Il y a 30 ans ...

Il y a 30 ans …

Le vendredi 26 janvier 1996, sur la région de Paris-Sud-Est, le premier syndicat SUD Cheminots qui deviendra très vite SUD-Rail, voit le jour. Très rapidement, d’autres syndicats régionaux seront créés à Paris-Est, Paris-Saint-Lazare, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Rouen, Metz-Nancy, Lyon, Chambéry et Montpellier. La position de la direction confédérale CFDT, durant le conflit social de 1995 dans le ferroviaire, a poussé des centaines d’adhérentes et d’adhérents à se coordonner, avec des camarades de la CGT, des non-syndiqué·es, pour créer un nouvel outil syndical avec comme ambition de « se donner les moyens d’un renouveau du syndicalisme ».

30 ans après, la fédération SUD-Rail est devenue une organisation syndicale incontournable dans le secteur ferroviaire et partie prenante du mouvement social avec l’Union syndicale Solidaires. En ce début 2026, nous sommes des milliers à faire vivre notre syndicalisme professionnel, interprofessionnel et international. Notre engagement est porté par trois incontournables : la défense immédiate des salarié·es, la volonté de changer la société et la nécessité constante d’être un contre-pouvoir.

Dans cette période de crises successives, notre projet syndical nécessite une réévaluation régulière, mais nous gardons toujours cette utopie qui peut avoir une incidence décisive sur les mouvements sociaux. Dès que nous le pouvons, nous faisons le maximum pour renforcer des luttes immédiates – dans les entreprises et dans la société – qui permettent de se dépasser dans l’action de classe.

Nous luttons, car nous voulons vivre de notre travail, sans aucune oppression et dans un monde en paix !

Cette année 2026 sera une occasion de partager, collectivement, des bilans de nos 30 dernières années pour tracer les 30 prochaines. Nous sommes un syndicat qui souhaite devenir un passage obligé pour les salarié·es et continuer d’être un espace d’émancipation individuelle et collective.

En 2026, allons chercher le plus de victoires pour offrir des perspectives et redonner du pouvoir d’agir à notre classe sociale. C’est la meilleure stratégie pour affronter la xénophobie, le racisme et l’extrême droite ! 30 ans, c’est l’âge pour prendre encore davantage ses responsabilités dans l’émergence d’un changement profond, de ruptures sociales et écologiques !

Il va falloir continuer à compter sur nous !