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En se précipitant au chevet de l'hôpital de Cherbourg alors que les services d'urgence craquent un peu partout sur le territoire, Emmanuel Macron a suscité beaucoup de colère et de ressentiments contre sa personne. L'annonce d'une sorte de commission d'enquête "flash", alors que les professionnels de la santé alertent les autorités depuis des années à propos du manque de moyens dont souffrent la plupart des hôpitaux publics est perçu comme un affront et surtout comme un coup de communication de la part d'un Président avant tout inquiet de ne pas pouvoir obtenir une majorité suffisante à l'assemblée nationale afin de pouvoir faire passer le dernier paquet des contre-réformes libérales, dont celle des retraites.

Menacé dans les sondages (pourtant issus d'instituts libéraux favorables au Président et à sa majorité) par la Nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale (NUPES) Emmanuel Macron craint que cette crise majeure de notre système de santé ne ternisse un peu plus son image et lui coûte au final la victoire aux législatives dont il a tant besoin pour continuer à détruire les services publics et privatiser tout ce qui peut l'être. 

Or, tout le monde sait qu'il a amplement participé, d'abord comme Ministre de l’Économie et des Finances, puis comme Président, aux décisions qui ont conduit au fiasco actuel, et c'est cela qu'il doit à tout prix faire oublier, y compris en tentant de faire croire qu'il ne découvre seulement aujourd'hui la situation dramatique dans laquelle se trouvent l'immense majorité des établissements hospitaliers publics et singulièrement les services d'urgence assurant l'accueil vital des personnes en situation de détresse.

Pour l'Union syndicale Solidaires, il est absolument décisif de dresser le bilan du Président sortant et de sa majorité de manière objective et sans concession. Pour autant, il ne saurait être question de prendre partie en faveur de telle ou telle force politique, fut-ce t-elle plus proche des revendications que nous portons. Il en va de notre stricte indépendance inscrite dans nos statuts, conforme à nos valeurs (Charte d'Amiens) et à nos stratégies de lutte contenues par l'idée simple que nous n'obtiendrons que ce que gagnerons par nos luttes unitaires, quelque soit la configuration à l'issue d'élections de quelque nature qu'elles soient.

C'est la raison pour laquelle, et avec toutes les autres forces sociales progressistes disponibles, nous appellerons à des mobilisations, comme nous le faisons déjà autant que nécessaire pour faire aboutir les luttes et les revendications sur la question de l'age de départ à la retraite, d'augmentation des salaires, des pensions retraites et des minimas sociaux, mais aussi les conditions de travail qui n'ont cessées de se dégrader durant des décennies. La liste n'étant évidemment pas exhaustive.

Le communiqué de l'UNIRS (Union Nationale Interprofessionnelle des retraité-e-s Solidaires) a vocation à rappeler le bilan de Macron et de sa majorité, mais aussi explorer des pistes pour redonner au système de santé les moyens de fonctionnement et au personnel soignant les garanties indispensables pour assurer de meilleures conditions de travail et de rémunération. Un communiqué passé sous les radars de la presse mainstream, ce qui ne va pas nous étonner. À lire absolument.

Le communiqué de l'UNIRS :

Cqué 2022 06 03

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