Le juge de l'expropriation a prononcé lundi 25 janvier l'expulsion des quatre exploitations agricoles situées dans la zone de construction du futur aéroport à Notre Dame des Landes, et cela, sans délai. Le juge a également prononcé l'expulsion des onze familles installées dans la ZAD en accordant à huit des onze familles un sursis de deux mois, courant jusqu'au 26 mars.

La décision juridique fait donc peser sur les habitant-­es historiques, le risque d’une expulsion immédiate.

Malgré une opposition légitime qui ne faiblit pas, le gouvernement s’entête pour un projet injustifiable du point de vue social, écologique et économique.

Il trahit ses engagements d’attendre l’épuisement des recours juridiques pour commencer les travaux.

Pour l’Union syndicale Solidaires, ce projet climaticide va à l’encontre de l’accord de Paris conclue à la COP 21

qui enjoint les États à limiter la hausse des températures en dessous de 2°C. Hollande qui s’est félicité de cet accord, perdrait toute crédibilité s’il ne renonçait pas à ce projet d’aéroport. Il confirmerait son attachement au mythe de la croissance infinie incompatible avec à la fois, la lutte contre le réchauffement climatique et contre le chômage.

Début janvier, l’annonce de cette nouvelle tentative de passage en force a réactivé les comités de soutien implantés sur l’ensemble du territoire (plus de 200). A l’appel de la coordination des opposants au projet, les actions de soutien se multiplient depuis le début de l’année.

Il s’agit de montrer la détermination de dizaines de milliers de personnes, militant-­es, citoyen-­nes de tous âges. Il s’agit de soutenir la ZAD de Notre Dame des Landes pour enterrer définitivement un projet issu d’une période révolue et surtout pour défendre une autre façon de vivre, basée sur la justice sociale, l’égalité, la solidarité et la préservation de la planète.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer à la journée d’action nationale prévue le 27 février pour exiger l’abandon définitif du projet.