Contre les attaques antisociales, des journées nationales d’action, sectorielles et interprofessionnelles, sont organisées, dans l’unité CTA-T - CTA-A, parfois aussi avec la CGT.
Comme l’indique la Coordination des centrales syndicales du Cône Sud, la contre-réforme du travail, « promue par le gouvernement Milei et approuvée par le Congrès national argentin […] reprend le même modèle et les mêmes objectifs que ceux de la dictature civile et militaire de 1976 dans ce pays. À quelques jours du 50ème anniversaire de ce coup d'État funeste, on assiste à un recul dramatique des droits pour tout le peuple argentin et les générations futures. »
L’Union syndicale Solidaires est représentée aux initiatives organisées à Buenos Aires par les confédérations syndicales argentines, à l’occasion de ce 50ème anniversaire. De la même manière que lorsque nous avions participé, en 2023, aux initiatives autour du cinquantenaire des coups d’état en Uruguay et au Chili, il s’agit de rappeler ce que sont la dictature, le fascisme, mais aussi de resituer leurs raisons d’être. Dans les années 1970 en Amérique du Sud, c’était la mise en œuvre de ce qu’on appela ensuite le néolibéralisme, qui devait ensuite conquérir la planète.
Rappelons-le : bien que, la répression du mouvement social ait été féroce dans le continent européen notamment en Grande Bretagne sous les années Thatcher le respect du fonctionnement de règles fondamentales de la démocratie représentative a été la règle lors de la mise en place du néolibéralisme dans le « Nord Global ». Mais c’est parce que le terrorisme d’état génocidaire instauré à travers les dictatures civico-militaro-religieuses dans plusieurs pays d’Amérique latine avaient ouvert la voie.
Le régime qui s’est installé en Argentine avec le coup d’Etat de 1976 a été l’un des pires en termes de répression. Il a mis en œuvre les connaissances acquises à l’École des Amériques de Panama, et via « l’école française », avec l’objectif d’éliminer physiquement toustes les dissident‧es. La répression de la dictature argentine contre les syndicalistes, les étudiant∙es , les militant‧es d’une manière générale, les réfugié∙es d’Uruguay et du Chili, est allée si loin qu’on a parlé d’une « méthode argentine » : enlèvements, tortures dans des centres clandestins de détention, disparition forcée de 30 000 personnes, enlèvements d’enfants… Le capitalisme ne recule devant rien pour satisfaire les besoins des exploiteurs !