Solidaires Loiret : tract de la Commission Femmes et Discriminations de Solidaires Loiret pour le mois de mai.

Au mois de mai, la lutte continue !

1er mai : Ce n’est pas la fête du travail mais la journée internationale des travailleurs et aussi des travailleuses

C’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent d’imposer par la grève qu’à partir du 1er mai 1886 la durée d'une journée de travail serait de huit heures.
La répression sera sanglante, à Chicago, quarante mille ouvriers ouvrières sont en grève (certain.es sont encore des enfants).
En 1889, lors d’un congrès ouvrier, il est décidé d’organiser une grande mani- festation internationale le 1er Mai, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, les travailleur.s.es mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire léga- lement à huit heures la journée de travail. Il faudra attendre 1947 pour qu’une loi décrète ce jour férié et chômé en France.
De tout temps, les femmes ont travaillé. La 1ère grande grève que l’on retient dans le monde des ouvrières d’usine est celle des Ovalistes en 1869 à Lyon.
En 1871, pendant la Commune de Paris, elles seront de tous les combats, dé- fendant les barricades.
Le 1er mai est l’occasion de se rappeler de leur histoire.

17 mai : journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie

C’est le 17 mai 1990 que l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

D’après le baromètre de « l’autre cercle » les discriminations existent toujours :

  • un tiers des salarié.es LGBT+ a été victime d’au moins une agression LGBTphobe au travail
  • 43% des personnes LGBT+ victimes d’actes de violence physique ou sexuelle n’en ont pas parlé.
  • 26% des LGBT+ dénoncent une inégalité dans le déroulement de leur carrière chez les ouvrier.ières -
  • 17% chez les cadres et professions intellectuelles.
Être LGBT+ n’est pas un choix, on l’est. Solidaires défendra les travailleur.ses victimes de LGBTphobies.

En vrac

Intersyndicales femmes à Paris

Depuis plusieurs années, ce sont 2 jours de rencontre en mars entre syndiqué.es CGT, FSU et Solidaires avec un thème par demi- journée. « le genre du capital », « Femmes, paix, désarmement et résistances », « Femmes et santé au travail et dans le syndicalisme », « Femmes et télétravail » pour cette année. De quoi nous armer un peu sur ses sujets.
Nous y retournerons l’an prochain.

Pas de pipi à la Distri

A La Poste, les facteurs et les factrices travaillent en moyenne 6 H dehors. 1 WC seulement sur chaque tournée comme si on faisait pipi qu’une seule fois par jour !!!! ( sans parler des règles, grossesse, endométriose…).

En CHSCT et à Sud nous revendiquons des WC propres, accessibles facilement pour tous.tes, le congé menstruel et que l’endométriose soit reconnue comme une « vraie maladie » au travail et prise en compte pour l’organisation du service.

Travail de nuit : ça nuit à la santé

Un cancer du sein reconnu en maladie professionnelle!

C’est une victoire juridique utile aux nombreuses travailleuses aux conditions de travail dégradées. Une infirmière de Moselle, au bout d’une longue procédure, a réussi à faire reconnaître le lien entre ses 28 ans de travail de nuit et sa maladie. Cela peut faire jurisprudence et aider à la reconnaissance d’autres cas.

Le travail ne devrait pas nuire à notre santé

Au CHAM dans le Montargois

L'Unité Médico Judiciaire de l'hôpital d'Amilly (658 Rue des Bourgoins), qui vient en aide aux femmes victimes de violences, vient de souffler sa première bougie. Le bilan de 677 prises en charge en 1 an prouve qu'il y a encore un gros travail à faire pour éradiquer les violences faites aux femmes.

Continuons la lutte !

Surprise à la CGT

Sophie Binet vient d’être élue nouvelle secrétaire générale de la CGT alors qu’elle ne se présentait pas. Cette année encore, elle a pris la parole à l’intersyndicale femmes à Paris sur le thème du télétravail.

Nous la connaissons féministe.

Dans les manifestations contre la réforme des retraites, son discours est claire. Retrait de cette réforme.

Nous espérons que ce renouvellement assurera l’unité intersyndicale et la prise en compte des inégalités F-H par nos syndicats pour longtemps.

A l’école, l’éducation à la sexualité est indispensable !

Il y a quelques semaines, M. Chudeau, (député RN du Loir-et-Cher et Inspecteur de l'Éducation Nationale) a conclu l'une de ses interventions à l'Assemblée Nationale en affirmant la priorité des enseignements fondamentaux sur l'éducation à la sexualité.

M. Chudeau devrait se renseigner sur les besoins à l'éducation à la sexualité à l'école à moins que peu lui importe l'égalité Filles-Garçons. Sexisme, homophobie, violences de genre sont présents dans tous les espaces scolaires.

Par exemple, dans certaines classes de lycée préparant à des métiers très masculinisés (filières du bâtiment, de l'automobile, etc...), les mots débordent facilement dans le vulgaire (le « con », « la chatte », « la schneck », etc...)

Les quelques filles scolarisées dans ces classes, pour pouvoir y trouver une place, peuvent être contraintes d'être encore plus vulgaires que leurs camarades masculins !

Mais c'est la même chose partout.

  • Le cybersexisme touche 3 filles et 2 garçons par classe !
  • En 2019, les mineurs représentent plus de la moitié (55 %) des victimes de violences sexuelles.

M. Ndiaye ( ministre de l'Éducation), M. Chudeau, 3 séances d'éducation à la sexualité par an – quand elles ont lieu –, ce n'est pas assez pour former de jeunes gens à cet aspect à la fois complexe et fragile de l'humanité !

Garçons, filles, non binaires ou non genré·es, les élèves ont droit à l'éducation à la sexualité !
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