Depuis le 19 novembre 2025, les éducateurs et éducatrices de rue de l’ADPS de Loire-Atlantique mènent une grève déterminée contre la dégradation de leurs conditions de travail.
L’ADPS 44 est un Groupement d’Intérêt Public créé en 2012 qui assure une mission de service public de prévention sociale sur les territoires de Nantes, Saint-Nazaire, Rezé, Orvault et Saint-Herblain. Ce statut hybride s’avère être un formidable outil de régression sociale. En 2012, la création du GIP avait déjà fait perdre aux éducateurs la convention collective 66. Résultat : ils gagnent aujourd’hui 500 euros de moins par mois que leurs homologues du département.
Le déclencheur de la grève ? L’imposition des 1607 heures annuelles, soit une perte sèche de 22 jours de congés sans compensation. Après deux mois de grève, les employeurs proposent 6,5 jours supplémentaires. Une insulte.
Dès le début du mouvement, SUD Santé Sociaux 44 a fait le choix de l’autogestion : accompagner sans diriger, outiller sans décider à la place des grévistes. Des commissions presse, actions, communication se sont formées, permettant à chacun·e de devenir force de proposition. Cette organisation collective fait la force du mouvement et sa capacité à tenir dans la durée.
Plus de deux mois et demi sans éducateurs de rue sur les territoires : l’obstination patronale révèle le paradoxe d’une politique qui économise sur la prévention aujourd’hui pour payer les conséquences sociales demain.
Le 26 février, rassemblement à 12 h 30 au 21 bd Gaston Doumergue à Nantes. Le 100e jour de grève sera célébré au bar Le BBO.