Pas de soirée électorale le dimanche 15 mars, pour le premier tour des élections municipales, sur l’antenne de France 3 Paris Île-de-France. Une absence rarissime, conséquence d’un mouvement social majeur : 100% des journalistes, hors encadrement, étaient en grève ce jour-là.
Lancée par l’intersyndicale SNJ-CFDT-CGT, cette mobilisation s’est construite sur un mot d’ordre : les salarié·es refusent la dégradation continue de leurs conditions de travail !
Après avoir subi d’importantes suppressions de postes, une réduction de l’espace de travail, puis des réformes techniques bâclées, les équipes se sont vues imposer un plateau télé dix fois plus petit que celui utilisé habituellement.
Face à une direction obsédée par les économies, et enfermée dans le déni, les syndicats et les salarié·es ont alors « pris leurs responsabilités pour défendre l’antenne de France 3 Paris Île-de-France ».