paris, depuis 3 ans, la préfecture de police, non seulement les autorise à défiler derrière nos cortèges, mais les protège en les encadrant. Pourtant, les intrusions et provocations de Némésis suscitent peurs et inquiétudes parmi les présent-es et empêchent nos manifestations de se dérouler sereinement.
Nous refusons que nos manifestations soient compromises et instrumentalisées par des groupuscules racistes qui veulent silencier nos revendications.
La violence de l’extrême-droite est réelle
Depuis 10 jours et la mort violente d’un militant d’extrême droite à Lyon, de nombreux faits de violences et des menaces ont lieu à l’encontre des militant-es antifascistes, syndicaux, associatifs, politiques. Des associations féministes, des lieux militants sont également menacés dans un contexte où le récit et le narratif de l’extrême droite ont été valorisés par un certain nombre de médias sans démarche journalistique. Cela fait croître le climat de violence à l’encontre de toutes celles et ceux qui se mobilisent pour les droits des femmes et leur émancipation.
La marche d’extrême droite ayant eu lieu à Lyon, au cours de laquelle ont été observés des slogans racistes, et homophobes et des saluts nazis, a visibilisé la vraie nature de l’extrême droite violente, raciste, antisémite, homophobe et misogyne. Rappelons que l’extrême droite est responsable de meurtres racistes.
Pour le 8 mars 2026, Némésis a d’ores et déjà appelé à participer aux manifestations organisées par tous les collectifs et cadres unitaires féministes.
Il est inadmissible que les femmes ne puissent plus manifester dans un cadre respectueux et serein pour exiger leurs droits à cause d’intrusions et de provocations de ces groupuscules.
Nous exigeons de la part du ministère de l’intérieur et des préfectures de ne pas autoriser ces groupes d’extrême droite dont Némésis à se joindre ou à être proches de nos manifestations dont elles ne font qu’empêcher le bon déroulement en essayant d’imposer leur présence de façon violente.
Nous sommes déterminées à poursuivre nos luttes féministes, antiracistes, antifascistes et ne pas laisser le terrain à la haine raciste, à la haine des personnes LGBTQIA+, à la provocation et les violences à l’encontre des personnes racisé·es, des militant·es progressistes. Nous continuerons à protéger celles et ceux qui se joignent aux mobilisations féministes des provocations de l’extrême droite et de Némésis.
Notre mouvement est féministe, antiraciste et antifasciste.
Collectif GREVE FEMINISTE, le 28Février 2026 – Cadre unitaire réunissant des associations, syndicats, avec le soutien des forces politiques, qui organisent depuis plusieurs années les manifestations féministes du 8 mars, journée internationale de mobilisation pour les droits des femmes et celles du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
