La déclaration suivante, de SUD Industrie 01 Renault Trucks, en pleine grève et blocage de la production, illustre à merveille la situation que connaissent aujourd’hui nombre de salariés : « Voilà pourquoi nous sommes en grève. Des profits qui ne cessent de croître et des mesures salariales défavorables. La grève, c’est le dernier recours quand le dialogue est rompu, quand on nous méprise, quand on nous vole notre dignité. Nous ne demandons pas l’aumône. Nous exigeons que nos salaires soient revalorisés. Cette année encore, notamment lors du séminaire, la direction va demander aux salariés de faire toujours plus avec toujours moins de rémunération. Alors restons mobilisés, restons soudés. La grève, c’est notre arme. Sans ses salariés, il n’y a pas de profit, pas de croissance, pas d’avenir. »
Des entreprises qui, lorsqu’elles réalisent des profits massifs pendant des années, refusent d’augmenter les salaires, obligeant les salariés à se mobiliser pour arracher quelques euros.
Ce sont souvent ces mêmes directions qui, lorsque surviennent des « difficultés », agissent comme si les millions de bénéfices accumulés les années précédentes n’avaient jamais existé. En ce début d’année, les NO/NAO (négociations annuelles obligatoires) se multiplient et se concentrent très souvent sur la question salariale. Arracher des augmentations générales uniformes constitue une condition essentielle pour ouvrir un débat plus large : celui du partage de la valeur ajoutée et, plus globalement, de la redistribution des richesses produites dans l’entreprise. Tout est à nous, rien n’est à eux, mobilisons-nous !