Interdiction marche des fiertés
La saison des marches des fiertés a commencé avec l’interdiction le samedi 25 avril d’une marche à Faches-Thumesnil (Nord), commune nouvellement acquise par un maire d'obédience “divers droite”. Nous pensions que cela n’était possible que dans des pays autoritaires où les droits des personnes LGBTQIA sont en danger comme en Russie, en Turquie ou encore en Hongrie. Bien que la mairie ait expliqué cette interdiction ainsi que le retrait du drapeau LGBTQIA du fronton de la mairie pour des raisons techniques, les associations ont malgré tout défilé le 25 avril dernier pour revendiquer leurs droits.
Cet évènement nous rappelle la nécessité de notre union syndicale de rester vigilante sur les attaques au droit de manifester notamment pour revendiquer le droit des minorités en France et dans le Monde.
N’hésitez pas à envoyer vos photos et témoignages des marches de fierté à communication@solidaires.org
Loi Rodwell : danger réel !
Alors que les assos trans et alliées réclament depuis plus de dix ans la simplification totale du Changement d'État Civil tant pour le prénom (en mairie aujourd'hui) que pour le sexe (encore au tribunal), et sa gratuité (régulièrement menacée), via la campagne #JugePasMonGenre par exemple, l'annonce d'une proposition de loi parmi les plus régressives pour les personnes étrangères et/ou trans, la loi Rodwell, fait craindre un durcissement au contraire des dispositifs actuels, pourtant loin d'être déjà accessibles à toustes.
Le 5 mai 2026, les député·es ont adopté en première lecture la loi Rodwell. Ce vote transforme la menace en une réalité parlementaire imminente, avant son examen par le Sénat prévu à la mi-mai.
Cela conditionnerait toute demande de changement de prénom à la production de son casier judiciaire et son impossibilité pour toute personne étrangère qui n'aurait pas préalablement faire son CEC dans son pays d'origine : il s'agit d'obstructions administratives aux conséquences lourdes dans la recherche d’emploi et de logements par exemple, pour lesquels l’accès est déjà particulièrement difficile pour beaucoup de personnes trans et/ou étrangères, souvent précaires.
Nous n'oublions pas non plus que depuis plus d'un an tout changement de prénom fait l'objet d'un fichage policier systématique. Malgré la mobilisation, le Conseil d'État a rejeté fin 2025 les recours formés par les associations (Toutes des femmes, Acceptess-T, Outrans, SOS Homophobie, Aides, Inter-LGBT et la Fédération LGBTI+), validant ainsi cette surveillance arbitraire.
Cette loi Rodwell prévoit également l'allongement des délais de rétention pour certain·es étranger·es (pouvant aller jusqu'à 210 jours ! ) ou l'extension des moyens d'hospitalisation forcée en soins psychiatriques. Autrement dit, rien d'émancipateur !
A Solidaires aussi, nous opposons à tout fichage, toute politique raciste et transphobe ! Changement d'état civil libre, gratuit et pour toustes ! Liberté de circulation et d’installation !