Brèves de combat !

Ukraine : pendant la résistance à l’occupation et à la guerre russes, l’action syndicale continue !

A Myrnohrad, le syndicat Soyez comme nous sommes* a obtenu l’annulation de 40 licenciements d’ambulanciers. A Kryvyi Rih, la KVPU cheminots a gagné plusieurs procès contre la compagnie ferroviaire ukrainienne qui refusait de payer les sommes dues aux salariés. A Lviv, la KVPU Leoni Wiring Systems UA GmbH obtient une augmentation salariale de 10% en 2026. Et les camarades du syndicat étudiant Priama Diia* publient une brochure « Qu’est-ce qu’un syndicat ? ».

Message du camarade cheminot de Kryvyi Rih à propos de la solidarité financière de SUD-Rail : « leurs fonds ont été utilisés à bon escient, ils ont eu un impact réel et, ils ont même été multipliés sous la forme de fonds récupérés pour les employés à la suite de décisions de justice, plutôt que d’être dépensés dans des séminaires inutiles où l’on se contente de constater les problèmes sans les résoudre. »

Venezuela : le socialisme à 3 euros par mois ?

Nos camarades de la Coordination nationale de conflit des travailleur‧ses en lutte* ont dénoncé l’intervention impérialiste étatsunienne en janvier, mais ils disent aussi ne pas regretter le dictateur Maduro, se félicitent de la libération de prisonnier‧es politiques (mais il en reste), et relancent l’action revendicative pour l’augmentation des salaires et des pensions. Même avec quelques bons alimentaires en complément, on ne peut pas vivre avec des salaires ou pensions de 3 euros mensuels. La lutte continue et nous la soutenons !

Iran : ni shah, ni mollahs, ni impérialisme israélo-US, … le mouvement ouvrier !

Malgré la répression effroyable du régime en place, malgré l’interdiction des syndicats, le mouvement ouvrier iranien vit, s’organise, combat. Nos camarades de Solidarité socialiste avec les travailleur‧ses en Iran* publient de nombreuses information dans leur bulletin Echo d’Iran1.

Au Togo, l’unité syndicale contre le patronat des zones franches

Dans toutes les régions du monde, les « zones franches » sont une invention des capitalistes pour exploiter encore plus les travailleurs et les travailleuses, entretenir la précarité et la misère. Face à ce patronat de combat, cinq syndicats togolais œuvrant en zone franche, dont nos camarades du Syndicat national des travailleurs du secteur industriel du Togo (SYNATSITO*), se sont rassemblés dans un collectif, pour lutter ensemble. Une campagne de sensibilisation, syndicalisation, mobilisation est menée, société par société.

A Hong Kong, en Chine, l’exigence de libertés démocratiques demeure !

Lee Cheuk-yan, était le secrétaire général de la confédération syndicale aujourd’hui dissoute Hong Kong Confederation of Trade Unions (HKCTU). Il est emprisonné depuis 2021, poursuivi au titre de la loi de la République populaire de Chine sur la sécurité nationale de Hong Kong, prétendument pour avoir « incité à la subversion du pouvoir de l’État ». Récemment encore, nous avons exprimé notre solidarité avec Lee Cheuk-yan et toutes les personnes qui continuent de défendre la démocratie et la liberté syndicale à Hong Kong.

Luiz Carlos Prates, dit Mancha, a repris le travail chez General Motors, à São José dos Campos (Brésil)

Accompagné de militant‧es du syndicat, Mancha a reçu un nouveau badge de l'entreprise et a pu accéder à l'usine, où il occupe un poste d'électricien. La réintégration du secrétaire général de la CSP-Conlutas* est l’aboutissement de trois ans de bataille syndicale, menée y compris sur le plan international, via le Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

Alerte de All Pakistan Federation of United Trade Unions (APFUTU*)

Le gouvernement pakistanais fait pression pour l'adoption d'un nouveau code national du travail. S'il est adopté, il supprimera des protections essentielles et aggravera la vulnérabilité des travailleurs et travailleuses de l’industrie, des ouvriers du bâtiment et du secteur informel. Il pourrait ouvrir la voie à davantage de travail des enfants et de travail forcé, à un moment où les travailleur⸳ses sont déjà confronté⸳es à des salaires bas, à des conditions dangereuses et à une insécurité constante.

Bangladesh : luttes et appel à la solidarité

Au Bangladesh, le National Garment Workers Federation* est au cœur des grandes manifestations d’ouvrières du textile. Ils et elles nous sollicitent, à la suite de la terrible situation qui s'est développée dans le bidonville de Korail (à Dhaka) après l’incendie qui s'est déclaré le 25 novembre 2025. Près de 6 000 personnes vivaient dans ce bidonville, dont plus de 1 500 étaient des travailleurs et travailleuses de l'industrie textile. Le NGWF a lancé une opération de secours afin de venir en aide à ces membres victimes et aux travailleurs et travailleuses de l'industrie textile. Le NGWF a besoin de soutien financier ; pour les contacter : ngwf@dhaka.net

* Organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (www.laboursolidarity.org)

1 www.iran-echo.com/echo_d_iran.html ou www.laboursolidarity.org/fr/busca/n/3794/les-bulletins-echo-d039iran