Mort-es, mutilé-es, interpellations abusives, contrôles au faciès, violences gratuites, propos racistes, propos homophobes, etc… l’Union syndicale Solidaires a toujours dénoncé et condamné ces agissements opérés par une bonne partie de la police nationale dans les quartiers populaires, les manifestations, les rassemblements.

L’assassinat de George Floyd aux USA, a mis en lumière les similitudes avec la mort d’Adama Traoré, de Cédric Chouviat, de Lamine Dieng... tous morts dans des conditions similaires par étouffement. Le gouvernement ne peut plus cacher que sa police tue.
La découverte récente de plusieurs pages Facebook réunissant chacune plusieurs milliers de policier-es a rendu impossible à nier même pour Castaner que oui, au sein de la police nationale, il y a des fonctionnaires racistes et homophobes ce qui est insupportable pour une part de plus en plus importante de la population.

Face à cette dure réalité, le gouvernement n’a pas eu d’autre choix que d’annoncer de possibles mesures par le biais du Ministre de l’intérieur.

Ces annonces ont mis en colère les syndicats de police qui ont manifesté ce matin sur les Champs-Elysées (peu d’éditorialistes se sont d’ailleurs offusqués de l’absence de déclaration et du non-respect des règles sanitaires !) pour se rendre devant le Ministère de l’intérieur, des rassemblements ont eu lieu devant des commissariats avec des “lâchés de menottes”, la police aux frontières s’est également mobilisée, soutenue activement par le Rassemblement National, parti d’extrême droite.

Ces mobilisations et le soutien du Rassemblement National nous interrogent. La vérité sur certains décès doit éclater au grand jour, les propos discriminatoires ne doivent plus être tolérés au sein de la police nationale (comme ailleurs) qui est censée protéger toute la population. Ils doivent au contraire être dénoncés.

L’Union syndicale Solidaires continuera à être aux côtés des victimes de violences policières en appelant à se rendre à toutes les initiatives sur tout le territoire national comme le samedi 13 juin.

L’Union syndicale Solidaires continuera à lutter contre toutes les discriminations quelles qu’elles soient (et d’où qu’elles viennent !)

Ni oubli, ni pardon !